• R comme RELIGIEUX

     

    Dans le cimetière de Frouzins, se trouve un tumulus et c’est sur celui-ci que s’éleva la première église de Frouzins, que l'évêque St Germier dédia à la Sainte Croix. A la mort de ce saint cette église lui fut consacrée.

    Elle fut à de maintes reprises détruite ou saccagée mais elle fut toujours relevée ou restaurée.

    Malheureusement, elle fut démolie en exécution d'un décret de la Convention n'autorisant qu'une seule église dans chaque village.

    En effet en raison notamment de l’insalubrité de cette première église, une autre église (notre église actuelle) fut construite en 1522, près du château fort ( que l’on situe à peu près au niveau de la pharmacie, rue du Fort).

    Nous sommes alors à l’époque de la Réforme et de la Contre Réforme et de la naissance d’une nouvelle religion : le protestantisme.

    Une visite de 1596 d’un prélat ecclésiastique nous apprend que « Les pieux fidèles de la paroisse Saint-Germier de Frouzins, un peu abattus par le contre-coup des mauvais jours de la Réforme, sans avoir cependant donné aux calvinistes aulcun adepte par la grâce de Dieu, instruits soigneusement de leur religion, reprirent bientôt courage … » ».

    La visite du 14 février 1639 effectuée par Charles de Montchal, archevêque de Toulouse (1628-1651), nous apprend que « Suivant l'élan général de l'Eglise de France dans la voie de la réparation des outrages des Huguenots adressés tant à la sainte Eucharistie qu'à la Mère de Dieu, ils s'enrôlèrent dans la confrérie du Très Saint Sacrement érigée à Frouzins en 1555, tandis qu’ils dédièrent la nouvelle église (de Frouzins) de Saint-Cyr à la Très Sainte-Vierge. »

    Toujours d’après la description de la visite de 1639, se trouvait dans l’église « un retable en bois de chaisne faict en arceau peint ; et au milieu d'iceluy dans une niche une image de Nostre-Dame en bosse tenant-son petit Jésus entre ses bras, parés d'une  robe de damas blanc avec un passement d'or faux au-dessus et au dedans une courtine de toile »

    (Au 19ème siècle, à la place de l'ancien rétable de Notre-Dame dont parlent les visites canoniques se dressera un tableau représentant saint Germier, grandeur naturelle, revêtu de l'aube, de la chape, portant les insignes de sa dignité, la mitre en tête, la crosse à la main et bénissant. Ce tableau est l'oeuvre du colonel de Caumels, beau-frère de Jean-Louis-René de Gaillard dont on a déjà parlé).

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    Eglise de Frouzins

    Cette nouvelle église est formée d'une nef unique de 17 m sur 7 dont les murs étaient en pisé. La sacristie voûtée d'ogives carrées ainsi que le clocher étaient en briques.

    Le clocher sera inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 8 novembre 1926 ; il a été décrépi et ses briques rejointoyées en 1975.

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    L'histoire religieuse de Frouzins et de son église ne serait pas complète si l'on n'évoquait pas la présence des religieuses, présente pendant un siècle (1852-1954). Au nombre de trois puis deux, installées au couvent (actuellement Le Cantou, rue G Berdeil), elles s'occupaient de former les jeunes filles à l'enseignement ménager et la couture, enseignaient le catéchisme, entretenaient l'église et la sacristie et rendaient visite aux malades.

     

    Mais revenons à notre église du cimetière.

    Lors de la visite du 14 février 1639, Charles de Montchal, archevêque de Toulouse, a visité  le cimetière qui est donc « à l'extrémité du village du costé de l'occident et  ayant trouvé l'église de Saint-Germier bastie au milieu dudit cimetière, serions entré dans icelle et aurions visité un autel que nous avons trouvé couvert d'une nappe et une pierre sacrée enchâssée au milieu d'iceluy sans autre ornement ».

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    Portion du cimetière - la tâche verte dans l'enceinte est le fameux tumulus sur lequel est érigée une croix en lieu et place de l'ancienne église

     

    Le  22 novembre 1733  Guillaume Betou, prêtre et docteur en théologie, chanoine, prévôt du chapitre de Toulouse, archidiacre, vicaire général et official de Mgr l'Illustrissime et Réverendissime père en Dieu, messire Jean-Louis de Balbes-Berton de Crillon, archevêque de Toulouse  visita l'ancienne église paroissiale dédiée à saint Germier « qui étant fort éloignée du village, elle est abandonnée; on n'y fait plus de service depuis un temps ymmémorial... En nous retirant, nous avons passé devant ladite église, nous y sommes entrés et nous l'avons trouvée placée au milieu du cimetière qui est fort grand et entouré de paroits, auxquelles il y a quelque brèche. Quant à l'église il n'y reste que les quatre murailles, le toit et la masse de l'autel, le tout fort délabré... L'église de Notre-Dame (l’actuelle église) où se fait,  le service, est assez grande et bien carrelée, le toit a besoin d'être réparé... Nous ordonnons que dans trois mois on faira les réparations... Nous ordonnons que l'on tiendra les murailles et le toit de l'ancienne église réparés et qu'elle restera toujours fermée à clef ».

    Pierre de Robert recteur de Frouzins (1734-1747), né à Toulouse, recteur de Frouzins, dans ses réponses, en 1746, à Charles-Antoine de La Roche-Aymon, archevêque de Toulouse (1740-1753), dit : « ... Il n'y a dans l'église Notre-Dame (du village) qu'une chapelle soubs l'invocation de saint Cirice et sainte Julitte... Il y a dans la paroisse une vieille église qu'on appelle de Saint-Germier, où l'on faisait autrefois les offices certains jours de l'année, mais à peine trouverait-on quelqu'un dans la paroisse qui s'en ressouvienne; elle est aujourd'hui entièrement ruinée et délabrée; il n'y reste que les quatre murailles très anciennes et ruineuses, et le toit; elle est située au milieu du cimetière et fult interdite, m'a-t-on dit, déjà du temps de Mgr de Carbon, vers l'année 1675. »

     

     


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