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    L'étoffe du diable, une histoire des rayures et des tissus rayés par Michel Pastoureau

     

     

    Le vêtement tout a long des siècles est un marqueur social assez simple à utiliser : à tel groupe social tel type de vêtement, de couleur, d’accessoire ou d’étoffe.

      

    L’uni et le rayé par exemple : au Moyen Age le rayé a une connotation négative, voire maléfique. C’est le motif (avec le tacheté ou le damier) de la transgression de l’ordre social, de la malhonnêteté, de la perfidie. C’est ainsi que seuls ceux que l’on doit éviter peuvent, voire doivent s’habiller ainsi : les prostituées, les condamnés, les bouffons, les bourreaux, les lépreux … ou tout simplement les pesonnes dites de condition inférieure : : les serfs, les valets de cuisine ou d’écurie, les serviteurs de bouche etc.

     

     

    Ainsi les clercs n’ont pas le droit de porter des étoffes rayées ou à damiers : en 1310 à Rouen  un certain Colin d’Aurrichier, savetier et « que l’on disait estre clerc » fut condamné à mort parce qu’il était marié et qu’  « il avait esté pris en habit rayé ».

    Cette méfiance du rayé s’étend même au règne animal : les chevaux dont la robe n’est pas unie dévalorisent ceux qui les chevauchent ; de même dans le Roman de Renart,  « les animaux à pelage roux, tacheté ou rayé constituent le clan des menteurs, voleurs, lubriques et cupides ».

     

    On peut supposer que visuellement, l’œil est attiré immédiatement vers ces motifs et de ce fait on peut voir plus facilement dans un espace donné les personnes à éviter.

     

     

    A partir de la fin du XVe siècle et du début du XVIe,  la rayure perd peu à peu sa connotation diabolique, mais reste un marqueur social fort puisqu’elle devient “le signe premier d’une condition servile ou d’une fonction subalterne »  qui existait déjà auparavant mais qui va se développer et s’étendre à toutes les fonctions subalternes domestiques (par exemple le caricatural gilet rayé du majordome jusqu’au 19ème siècle et même plus) et militaires.

     

      

    Dans le même temps va se se développer aussi à cette époque une “rayure aristocratique” que l’on retrouve sur les manches et les chausses des jeunes nobles italiens notamment.  Mais à chacun sa rayure, alors que la rayure aristocratique est verticale, celle des serviteurs est horizontale. Quelques rois vont donner l’exemple (François 1er ou Henri VIII).

     

     

     

    Puis vient le 18ème siècle et la mode des rayures romantiques et révolutionnaires.

     

    La rayure est en effet prisée des révolutionnaires américains et devient le symbole de la liberté et de la révolution. Nos révolutionnaires français emprunteront également ce motif, signe patriotique par excellence et l’utiliseront dans tous les emblèmes de la Révolution.

     

     

     

    Au 19ème siècle le rayé devient s’identifie à l’hygiène en envahissant les vêtements de nuit et sous vêtement et détrônant mêmen la couleur blanche.

      

    Et au 20ème, il devient le symbole des loisirs (monde de l’enfance, vogue balnéaire de la rayure, maillots rayés des sportifs).

     

     

    L'étoffe du diable, une histoire des rayures et des tissus rayés par Michel Pastoureau

     

     

    Ce qui ne va pas empêcher de conserver ce motif pour des identifications encore négatives : le costume des bagnards.

     

     


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  • Comment présenter sa généalogie d'Alain Rouault

    "Retrouver ses ancêtres dans les archives, c’est bien. Pouvoir montrer le résultat obtenu à sa famille, c’est encore mieux, c’est la cerise sur l’arbre généalogique !

    Mais comment faire et surtout comment découvrir tout les possibles ?

    Les généalogistes 2.0 trouveront dans ce guide de nombreuses pistes, connues ou plus confidentielles, pour faire imprimer leurs arbres. Les programmes et sites Internet sont décortiqués, leurs fonctionnalités de création d’arbres analysées, les professionnels de l’impression ou de la conception graphique recensés : tout est là pour aider à la décision. 

    Quant à ceux qui préfèrent réaliser leur arbre à la main, ils découvriront au fil des pages un florilège de supports et de fournisseurs possibles, selon le type de généalogie pratiqué et selon le rendu souhaité.

    Enfin, une partie de l’ouvrage détaille les présentations généalogiques plus intimes, plus originales, voire déconcertantes."

     

     

    Comment présenter sa généalogie?

     


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  • "Non ce n'était pas mieux avant" de Johan Norberg

    Chaque jour, à la télévision, dans la presse, sur Internet et dans la bouche des hormmes politiques, nous sommes abreuvés du même discours catastrophiste : le chômage, la pauvreté, les désastres environnementaux, la faim, la maladie et la guerre sont partout. Et pourtant!

    Pourtant, l'humanité a fait davantage de progrès au cours des cent dernières années que depuis l'apparition d' Homo sapiens. Pourtant, l'espérance de vie a plus que doublé au XXe siècle, alors qu'elle n'avait pas significativement évolué auparavant. Pourtant, la pauvreté a davantage reculé au cours des 50 dernières années que pendant les 5 siècles qui ont précédé.

    Contrairement aux idées reçues, l'humanité a connu, au cours des dernières décennies, un progrès et une amélioration de ses conditions de vie sans précédent . Quel que soit le critère considéré, on peut sans conteste affirmer que "c'est mieux maintenant". Et il y a même toutes les raisons de croire que ce sera encore mieux... demain.


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  • de Sandrine Heiser

    "Sur huit millions de combattants français de la Grande Guerre, quatre millions ont été blessés, dont la moitié au moins à deux reprises, et 700 000 ont été réformés pour invalidité. Autant dire que toutes les familles ou presque sont concernées. Dans le cadre des commémorations de la Grande Guerre, le service de Santé des Armées a montré comment il avait du à cette époque s'adapter aux conditions médicales "hors normes" du conflit.
    Tant publiques que privées, des archives permettent de retracer le parcours d'un ancêtre blessé et soigné, mais elles sont réparties sur l'ensemble du territoire français, voire au-delà pour les soldats alsaciens-lorrains qui ont combattu du côté allemand. Il est ainsi difficile, pour celui qui cherche un aïeul, de se retrouver sans guide dans la masse des fonds et des sites d'archives disponibles.
    Ce livre indique donc la démarche et les documents à consulter en fonction de leurs lieux de conservation. Grâce aux exemples illustrant chaque type de recherche, le généalogiste découvrira les nombreuses pistes qui s'offrent à lui. Une façon, en retrouvant toutes ces informations biographiques, de rendre hommage à cet ancêtre soldat qui a gardé dans sa chair les traces de son dévouement".

     

    Retrouver un ancêtre blessé en 1914-1918

     


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  • De Kévin Labiausse

    "Traverser le seul XXe siècle en confrontant les cartes postales anciennes de Lille et leurs reconductions modernes confirme l’incroyable et perpétuelle métamorphose de la ville, que celle-ci ait été subie à cause des circonstances de l’histoire ou délibérément souhaitée par l’administration municipale. S’il reste peu de traces des premières heures de la cité, la Grand Place ramène le promeneur au forum médiéval et dévoile son chef d’œuvre architectural, la Vieille Bourse, témoignage de la vocation marchande de la ville. Les rues sauvegardées du Vieux-Lille aux façades richement sculptées conduisent vers d’anciens rivages animés qui débordaient de marchandises comme le quai de Wault, devenu lieu de flânerie. Les grands boulevards bordés de platanes et investis par la bourgeoisie du Second Empire rappellent le Paris d’Haussmann tandis que les immeubles destinés à effacer les stigmates de la Première Guerre mondiale alternent entre la vogue de la géométrisation et une décoration locale qui résiste à la tentation de l‘avant-garde. Tel un archéologue, l’amateur devra décoder autant qu’il découvrira les strates, historiques et contemporaines, de l’urbanisme du centre de Lille dont l’hétérogénéité fait à la fois sa richesse et son intérêt".

    Lille hier / aujourd'hui


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