• J comme Jolies noms de rue

     

     

    Certaines rues de Toulouse ont des nom qui prêtent à sourire.

    Voici l’origine du nom de certaines d’entre elles…

     

    Le chemin Mal Clabel, pas loin de l’avenue Jean Rieux

    Ce chemin était en fait mal pavée (mal clabel en occitan) mais un ouvrier a mal lu les directives et a transformé Mal en Maréchal d’où la naissance d’un officier imaginaire ….

     

    Rue de la Verge d’Or, à côté de la place Arnaud Bernard

    Le nom semble coquin et pour cette raison la rue fut renommée à plusieurs reprises mais en vain :

    En 1794 elle est appelée rue l’Expérience.

    En 1869, on lui donne le nom de rue de la Merci.

    Le 13 août 1883, on proposa de l’appeler rue Delescluse.

    Mais elle reste toulours la rue de la Verge d’or

    Comment expliquer ce nom ?

    Trois pistes possibles :

    1/La Verge d’or est un « ancien nom de terroir, connu dès le XVe siècle », explique l’historien Pierre Salies dans son Dictionnaire des rues de Toulouse.

    2/La verge d’or est le nom d’une plante aux nombreuses vertus médicales, le solidago, qui auraient poussé dans les cours d’immeubles de la rue ou dans le jardin d’Embarthe à proximité.

    3/Il semble que cette rue au XVe Siècle se nommait « Carriera Virgam auri apud Vergadaux » en raison de la présence d’une probable échoppe. « Vergadaux » ne resistant pas au temps qui passe devient progressivement Verge d’Or

     

    Le quartier des Trois cocus

    Le terme de Trois-Coucuts (en occitan, c’est-à-dire trois coucous en français) est ancien puisqu’on le retrouve dans dans un bail datant de 1740.

    La petite anecdote veut qu’à l’époque napoléonienne, le quartier était surnommé « Tres Coucuts » en raison d’une bâtisse seigneuriale, aujourd’hui disparue, qui était ornée d’une sculpture de trois coucous. Des soldats de Napoléon qui y étaient logés demandèrent aux habitants le nom du quartier. Ne comprenant pas l’occitan ils marquèrent sur leur carte « trois cocus ».

    Pierre Salies dans son Dictionnaire des rues de Toulouse paru en 1989 privilégie également cette origine car en effet dit-il  « quand on arrivait à ce quartier [il y a quelques années] on apercevait au sommet du pignon d’une vieille maison une pierre carrée encastrée dans la muraille. Sur cette pierre se trouvait dessinée la silhouette de trois oiseaux qui semblaient regarder les passants. Ces oiseaux représentaient trois coucous, en patois coucuts ».

    Malgré cette origine tout à fait morale, au début du XXe siècle, il a été question de supprimer le nombre « Trois », ce chiffre étant désobligeant pour certains habitants de cette rue. Le maire de cette époque a tranché la question de façon tout à fait diplomatique :

    « Voyons, répondit Albert Bedouce, ancien maire de Toulouse, en souriant, cela n’est pas sérieux ! D’abord, nul ne connait les cocus en question ! Ensuite, c’est pour vous une vraie chance que d’habiter un quartier comptant aussi peu de maris trompés. Ceci est tout à l’honneur de la vertu de vos épouses, et quel autre quartier de Toulouse oserait se vanter de n’en avoir que trois ? Allez, allez, conclut-il, gardez vos trois cocus et essayez bonnement de n’en pas augmenter le nombre ! »

      

    Chemin de Lanusse

    Le chemin de Lanusse est situé dans le quartier des Trois-Cocus, au nord du parc de la Maourine. Il fait référence tout bonnement à François de Lanusse, capitoul au 17ème siècle, qui possédait un château et des terres à Croix-Daurade.

     La famille de Lanusse est d'origine gasconne, du Béarn plus exactement  et le terme Lanussa qui est un mot occitan fait référence à une mauvaise lande.

     

    Chemin de la Levrette

    Cette impasse se situe près du lac de Sesquière. En Langue d’oc, le chemin de la Levrette fait uniquement référence au petit du lièvre.

    Rien de bien coquin …

     

    Rue de la Hache

    Rue de la Hache

    Considérée comme une voie privée, un habitant en fit condamner l’accès en 1632 par une porte à l’angle de la rue du Castel.

    N’ayant pas d’issue, elle fut longtemps négligée, et vers 1920 encore, nul éclairage n’y était prévu, rappelle Pierre Salies, dans son Dictionnaire des rues de Toulouse. À la Révolution, elle devient la rue de la Hache.

     

    Rue de l’homme armé

    Le "sauvage"

    La rue de l'Homme-Armé tire son nom d'une auberge du Sauvage, établie dans la rue à la fin du XVe siècle (actuels no 16 et 18, et no 23 de la rue des moulins). C'est le propriétaire de l'auberge, Peyronet Delfau, qui fit sculpter, comme enseigne, un « sauvage », c'est-à-dire un indien, armé d'une massue. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que le nom devint rue de l'Homme-Armé[].

     

    Chemin du sang du serp (quartier des Ponts Jumeaux)

    Ce chemin date du 16ème siècle et doit son nom aux serpents et à son sang. En effet, à l'époque ce chemin traversait des champs infestés de serpents (d'où Serp).

    L'évocation du sang n'est qu'une succession de déformation du mot toulousain "cami" (chemin) qui donnera "camp del Serp" qui se transformera ensuite en "Sang du Serp".

     

    Rue du coq d’inde (centre ville historique)

    Rue du Coq d'inde

    Le nom de la rue du Coq-d'Inde est apparu au milieu du XVIIe siècle. Il vient d'une auberge (au n°3) qui avait pour enseigne un « coq d'Inde », c'est-à-dire un dindon, animal venant des Amériques

     

    Rue des Gestes, (centre ville historique)

    Les Gestes étaient une riche famille de Toulouse. Leur demeure était située derrière l’actuelle place du Capitole. Des membres de cette famille furent Capitouls.

     

    La rue de la Pomme (centre ville historique)

    Elle tient son nom de l’auberge de la Pomme qui avait son enseigne au n°40

     

    Rue du Poids de l’huile (centre ville historique)

     

    Ce nom vient du Poids de l'huile qui se trouvait dans la maison commune (le Capitole) où étaient pesées les denrées alimentaires entrant en ville

    Enclos de la Maison commune au 18ème siècle : 1 = façade du Capitole, 13=poids de l'huile

     

    Rue des Trois Renards (proche du musée Saint Raymond)

    Anciennement «carriera de banquetis ou banquos sancti Saturnini » ou rue des bancs puis qu’elle comprenait des étals étroits où commerçants, maraîchers et poissonniers présentaient leurs produits. C’est au XVIIe que la rue prit le nom actuel grâce à l’installation d’une auberge qui avait pour enseigne « les trois renards ».

     

    La rue de l'Écharpe

    Rue de l'écharpe

    116 m de long et entre 4 et 7m de large, près de la place d’Assézat  tient son nom de l'hôtellerie de l'Écharpe, établie dans la rue en 1755 (actuel no 3).

     

    Rue du May (centre ville historique)

    Rue du May

    Ce nom vient de l'hôtel Dumay que possédait Antoine Dumay, docteur de la Faculté de médecine de Toulouse en 1596

     

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