• Estaires

    Estaires est située en Flandre, dans la vallée de la Lys, à une altitude de 16,4 m exactement. Elle se trouve à 30 kilomètres à l'ouest de Lille, à 25 kilomètres d'Hazebrouck et d'Armentières.

    Au Moyen Âge, la cité estairoise se développe notamment autour de la production textile.

    En 1526, la Flandre tombe aux mains des Espagnols. Charles Quint se déplace à Estaires où l'accueillent 2000 hommes.

    En 1566, la Révolte des Gueux éclata, n'épargnant pas Estaires. Les icônes catholiques furent saccagés par les calvinistes. A Estaires, le jour de la Fête-Dieu, les Gueux promenèrent en procession un âne sous le dais, à la place du curé, en guise de dérision. Cet épisode restera marqué dans la mémoire de la cité et c'est à partir de là que les Estairois se surnommèrent les Baudets.

    La ville devient française en 1769, après l'échange de plusieurs enclaves avec les Pays-Bas. Elle est alors une florissante cité productrice de textile, tout comme Armentières.

    En 1866, le choléra s'abat sur la ville en partant de la rue neuve, quartier défavorisé de la ville, faisant plus de 100 morts.

    L'élan industrielle de la ville sera brisé par la Première Guerre mondiale. Prise par les allemands au cours de la bataille des Flandres (1918), la ville fut reconquise par les alliés au cours de l'offensive de la seconde moitié de 1918. La quasi-totalité de la ville d'Estaires a été détruite par l'armée allemande lors de la Bataille de la Lys (9 avril 1918).

     Lors de la seconde guerre mondiale, beaucoup d'Estairois furent évacués. La ville fut libérée le 5 septembre 1944.

     

     

    Affaire du trésor royal

    Mars 1815 : Napoléon a débarqué à Golfe Juan, le roi Louis XVIII et la famille royale sont en fuite vers Gand.

    Le 22 mars sa maison militaire qui le suit à 2 jours d'étape est à Béthune. Elle a à sa tête le Comte d'Artois ( futur Charles X ) et le fils de celui-ci le Duc de Berry. Elle est composée de 300 gardes du corps et mousquetaires ainsi que d'un important matériel et de très nombreux équipages de berlines et de calèches.

    Le 24 au soir, elle arrive à La Gorgue. Le Comte d'Artois passe la nuit à Estaires chez M. Vermersch-Hennion, adjoint au maire et le Duc de Berry à La Gorgue dans la famille Fruchart.

    Le 25 au matin, par un temps exécrable, le convoi franchit le pont de la Lys et s'engage dans la rue Jacqueminemars, pratiquement à travers champs car à l'époque, ce n'est qu'un chemin de terre impraticable par forte pluie.
    Ce qui devait arriver arriva : les voitures s'embourbent. De plus de faux bruits circulent qu'une attaque est imminente. C'est alors la panique et l'abandon de matériels, calèches, chevaux ...

    Mais ce n'est pas perdu pour tout le monde et bien des choses sont récupérées par des habitants d'Estaires-La Gorgue..

    L'affaire fit couler beaucoup d'encre. Les autorités procédèrent à des enquêtes et des perquisitions eurent lieu dans les deux villes. Du matériel sera découvert et confisqué, des chevaux de la Maison du Roi, vendus à des prix dérisoires, récupérés mais la majeure partie ne fut jamais retrouvée par la police impériale.

    La "légende" raconte que quelques fortunes auraient débuté en 1815.

     

     

     

     

    Sources

    http://www.estaires.com/histoire/1815-tresorroyal.htm

    Wikipédia

    http://www.ville-estaires.fr/index.htm


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