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    Frouzins compte 20 Frouzinois morts lors de la première guerre mondiale

    Je vous invite à aller sur cette page pour en savoir plus sur chacun d’eux 

    Je suis en train de faire des recherches sur chacun d’eux et j’espère terminer en fin d’année pour pouvoir éditer un petit livret pour les petits Frouzinois des écoles de mon village …

     

     


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    J’ai réuni plusieurs sources pour rédiger mes articles

     

    Voici les principales :

     

    Revue de Comminges, Société des études du Comminges, Julien Sacaze, 1903

    http://www.frouzins.info/

    Une communauté rurale à la veille de la Révolution : Frouzins, d’après le cadastre de 1784, Jean Coppolani

    Les Huguenots en Comminges, documents inédits 1900

    Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle / par C. d'E.-A. [Chaix d'Est-Ange]

    Société des études du Comminges, Revue de Comminges,  1983/01-1983/03.

    Mémoires de l'Académie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse (1901)

    Revue des Pyrénées et de la France méridionale : organe de l'Association pyrénéenne et de l'Union des sociétés savantes du Midi. 1889-1914.

    Société de géographie (Toulouse). Bulletin de la Société de géographie de Toulouse. 1989-1990.

    Généalogie et histoire de la Caraïbe, Entre Guadeloupe et Toulouse, Bernadette et Philippe Rossignol

    Mousnier Mireille, Viader Roland, Ferrand Guilhem. Le rempart de la coutume. In: Archéologie du Midi médiéval. Tome 25, 2007. pp. 123-133

    Société des études du Comminges, Revue de Comminges. 1902.

     


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  • La matrice cadastrale de 1784 de Frouzins distingue six modes d'utilisation du sol : Terres (labourables), Vignes, Prés, Bois, Jardins et Patus (ou cours), ces deux derniers souvent cadastrés avec la maison qu'ils accompagnent. 

    V comme VIGNES, terres labourables, …

    Clergé, noblesse et bourgeoisie détiennent plus des quatre cinquièmes des terres labourables, ainsi que la totalité des prés et des bois. Mais les paysans ont un peu plus de la moitié des vignes. 

    V comme VIGNES, terres labourables, …

     arpents, pugnérées, boisseaux : voir ici

    Frouzins dispose d’un canal d’irrigation mais a peu de prairies. En 1895, sont cultivés le froment, la vigne, le sainfoin, des légumes, des pommes de terre et de l’avoine.

     

    En 1884 la récolte moyenne est de 2 695 hectolitres de froment, 12 360 hectolitres de vin, 300 hectolitres de légumes, 300 hectolitres de pommes de terre, 500 hectolitres d’avoine, 3500 quintaux métriques de sainfoin.

      

    Les Frouzinois sont ainsi essentiellement  producteurs de céréales.

    Les grands et moyens propriétaires confient en général le travail à un ou plusieurs métayers ou maîtres-valets. Pour les périodes de travail intense, ils font appel au renfort de travailleurs temporaires, des brassiers, estivandiers ou solatiers.

    Cette main-d'oeuvre permanente ou temporaire est fournie par les petits paysans, à qui leur lopin de terre n'assure pas la subsistance. Ils sont payés en nature et principalement en grains qui leur permet de confectionner leur pain et la nourriture de quelques animaux de basse-cour, volaille et cochon.

     

    La vigne en 1895 occupe les 5/7ème de la surface; le vin produit est peu alcoolique.

    Mais le phylloxera est apparu en 1883 et s’étend déjà 10 plus tard à 4 ha de vignes.

    La disparition des vignes sera difficile à vivre car la vigne, pour les habitants sans grandes ressources, représente une source de revenu monétaire qui permet de payer ce que le paysan ne produit pas : habillement, mobilier parfois, et aussi l'impôt.

     

    En 1895 on utilise aux travaux des champs : le bœuf, le cheval, le mulet et la jument.

    On compte 190 animaux domestiques cette année là dont 60 bœufs, un cheval entier, 42 chevaux hongres, 37 juments, 22 mulets et 8 mules.

     

     

     


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  • En 1895 Frouzins n’a ni télégraphe ni bureau de poste. Un facteur rural venant de Muret dessert le village en apportant chaque jour entre 9h et 10h du matin le courrier.

    S’agissant des voies de communication, elles sont dans un parfait état d’entretien à cette époque. « Le chemin d’intérêt commun n°23 de Toulouse à Aurignac est à 400 mètres au levant du village ». Une diligence s’y trouve, toujours à disposition des voyageurs ayant besoin d’aller à Toulouse ou à Muret.

    Il semble que cette voiture soit régulièrement de passage chaque matin à 8 heures pour toulouse et chaque soir à 5 heures pour Muret et le Lherm.


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  • La date n’est pas connue mais les faits semblent dater de la fin du 16ème siècle. Suite à une épidémie de peste qui s’est abattue sur Frouzins, les habitats du village se sont endettés pour soigner les malades.

    Mais ne pouvant payer ils furent assignés par leurs créanciers et ils furent condamnés à payer.

    Or dans une supplique adressée « aux gens des Trois Etats », les Frouzinois déclarent être ruinés du fait des impositions du marquis de Villars, gouverneur de Guyenne nécessaire à l’entretien de son armée. Les habitants ont dû fournir du blé, de l’avoine, du vin, des moutons et des charrettes. A cela s’ajoute la perte d’un cheval qui fut tué plus les frais d’un gendarme blessé lors d’une visite de nuit avec pertes de chevaux et de charrettes, frais d’un charretier blessé par arquebuse, et entretien de 300 chevaux. L’armée resta 8 jours sur place et la présence des soldats s’accompagna de pillage sur Frouzins et aux alentours. Ils demandent donc à être remboursés pour les préjudices subis et demandent également semble t-il à ne pas payer du moins de suite ce à quoi ils ont été condamnés.

     

    « A cauze de quoy, Mrs, les pauvres suppliants vous supplient très humblement avoir pitié et compassion d'eux et de leur misérable vie, et ce faysant plerra à vos bénignes grâces ordonner, attendu les faicts susdits, qu'ils sont ruynés de tout en tout, et que presque ils n'ont moyen de se substanter le coeur d'un morceau de pain, à cause que par le moyen des pilliages et batementz ils sont destitues de tous moyens, qu'ils seront rembources de tous lesdist frais, lesquels on pourra mettre sur tout le pays, et ils en bailleront au vray le rolle et aquits et quictes, ou tout le moins partie d'iceulx, ou bien, en tout évènement, qu'ils n'en paieront aulcuns quels que soient jusques à ce que les fruits, qu'il plaise à Dieu garder, soient recullis, afïn de subvenir aux affaires du pays, le proffit duquel ils désirent aultant que pour eulx mesmes, et s'assurants de vostre bonne justice, prieront Dieu qu'il vous doinct ce que désirés, d'un si bon coeur, qu'ils demeurent à jamais voz fideles serviteurs »

     


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