• Une histoire de calendrier

     

     Une histoire de calendrier

      

    Le calendrier, qu’est ce que c’est ?

    C’est tout simplement un système de division du temps en jours, mois, années.

    Il existe 3 phénomènes astronomiques à la base des calendriers : le jour solaire moyen, la lunaison et l’année tropique :

    • le jour solaire est l’intervalle de temps séparant deux levers, deux couchers ou deux passages consécutifs du soleil au méridien = c’est tout simplement la rotation de la Terre sur elle-même
    • la lunaison est l’intervalle de temps séparant deux nouvelles lunes consécutives = c’est ce que l’on appelle la révolution de la Lune autour de la Terre ; la lunaison moyenne est égale à 29,530 589 jours (soit 29j 12h 44 min 3 s).
    • l’année tropique est la durée que met la Terre pour faire un tour complet autour du Soleil, d’un équinoxe de printemps à l’autre (révolution de la Terre autour du Soleil ) ; l’année tropique est égal à 365,242 19 jours (soit 365 j 5 h 48 min 45 s).

     

    Calendrier romain

    Les romains ont adopté au tout premier temps de Rome, le calendrier lunaire. Ils avaient 10 mois de 29j ou 30j soit 295j

    Plusieurs mois étaient dédiés aux dieux :

    – le premier, Martius, honorait le dieu de la guerre, Mars ;

    - le second, Aprilis,vient de Aperta, autre nom d’Apollon  

    – le troisième, Maius, honorait Maïa, une amante de Jupiter (les chrétiens ont plus tard dédié ce mois (mai) à la Vierge Marie) ;

    – le quatrième, Junius, était dédié à Junon, épouse de Jupiter

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    Quintilis, était le 5ème mois, sextilis, le 6ème, septembre le 7ème mois de l'année, octobre le 8ème, novembre le 8ème et décembre le 10ème, d'où certaines abréviations dans les registres d'état civil.

    L’année commençait à l’équinoxe de printemps, aux ides de Mars. Lorsque le mois de décembre (le 10ème mois de l’année) s’était écoulé, on ajoutait des jours jusqu’à la nouvelle lune d’équinoxe de printemps. Ce système était très bancal ; ils ont donc ajouté deux autres mois, Januarius et Februarius, de façon à ce que l'année coïncide avec le cycle solaire et respecte le rythme des saisons.

     

    Januarius ou janvier correspondait à Janus, un dieu à double face ;

    – le dernier mois, Fébruarius, (février) était le mois des morts ; il était consacré à des purifications et était réputé néfaste.

     

    Avec ces deux mois supplémentaires, l’année comprenait 355 jours ; il manquait encore 10 jours pour être en phase avec les saisons. Un mois intercalaire, Mercedonius ou mensis intercalaris, de 27 jours était alors intercalé tous les deux ans. Cette intercalation avait lieu alternativement après le 23 ou le 24 février, le mois de février était alors tronqué de quelques jours.

     

    Malgré ces deux mois complémentaires de janvier et février et le mois intercalaire, l'année calendaire dérivait par rapport au cycle solaire.

     

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    Calendrier julien : Jules César élabora alors à l’aide de l’astronome Sosigène en -46 avant J.-C. le calendrier julien, en remplacement du calendrier romain. Il comprend trois années communes de 365 jours, suivies d´une année bissextile de 366 jours, dans laquelle le mois de février est de 29 jours.

     

    Une histoire de calendrier

    Une histoire de calendrier

    La durée moyenne de l'année julienne (365.25 jours) reste toutefois une approximation là aussi bancale de l'année tropique.

     

    Il est à noter que sur proposition du Sénat de Rome, le cinquième mois de l'année (Quintilis) fut renommé Julius (juillet) pour a priori remercier Jules César d'avoir réformé le calendrier.

     

    La mise en place de ce calendrier fut laborieuse et l’empereur Auguste dû procéder à des modifications pour pallier à un léger décalage avec le cycle solaire. Le Sénat décida de donner son nom au sixième mois de l'année, Augustus (Août).

     

    Le calendrier julien place le début de l’année au 1er janvier, et permet d’avoir 365 jours + une année bissextile tous les 4 ans, ce qui donne une année moyenne de 365.25j.

     

    Malgré cette année bissextile, ce calendrier présente des faiblesses puisque l’année n’est pas exactement de 365,25 jours. L'année julienne excède l'année solaire vraie de 11min 14s. Il y a une différence de 1 jour tous les 128 ans. Le calendrier julien a donc lentement dérivé de 3 jours en 4 siècles par rapport aux saisons et l’équinoxe de printemps, auquel est liée la date de Pâques, tomba à un moment vers le 11 mars, alors que le comput alexandrin, suivi par le concile de Nicée le fixait au 21 mars.

     

    Le calendrier grégorien : En 1582, le pape Grégoire XIII décida donc dans la bulle Inter gravissimas que le jeudi 4 octobre 1582 serait immédiatement suivi par le vendredi 15 octobre pour compenser le décalage accumulé au fil des siècles.

     

    Une histoire de calendrier

    Concrètement, le calendrier grégorien ne diffère du calendrier julien que par la répartition entre années normales de365 jours et années bissextiles (366 jours) : les années bissextiles sont les mêmes que celles du calendrier julien (année dont le millésime est divisible par 4) sauf trois années séculaires sur quatre, celles dont le millésime est multiple de 100 sans l'être de 400. Ainsi, les années 1700, 1800, 1900 sont normales alors que l'année 2000 est bissextile.

     

    La durée moyenne de l'année est de 365, 2425 jours. Elle est très voisine de celle de l'année tropique (365,242190 jours) soit une erreur de 3 jours tous les 10.000 ans ce qui reste tout à fait acceptable !

     

    Imposé par  le pape dans les Etats pontificaux, le calendrier grégorien fut aussi immédiatement adopté par l'Espagne, l'Italie, la Pologne et le Portugal.  Au jeudi 4 octobre 1582 du calendrier julien, succède le vendredi 15 octobre 1582 du calendrier grégorien. C'est pour cette raison que la religieuse espagnole Sainte Thérèse d'Avila est morte dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582.

     

    En France, Henri III l'adopta un peu plus tard : le 9 décembre 1582, fut suivi le lendemain du 20 décembre 1582.

    Témoin attentif, Montaigne fit part dans ses "Essais" de ses réactions au changement de calendrier. Il joue au vieil homme importuné: "Je suis des années durant lesquelles nous comptions autrement". Il ne s'y habitue pas: "Mon imagination se jette toujours dix jours plus avant ou plus arrière" et se dit "incapable de nouveauté, même corrective". Son refus de s'adapter l'amène à reconnaître: "Je suis contraint d'être un peu hérétique par là".

    A noter toutefois que des particularismes locaux ont retardé l’adoption du calendrier en Alsace (16 février 1682 avec des différences entre Strasbourg, l’Alsace catholique et l’Alsace protestante) et en Lorraine (adoption définitive le 28 février 1760 après une parenthèse julienne à partir de 1736).

     

    Les pays protestants adoptèrent tardivement le calendrier grégorien, préférant selon l'astronome Johannes Kepler, « être en désaccord avec le Soleil, plutôt qu'en accord avec le pape ». L'Allemagne adopta ainsi le calendrier grégorien en 1699 et l'Angleterre en 1752.

     

    Quid du reste du monde : Le Danemark l’adopta en 1700, la Suède en 1753, le Japon en 1873, la Grèce en 1916,  et la Russie en 1918, la Chine en 1929.

     

    Une histoire de calendrier

     

    Sources

    http://infocom.net.free.fr/calendriers/histoire_calendrier.htm

    http://www.yvongenealogie.fr/2012/10/histoire-de-france/1582-le-calendrier-gregorien/

    http://www.calagenda.fr/origine.htm

    http://www.courant-d-idees.com/Tempsa.htm

    http://astronomia.fr/1ere_partie/calendrier/calendrier.php

    Wikipédia


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