• Au début du XIIème siècle, Mathilde comtesse de Boulogne, femme d'Etienne de Blois, roi d'Angleterre fonda le monastère de longviliers, abbaye de moines cisterciens à Niembourg sur la paroisse d'Halinghem. Quelques années après 1135 il fut transporté dans un établissement plus vaste au sud du village de Longvilliers sur les bords de la Dordonne.

    Arnoul de Cayeu sire de Longvilliers a fait une donation importante à l'abbaye (Confirmée par Lambert évêque de Thérouanne en 1196).

    La seigneurie de Longvilliers en Pas de Calais constituait une des 4 châtellenies du Boulonnais. Le seigneur de Longvilliers était le châtelain de Longvilliers parce que son fief avait titre de châtellenie  comme Tingry, Fiennes, et Belle. Il n'était pas châtelain dans le sens de commandant , gardien ou gouverneur de château comme pouvait l'être le châtelain d'Hardelot.

    Vers la fin du XIIème siècle, la seigneurie de Longvilliers est une pièce maîtresse du riche comté de Boulogne dont les limites sont :

    - au sud la Canche et le ruisseau du Bras de Bronne qui le sépare du comté de Montreuil et du Ponthieu

    - à l'est une ligne arbitraire le sépare de l'Artois; son tracé passe à l'est des villages de Humbert et de St Michel, aau nord ouest des bois de Créquy, à l'est de Verchocq, de senlecque remontant vers le nord est près de Coulomby obliquant à l'ouest puis se relevant vers le nord jusqu'à Hermelinghen; elle longe le comté de Guînes et atteint la petite rivière du Nieulet.

    Il faut ajouter par une suite d'alliances et d'acquisitions Pétresse et Calais situés au delà du Nieulet, la terre de Merch (Marck) pour laquelle l'hommage était dû au comte de Flandre, et la terre de Lens avec ses dépendances sans oublier les droits et possessions anglaises depuis la conquête normande.

    Longvilliers était une sentinelle avancée du Haut Boulonnais et Fiennes un avant poste près du comté de Guînes. Venaient ensuite les 12 baronnies qui avaient une moindre importance d'un point de vue stratégique.

    A partir du 13ème siècle le seigneur de Longvilliers est souvent qualifié de miles, miles dominus ou de milites ce qui dénote son appartenance à la chevalerie.

    Arnoul III de Cayeu réunira la baronnie d'Engoudsent et la seigneurie de Marquise à son territoire.

    L’abbaye de Longvilliers fut complètement détruite pendant la révolution, il n’en reste plus que de rares débris avec l’emplacement de l’église, qui, dit la tradition, était très vaste et très belle, avec une tour renfermant 7 cloches. Aujourd’hui cet emplacement est couvert de ronces et de broussailles ; une partie des débris orne les églises de Bréxent, Longvilliers & Maresville. Cet emplacement se trouve à droite de la route, entre Maresville et Tateville. Le moulin du monastère subsiste encore, ainsi que son vaste mur d’enceinte, qui s’étend en longueur depuis Maresville jusqu’à Longvilliers.

    Le château au 19ème

    Longvilliers

     

    Aujourd'hui

    Longvilliers

     

    source : La châtellenie de Longvilliers du 12è au 14ème siècle - Michel Champagne


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  • L'histoire de Licques est marquée par celle des seigneurs de Licques, puissante maison qui possédait un château dont seules subsistent les ruines du donjon. La branche directe de cette famille s'arrête au XVIII ème siècle.

    L'abbaye de Licques, fondée au XII ème siècle, fut aux mains des prémontrés jusqu'à la Révolution.

    Licques est historiquement la capitale de la volaille au nord de Paris, ce produit faisant la renommée du bourg depuis plusieurs siècles.

     

     

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  • Estaires est située en Flandre, dans la vallée de la Lys, à une altitude de 16,4 m exactement. Elle se trouve à 30 kilomètres à l'ouest de Lille, à 25 kilomètres d'Hazebrouck et d'Armentières.

    Au Moyen Âge, la cité estairoise se développe notamment autour de la production textile.

    En 1526, la Flandre tombe aux mains des Espagnols. Charles Quint se déplace à Estaires où l'accueillent 2000 hommes.

    En 1566, la Révolte des Gueux éclata, n'épargnant pas Estaires. Les icônes catholiques furent saccagés par les calvinistes. A Estaires, le jour de la Fête-Dieu, les Gueux promenèrent en procession un âne sous le dais, à la place du curé, en guise de dérision. Cet épisode restera marqué dans la mémoire de la cité et c'est à partir de là que les Estairois se surnommèrent les Baudets.

    La ville devient française en 1769, après l'échange de plusieurs enclaves avec les Pays-Bas. Elle est alors une florissante cité productrice de textile, tout comme Armentières.

    En 1866, le choléra s'abat sur la ville en partant de la rue neuve, quartier défavorisé de la ville, faisant plus de 100 morts.

    L'élan industrielle de la ville sera brisé par la Première Guerre mondiale. Prise par les allemands au cours de la bataille des Flandres (1918), la ville fut reconquise par les alliés au cours de l'offensive de la seconde moitié de 1918. La quasi-totalité de la ville d'Estaires a été détruite par l'armée allemande lors de la Bataille de la Lys (9 avril 1918).

     Lors de la seconde guerre mondiale, beaucoup d'Estairois furent évacués. La ville fut libérée le 5 septembre 1944.

     

     

    Affaire du trésor royal

    Mars 1815 : Napoléon a débarqué à Golfe Juan, le roi Louis XVIII et la famille royale sont en fuite vers Gand.

    Le 22 mars sa maison militaire qui le suit à 2 jours d'étape est à Béthune. Elle a à sa tête le Comte d'Artois ( futur Charles X ) et le fils de celui-ci le Duc de Berry. Elle est composée de 300 gardes du corps et mousquetaires ainsi que d'un important matériel et de très nombreux équipages de berlines et de calèches.

    Le 24 au soir, elle arrive à La Gorgue. Le Comte d'Artois passe la nuit à Estaires chez M. Vermersch-Hennion, adjoint au maire et le Duc de Berry à La Gorgue dans la famille Fruchart.

    Le 25 au matin, par un temps exécrable, le convoi franchit le pont de la Lys et s'engage dans la rue Jacqueminemars, pratiquement à travers champs car à l'époque, ce n'est qu'un chemin de terre impraticable par forte pluie.
    Ce qui devait arriver arriva : les voitures s'embourbent. De plus de faux bruits circulent qu'une attaque est imminente. C'est alors la panique et l'abandon de matériels, calèches, chevaux ...

    Mais ce n'est pas perdu pour tout le monde et bien des choses sont récupérées par des habitants d'Estaires-La Gorgue..

    L'affaire fit couler beaucoup d'encre. Les autorités procédèrent à des enquêtes et des perquisitions eurent lieu dans les deux villes. Du matériel sera découvert et confisqué, des chevaux de la Maison du Roi, vendus à des prix dérisoires, récupérés mais la majeure partie ne fut jamais retrouvée par la police impériale.

    La "légende" raconte que quelques fortunes auraient débuté en 1815.

     

     

     

     

    Sources

    http://www.estaires.com/histoire/1815-tresorroyal.htm

    Wikipédia

    http://www.ville-estaires.fr/index.htm


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