• Métiers

  • Le marguillier est un officier de la religion chrétienne dont la première fonction connue était d'immatriculer les pauvres de l'église, c'est-à-dire de les inscrire sur le registre d'aumône.

    Il existait donc, dans chaque paroisse, un marguillier qui avait la charge du registre des personnes qui recevaient les aumônes de l'Église.

    Le marguiller était également membre du conseil de fabrique.

     

    La fabrique : Le terme "fabrique" désigne à la fois tout ce qui appartient à une église paroissiale et le corps de ceux qui administrent les biens qu'on appelle les marguilliers.

    Ceux-ci sont au nombre de 1 à 4 selon les paroisses. Elus ou nommés ils sont choisis obligatoirement parmi les paroissiens, sont laïcs, de bonnes vie et mœurs, et en principe savent lire et écrire. Ceci dit, ils ne savent pas tous écrire et sont nommés plus pour leur bonne volonté que pour leur connaissance de la comptabilité ou de l'écriture…

    La gestion du cimetière paroissial va donc relever de l’attribution des fabriques. Gestion quelque peu défaillante si l’on en croit les divers commentateurs de l’époque : clôtures non entretenues, terrain envahi par les bestiaux qui viennent y paître, du linge que les femmes viennent étendre, des soulards avinés qui viennent cuver leur vin …

    Ils ont aussi la charge de l'entretien de l'église, l'administration des biens de la paroisse (terres, locations, écoles, rentes, impôts), la décoration de l’église, la garde du mobilier qu’ils doivent inventorier chaque année : linge, nappes d’autel, aubes, croix, aspersoir, ….

    La fabrique (et donc les marguilliers) administre les fonds, perçoit les revenus, acquitte toutes les charges du culte dont elle doit respecter strictement les usages, elle doit faire respecter les usages, vérifier la régularité de la grand messe, exécuter les fondations, distribuer le pain béni, s’occuper de la sonnerie des cloches ...


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    Il s'agit de la personne chargée de fournir à une grande maison les provisions de bouches, viande, gibier, poisson ...

     

    Source : Dictionnaire historique des arts, métiers et professions exercées dans Paris depuis le 13è siècle de Alfred Franklin


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    Le sayetteur est un tisserand en laine.

    La sayeterie est la branche la plus importante des industries de la laine : elle avait pour spécialité la fabrication des étoffes rases et sèches de pure laine.

    La sayette est donc une étoffe légère obtenue par tissage de la laine peignée et séchée avec l’addition autorisée d’un seul fil de soie à chaque fil de cette laine: le "fil de Sayette". Sa confection nécessite une trentaine d'opération.

    Au XVIIe siècle, la sayetterie subit une importante croissance à Lille. Des quartiers entiers  comme St Sauveur à Lille vont fabriquer de la sayette.

     


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    Le rewart est un officier municipal. C'est le Magistrat de Lille (sorte de conseil municipal) qui nomme le rewart.

    Celui-ci siégeait dans l’assemblée de la loy mais derrière les échevins, alors que lors du conseil ou lors des cérémonies, il passait avant le mayeur lui-même.

    Il était le représentant officiel du corps des bourgeois et progressivement ses fonctions firent de lui le véritable gardien de la ville fortifiée, le chef de la police urbaine.

    Le rewart avait en charge la police des foires aux chevaux et bestiaux, l’éclairage des rues, la lutte contre l’incendie, l’organisation du guet sur le clocher…etc.


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  • Le tulliste

    Le tulliste est l'ouvrier en charge de la fabrication de la dentelle. Il conduit, entretien et assure le bon fonctionnement du métier Leavers.

     

    Calais est une des deux villes (avec Caudry) à avoir fait de la dentelle mécanique sa spécialité.

    Le tulliste

    Calais n’a aucune tradition textile particulière mais il s’avéra que deux anglais Clark et Bonnington débarquèrent à Calais en 1816 en toute illégalité un métier de type nouveau pour faire de la dentelle industrielle, en pièces détachées et apportent également leur savoir-faire. D’autres suivirent ; des ouvriers anglais sautèrent le pas et vinrent en France (ils souffraient à l’époque de la surproduction tullière en Angleterre qui abaissait considérablement le prix de la main d’œuvre).

    Les premiers tullistes anglais s’installèrent à Valenciennes, Douai et surtout Calais mais le manque de place les contraignirent à développer leur activité dans le faubourg maraîcher de Saint-Pierre-lès-Calais.. En moins d’un demi-siècle, Saint-Pierre devient une ville cosmopolite prospère et dépassa en nombre d’habitants Calais, au point que les deux villes fusionnent officiellement en 1885.

    La problématique de surproduction arriva toutefois également outre-Manche : Villermé (médecin français - 1782/1863) en 1840 dit : « aucune classe d’ouvriers n’a vu réduire autant ses salaires depuis 15 ou 16 ans … et n’a passé plus rapidement d’une grande aisance à une grande détresse ».

    Un ouvrier tulliste travaillant sur le métier gagne en effet en 1823 entre 15 à 20 francs par jour tandis qu’en 1834 il ne gagne plus que 3 francs au maximum.

     

    Qu’est-ce que la machine Leavers ?

    En fait tout part de l’anglais John Heathcoat qui réussit dès 1808, en s’inspirant du travail des dentellières, à tisser mécaniquement du tulle.

    A la même époque, le mécanicien français Jacquard inventait le métier à tisser, qui porte d’ailleurs son nom, lequel permettait de créer les motifs à l’aide de cartes perforées. 

    Le tulliste

    En 1830, un certain Leavers eut l'idée d'allier la technique Jacquard au procédé mécanique de John Heathcoat.  Ce sera la combinaison de ces deux inventions qui donnera naissance aux métiers LEAVERS, de grosses machines de dix à quinze tonnes et dix, douze mètres de long qui fonctionnent dans un bruit assourdissant  dû aux milliers des disques métalliques portant les fils qui se croisent pour former les nœuds (ces nœuds empêchent la dentelle de se déchirer si elle est coupée et qui sont la signature d’une dentelle traditionnelle artisanale).

     

    Le tulliste

     

      

     

    Le tulliste

     

     

    Le tulliste

     

    Quelles sont les étapes de la création de la dentelle ?

    D’abord, il faut créer le dessin ou le motif (travail de l’esquisseur),

    Le tulliste

     

    puis le transposer sur une carte. Sur cette carte quadrillée, chaque fil est représenté d’une couleur différente qui reproduit le chemin que le fil doit parcourir dans le métier, comme par exemple deux cases à droites ou une case à gauche. Cette carte quadrillée est ensuite «codée» sur des cartes perforées.

     Le tulliste

    Ces cartes perforées étaient par la suite lues par des machines spéciales, les métiers Jacquard, qui pilotent les grands métiers à dentelle. Ces énormes métiers nouent et serrent des centaines de fils simultanément selon les trous des cartes perforées.

    Un métier à dentelle peut avoir besoin de 10.000 bobines de fils. Pour créer ces bobines, on se sert d’une machine comme celles-là: 

    Le tulliste

    ou

    Le tulliste

    L’extirpeur va extraire le fil restant des bobines. Cette tâche est souvent confiée à l’apprenti.

    Puis la wheeleuse remplit des séries de 100 bobines contenant chacune 100 mètres de fil.

    Le tulliste

    Le tulliste

     

    Le presseur de bobines assure la régularité de l’épaisseur des bobines en pressant à chaud des séries de 3 à 5 000 bobines

     

    Le remonteur place les bobines dans les chariots 

    Le tulliste

    Le wappeur ou ourdisseur prépare les rouleaux de chaîne, de guimpes et de brodeurs.L’ensemble peut donc compter 10 000 fils, répartis sur des rouleaux disposés sous le métier. Cette opération est exécutée en parallèle au wheelage.

     

    Le tulliste

    Le tulliste va enfin s’occuper des réglages, répare les 5 000 chariots et bobines contenus dans un métier, et veiller à la parfaite conformité des fils.

     

    Le tulliste

    Ensuite plusieurs étapes sont nécessaires avant son utilisation finale: on doit repriser les défauts, laver, colorer et sécher la dentelle et ensuite la découper.

     

     

    Le tulliste

     

    Sources

    http://lieuxdits.free.fr/denthist.html

    http://histopale.net/wp-content/uploads/file/texteMarval3.pdf

    https://www.dentelledecalaiscaudry.fr/l-exception/

    http://calais-avant-hier.eklablog.com/la-dentelle-a-calais-a118992606

    http://www.annelaurecamilleri.com/keyword/Tulliste/

    http://www.noyon-dentelle.com/savoir-faire/

     

     


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