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La vie d'un simple d'Emile Guillaumin

16 Juin 2024 , Rédigé par srose Publié dans #livre

 

La vie d’un simple d'Emile Guillaumin

La vie d’un simple, publié en 1904, n’est pas une autobiographie, mais un vrai roman sur la vie paysanne en France dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Criant de réalisme, on parcourt la seconde moitié du 19ème siècle avec Etienne Bertin, dit Tiennon, paysan du Bourbonnais qui nous conte ses peines et ses joies, ses espoirs et sa vie de tous les jours. On comprend mieux la dureté de la vie paysanne : un métier rude, soumis aux aléas climatiques et au bon vouloir des propriétaires fermiers, une vie sans grand espoir d’évolution sociale ou même simplement d’amélioration du quotidien. Mais une vie émaillée malgré tout de petits instants de bonheur, certes rares et fugaces mais vivifiants.

Guillaumin nous montre très bien que les paysans, du moins les journaliers et les métayers sont trop pauvres pour s'instruire – l’école n’est pas encore gratuite et obligatoire pour Tiennon. Leurs maîtres ne veulent de toute façon pas qu'ils s'instruisent , à quoi cela leur servirait il? De ce fait, ils sont analphabètes, comptent mal, se font avoir … ; ils sont corvéables à merci, vivent dans des taudis et peuvent être renvoyés au bout de quelques années de bail et de bons et loyaux services à la moindre contestation tout à fait légitime !

 

La vie d'un simple d'Emile Guillaumin

Léon Lhermitte La Paye des moissonneurs 1882
Huile sur toile RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
 

On se rend compte aussi que s’ils n’ont pas la santé, ils sont une charge pour la famille et meurent très vite dans la plus grande misère, que le médecin est coûteux et qu’ils ne font appel à lui qu’en toute dernière extrémité et souvent bien trop tard. 

Le travail des enfants est une triste réalité que Tiennon déplore d’ailleurs mais comment faire autrement ? Guillaumin nous montre une amélioration timide à ce sujet grâce à la loi de 1841 puis celle de 1882 mais loin d’être suffisante…

La révolution de 1848 et la guerre de 1870 sont évoquées en filigrane; l'avènement de la République suscite des espoirs chez certains mais qu'en reste il au bout du compte?

Enfin le livre nous montre le l’arrivée du train puis de l’automobile et le sentiment mitigé que ce progrès suscite auprès des paysans ainsi que les nuisances que cela entraine fatalement. On voit l'avancée de l'industrialisation et l'exode rural qui s'ensuit. Tous ces bouleversements que Tiennon subit de près ou de loin.

 

A lire et relire pour mieux appréhender le quotidien de nos ancêtres paysans.

 

Ce livre fut un événement à la fois littéraire et sociologique car pour la première fois un paysan accédait à la littérature et évoquait la réalité du quotidien par la voix de son protagoniste principal, un petit paysan du nom de Tiennon, métayer de son état. Emile Guillaumin est lui-même paysan dans ce même bourbonnais et syndicaliste agricole ; il a écrit son livre en s’inspirant des diverses personnes qu’il a côtoyées dont un voisin qui servit de modèle pour le personnage de Tiennon.

« Le père Tiennon est mon voisin : c’est un bon vieux tout courbé par l’âge qui ne saurait marcher sans son gros bâton de noisetier. Il m’a conté toute sa vie par tranches, elle n’offre rien de bien saillant : c’est une pauvre vie monotone de paysan, semblable à beaucoup d’autres. Il a eu ses heures de joies ; il a eu ses jours de peine ; il a travaillé beaucoup ; il a souffert des éléments et des hommes, et aussi de l’intraitable fatalité ; il lui est arrivé d’être égoïste et de ne valoir pas cher ; il lui est arrivé d’être humain et bon » 

 

La vie d'un simple d'Emile Guillaumin

Emile Guillaumin devant sa ferme à Ygrande dans l'Allier

 

Né en 1873 dans l’Allier, Émile Guillaumin n’a jamais quitté son village d’Ygrande et la culture de ses trois hectares de terre. Cinq années d’école primaire lui ont fait découvrir une passion : l'écriture : il a écrit des poèmes en patois, puis des articles et des romans qui ont rencontré un vif succès.  La vie d’un simple a même été nommé au prix Goncourt 1904. Il mourra en 1951.

L'ensemble de ses livres nous offre un témoignage précieux sur la vie rurale du 19ème et du début du 20ème siècle.

 

 

A NOTER

Le "métayage" est le nom que l'on donne à la location d'une propriété rurale sous la condition que le métayer en partage les récoltes avec le bailleur.

Les métayers possédaient une compétence technique, ils pouvaient détenir du matériel agricole et une partie des animaux mais pas systématiquement. En tous les cas ils disposaient rarement de l’ensemble de leur capital d’exploitation : bœufs et moutons leur étaient loués par le propriétaire, avec partage de la moitié du croît (laine, toisons et agneaux pour les ovins,veaux et laitages pour les bovins).

Toute la production du métayer était passée au peigne fin avant qu’il puisse disposer de sa part. Le métayer au final n’était pas libre de disposer de son bétail et il était assujetti à des charges importantes

Les métayers se sont en fait appauvris tout au long du 18 et 19ème siècle ; d'ailleurs le personnage de Jacquou le Croquant souligne bien, sous la plume d’Eugène Le Roy, la détresse des métayers du Périgord, en cours de prolétarisation au début du XIXe siècle.

 

 

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Les papiers d'un laboureur - 2

19 Mars 2022 , Rédigé par srose Publié dans #livre

 

 

Les notes de Pierre Bordier relatent le quotidien de son village et tout ce qui lui semble important de noter. On ne retrouve pas d’émotion, de réflexions particulières sur sa vie ou son époque. Ce sont essentiellement des faits qui vont nous donner une idée des moeurs du temps, des rigueurs de la vie et ses aléas.

Ci-dessous quelques exemples (avec l’orthographe de Pierre) de ses notes que j’ai rassemblées en thématiques :

 

Sur la météo et l’impact sur les cultures

  • En février 1754 il note qu’en raison de la neige qui recouvre les champs « les alouettes viennent manger les choux du jardin »
  • En septembre 1754 suite à la sécheresse « touttes les légumes des jardins sont tous perdus : les choux les pois chiches , éricots ou pois blancs ; les chénévriers sont sans chénevis »
  • En décembre 1755 « il est arrivé une grande creux [crue] d’eau à la Loire de Blois qui a fait bien de la perte à ses voisins. Le mardi 2 de ce mois, elle a été si forte que il y a 32 ans qu’elle n’a été si haute. On a vu dans la rivière plusieurs bœufs vivants , du bois en quantité que l’on a tiré contre les ponts. Et a effrayé bien du monde ; elle a emporté deux ou trois maisons de Vienen [faubourg de Blois sur la rive sud du fleuve]. Elle a fait une furieuse peur aussi à Blois […] elle a emporté les ponts et plusieurs maisons qui étoient sur les ponts».
  • En février 1756 : « le mercredi 18 il a fait un grand vent qui a bien fait du dégât à toutes les maisons partout, et jeté (à bas] une grange à Villemorain et a blessé un homme dans ladite grange ». Cette tempête « a jeté la croix du cimetière à bas ».
  • Dernière semaine de juin 1757 : « cette semaine a été si chaude que l’on boillet comme le bœuf cuit entre deux plats en son jus »
  • En janvier 1758, il y a eu une grosse tempête de neige : « la neige et la gelée a été si âpre et rude qu’il y a un nommé Suard de Villeporcher qu’on a trouvé gelé en un chemin et mort avec son âne ; cet homme revenait de l’huile des Roches ; il est mort entre le Grand Breuil et les Haies. »
  • Au printemps 1760 « depuis le commencement (du mois) il a fait beau, un temps propre pour les chénévriers, un temps bas, nuageux et chaud, couvert. Les bleds sont bien préparés ; les vignes encore mieux ; les prés les menus grains, tout est bien et promet beaucoup »
  • En décembre 1762 et janvier 1763 Pierre a noté que « la terre est gelée de 14 à 15 pouces avant le cimetière » (une quarantaine de cm)
  • Le dimanche 13 mars 1763 «  il a gelé jusque dans les maisons»
  • En 1768 « il y avoit beaucoup de pomme, peut de poire, point de serize, un peu de guine »

 

Les papiers d'un laboureur - 2

Tableau anonyme du 18e siècle, exposé au Castello Sforzesco de Milan

 

 

Sur la religion

  • En septembre 1758, « le peintre a commencé [dans l’église] le lundi 11 de ce mois, où il fait le grand tableau, deux autres de chaque côté du grand Autel et un devant l’autel, et peint toutes sortes de boiseries»
  • En juin 1763 : « le 3 de ce mois on a exorcisé tous les bestiaux sur le pastis du prieuré : chevaux, vaches, moutons, brebis, agneaux, cochons, le lendemain de la feste su Saint Sacrement à 2heures après midi».
  • Quelques exemples de cérémonie du Lazare, au cours de laquelle un condamné « pour un cas piteux et rémissible » ayant obtenu une grâce plénière doit porter en procession solennelle un cierge de 33 livres : en 1753, un garçon d’Epuisay âgé de 17 ans qui « avoit tué son camarade à la chasse par mégarde», en 1754, « celui qui a porté le cierge du Lazare est un chirurgien tout proche Le Mans, qui a tué un homme et après l’avoir tué, il a voulu le mettre au feu pour le brûler »

Les papiers d'un laboureur - 2

Eglise Saint Martin à Lancé

 

Sur l’école de Lancé

  • Mars 1760 « le jeudy 2, M. Lattron est décédé et sa femme le vendredy 14, il estoit sacriste à l’église de Lancé »; « il est venu un appelé David pour être sonneux et enseigner l’école, le jour des Rameaux qui est le 30 mars » ; « on luy donne la jouissance de 12 boisselées de terre par an ; on lui donne 25 sols pour l’enterrement s’une grande personne, 10 sols pour chaque service, 5 pour assister le curé à aller chercher les corps, c’est-à-dire le convoy […] on lui donnera 7 sols pour l’enterrement des enfants »
  • « le jeudy 21 (mai 1767) le sieur David , sacriste et maître d’école à Lancé, s’en est allé d’ol étoit venu, à Blois, pour être aussy maître d’école à En Vienne les Blois ; il y a été (ici) 7 ans » ; « le dimanche 12 (juillet 1767) on a reçu Tondereau pour être sacriste à Lancé aux conditions de David»

 

Sur les animaux et les menaces qu’ils pèsent sur le village

  • 1742 « la Beste qui dévore les anfans a commencé cette année à faire son carnage» - est ce un loup dont il parle ?
  • 1747 : « la Beste resgnes toujours actuellement , qui fait un grand désordre, on a beau y faire la chasse »
  • 12 septembre 1751 : le curé écrit qu’à Saint Arnoult, « a été inhumé la tête et quelque os du corps de Marie Hult (…] duquel corps on n’a pu trouver que ladite tête et une petite poignée des côtes et de petits os, les habits à leur entier et une jambe attenante l’os de la cuisse »
  • Mars 1754 : « on parle actuellement de la Beste qui dévore les enfants surtout en la paroisse de Villeporcher et Saunay. Elle en a haché et étranglé trois cette semaine, à Saunay»
  • Février 1766 : « le Grand Maître des Eaux et forêts a ordonné une chasse aux loups ; on s’est rassemblé devant le château de Bouchet-Touteville ; il y avoit Crucheray, Nourray, Lancé, Gombergean, Pray et Lancômme, un homme de chaque feu. On a tué un renard au Clos Mouchard et tiré quelques loups près de Puterreau […] on n’a rientué ; il faisoit trop grand froid et grand vent»

 

Les papiers d'un laboureur - 2

Un loup en ville ! gravure XIXe - coll. cl. Ribouillault

 

Sur les évènements liés à l’actualité en France et ailleurs

  • 1743 : « il c’es levé une grande gueres entre les François et la Reyne de Hongris »
  • 1746 « les guerres sont si grandes que tout les peuples en sont épouvanté »
  • En août 1754 « on a fait de grandes réjouissances dans Paris (lors) de la naissance de Monseigneur le Duc de Berry, petit fils du Roy, 15ème du nom » (le futur Louis XVI)
  • 1756 : « on fait la guerre avec le roi d’Angleterre sur mer ; on a pris une ille que l’on nomme le Port-Mahon et encore une autre , je ne sais plus son nom»
  • En décembre 1757 « le fils du sieur Challussez (le seigneur) a perdu la vie (à la bataille de Rosbach) par un boulet de canon ; il était capitaine dans la cavalerie, âgé de 30 ans »
  • 1757 : «  il est venu une nouvelle que c’est seur que Louis 15 a été poignardé, mais c’est à Versailles : il en reçu deux coups, l’un au coude et l’autre à la quatrième coste d’en bas ; il n’a pas été percé à jour mais la peau et un peu de chair. […] celui qui a donné les coups de couteau est de la ville d’Arras ; son métier étoient contre porteur de pierre à dégraisser les tâches sur les habits et de pierre à fusil, amadou et autres petites niaiseries comme on en voit dans les foires à trainer. Il avait une grande redingote par-dessus de vieux haillons».

Les papiers d'un laboureur - 2

Eau forte aquarellée - Anonyme. 1757 - Musée du barreau de Paris

 

  • « le dimanche 6 (mars 1757) on a chanté le TE DEUM pour rendre grâces à Dieu de la guérison et du rétablissement du roi Louis XV» suite à l’attentat de Damiens
  • Le samedi 23 juillet 1763 est annoncée la nouvelle du traité de Paris mettant fin à la guerre de Sept ans : « la paix a été publiée par le sieur Auriou, huissier à Vendôme, et accompagné de hallebardiers et environ 10 à 12 fusilliers, tous à pied».
  • 1775 : « Louis XVI a été sacré à Reims le 11 juin, jours de la Trinité»
  • Sur la guerre d’indépendance en 1779 : « nous avons de la guerre sur mer ; le comte d’Estin y prend les Englois prisonniers , même il y en a environ d’un cent à Vendôme ; il y a les Amoriquins, l’Espagne et la France qui leurs font la guerre et sont encore les maîtres bien souvent ; ils nous prennent souvent des vessaux et bien des munitions de guerre»

 

Les papiers d'un laboureur - 2

Sacre de Louis XVI - 11 juin 1775

 

Sur la vie de ses concitoyens

  • Représentations : En 1749 « le mercredy 23 avril, il est arrivez à Vendôme plusieurs personnes qui ont un Tableau qui représente la mort et Pation de Nostre Seigneur dont tout le monde en est ravy de joie, et plusieurs oiseaux qui chantent au parfait»
  • En juillet 1753 il rapporte qu « on a fait voir au peuple deux enfants collés l’un à l’autre et un poisson de mer nommé lion marin»
  • « Le mardi 22 may (1754) il s’est nayé un enfant de 2 ans à Armand Rimbault à Chandelay dans un trou d’eau en sa cour » ; il s’agit de Jacques Rimbault frère de marie louise, sa servante et future femme
  • En février 1755 un marchand de vaches tue sa femme à Montoire
  • En octobre 1755 « on a dressé un théatre devant l’abbaye de l’Etoille, par un opérateur nommé Scipion ; ils sont 22 de leur troupe. Il est bien habile dans ses opérations. Il a fait son orviétan devant les magistrats et chirurgiens de la ville de Vendôme en la chambre de la ville » et le 20 décembre 1755, « le théatre aux opérateurs n’est pas encore à bas mais le harlequin en sautant dessus il a défoncé [le plancher] par le milieu et s’est fait grand mal aux jambes ; le sang a parti sur ses bas tout [de] suite»
  • En décembre 1755 : lors des crues de la Loire, « on a trouvé à Amboise en la rivière un berceau avec deux enfants dedans tout vivants, sans aucun mal, avec chacun un grelot en leurs mains ; on regarde cela comme un miracle ; on ne sait pas d’où ils sont natifs»

Les papiers d'un laboureur - 2

 

Scène de sauvetage en val d'Orléans - crue 1846 - musée de la Marine de Loire

 

  • « Le jeudy 25 (septembre 1755) le sieur Delauné , curé de Gombergean est décédé et enterré le 26 ; il est entré dans sa cure à la chandeleur 1744 en la place du sieur Leroux, qui s’en fut curé de Villexanton ; il a été curé environ 11 ans et demy » - deux mois plus tard, « le vendredi 21 (novembre), M. Quetin a pris possession de la cure de Gombergean  a dit sa 1ère messe le jour de la trinité d’hiver »
  • En janvier 1758, « la femme du sieur Derois, de St Amand, est revenue depuis 8 ou 10 jours. Elle a été absente environ 4 ans d’avec luy»
  • En janvier 1760 décès de mme Souchay « agée d’environ 90 ou 91 ans»
  • En 1760 « M Desnoyers, curé de Lancé a etrenné une chappe et une chasuble neuves qui est venue de paris le jour de Pasques qui est le 5 d’avril»

 

Les papiers d'un laboureur - 2

Enterrement d'un enfantAlbert Anker, 1863

 

Sur lui : Pierre a écrit très peu de choses sur lui  

  • Juin 1751 : vol avec effraction à la petite musse « pendant que la paroisse de Lancé était allé processionnellement dudit Lancé en station à l’église paroissiale de la paroisse de Saint Amand après les vespres de ladite paroisse de Lancé pour le Jubilé, il fut fait une fracture au cul de leur four de la maison du déposant appelée la petite musse dite paroisse de Lancé » ; le voleur trouve « dans le coffre du déposant qui était au pied du lit [..] un sac de toile où il y avait environ 416 livres en écu de six, trois livres et monnaie, de laquelle somme il prit environ 210 livres, laissa le surplus dans ledit sac » - cela correspond à peu près à une année de salaire de journalier c’est donc une somme importante

On retrouve ce témoignage par une procédure judiciaire en 1776 (soit plus de 20 ans après les faits) ( AD 41 série B, bailliage de Vendôme)

  • En juillet 1754 Il achète « un cheval de ans, gris pour 100 livres»

 

Sur les exécutions et sanctions diverses

  • Le 5 novembre 1757 un homme natif de la Chapelle Gauguin, coupable de vol est exécuté par pendaison ; le 3 mars 1759 ce sera une servante, Marie Lanoux, « âgée de 20 à 21 ans, native de Caen, en Normandie», qui sera pendue pour vol ; elle avait volé en novembre 1758 à l’hôtesse de l’auberge du Petit Paris « un drap de brin de 5 aulnes, un rideau d’indienne ayant ses boucles, un tablier, une paire de bas et une cornette de nuit »
  • En juin 1752 « on a fouetté et flurdelisé un homme de Selommes pour avoir vollé environ 30 boisseaux de bled à son cousin»
  • Le 29/04/1761 « Jallier  est mis en prison à Montoire pour avoir été accusé d’avoir vollé 6 boisseaux d’avoine»
  • En aout 1766, « le samedy 2, on a roué à Vendôme un homme de Mazangé, dans le marché de Vendôme. Il y avoit 4 bourreaux ; on l’a mené la nuit à l’arche du Mauvais Pas où il est exposé sur la roue».

Les papiers d'un laboureur - 2

Flétrissure - archives de Toulouse

 

 

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Les papiers d'un laboureur - 1

13 Mars 2022 , Rédigé par srose Publié dans #livre

 

Les papiers d'un laboureur - 1

 

Le livre de Jean Vassort (*), écrit en 1999, est basé sur les papiers qu'a écrit sur plusieurs décennies, Pierre Bordier, laboureur à Lancé au 18ème siècle : un Compendium (1741-1781) et un Journal (1748-1767). Ces notes nous donnent une idée du quotidien d’un petit village rural au 18ème siècle.

 

La famille de Pierre et son village

La vie de Pierre s’étale de la toute fin du règne de Louis XIV au tout début du règne de Louis XVI

En effet il nait le 17 janvier 1714 à Crucheray (41) donc dans les dernières années du règne de louis XIV

Le village se situe en Loir et Cher, dans la Beauce. Y vivent une centaine de familles (77 feux en 1713, 87 en 1768, 94 feux en 1790).

Les papiers d'un laboureur - 1

 

L’église Saint Martin ne ressemble alors pas à celle que l’on connait aujourd’hui puisque le clocher n’est en réalité qu’une petite flèche de bois placé sur le comble.

La production agricole concerne essentiellement le froment (bled), l’avoine, l’orge. Il y a également de l’élevage puisque l’on recense sur Lancé en 1790 80 chevaux, 3 juments, 2 poulains, 9 ânes, 3 bœufs, 153 vaches, 2 taureaux, 58 génisses, 15 veaux, 55 moutons, 19 béliers, 524 brebis, 373 agneaux, 8 chèvres et 31 porcs.

Son père, Jean est un laboureur demeurant, au moment de la naissance de Pierre, à Pinoche paroisse de Crucheray. Il est noté dans le registre de la paroisse qu’il est également fabricier (1730-1739) et syndic à Lancé (à 4 km de Crucheray). 

Sa mère, Marie Lucquet est la fille de Pierre Lucquet, laboureur demeurant au Grand Fontenaille, paroisse de Nourray situé à 2km de Crucheray.

Pierre a plusieurs frères et sœurs tous nés à Crucheray 

    - Marie e le 22 janvier 1716 et décédée le 20 novembre 1723 à Crucheray, à l'âge de 7 ans

    - Louise, née le 3 mars 1917 et décédée le 4 mai 1747 à Sainte Anne à l'âge de 30 ans

    - Jean né le 8 avril 1719 et décédé le 26 décembre 1725, à l'âge de 6 ans

       -   Marguerite née le 23 décembre 1720 et décédée le 25 février 1722  à Crucheray à l'âge de 14 mois 

La mère de Pierre meurt le 16 octobre 1721, moins d’un an après la naissance de son dernier enfant. Elle avait 30 ans.

 

Les papiers d'un laboureur - 1

 

Pierre bordier se mariera, mineur (la majorité à l’époque pour les garçons est fixée à 30 ans),  le 1er mars 1734 à Anne Brethon (née le 25 janvier 1711 à St Amand Longpré – se situe à 5km de Lance). Elle est un petit plus âgée que lui.

Le couple habitera avec Jean Bordier dans la ferme située au Pont à Lancé mais en 1750 Jean abandonnera la ferme pour vivre à Sainte Anne chez Jean Gallois,  gendre de sa défunte fille, Louise. Sainte Anne se trouve à 8km de Lance

Pierre et sa femme quitteront la ferme du Pont et iront vivre à la petite Musse à Lancé. Pas très loin de leur ancienne ferme puisque par un côté ls dépendances de la petite Musse jouxtent la terre labourable de la métairie du Pont.

 

Le couple n’aura pas d’enfant.

 

Anne meurt le 14 novembre 1770 à Lancé. Elle avait 59 ans.

 

Dix-huit mois plus tard, Pierre se retrouve papa d’une petite Marie Louise qu’il a eu avec Marie Louise Rimbault, 22 ans, servante chez Pierre et sa propre filleule. La parenté spirituelle va poser souci car elle constitue un cas d’empêchement au mariage

Pour pouvoir lever cet empêchement il faut un bref pontifical ; celui-ci sera donné le 5 juin 1772, ce qui permettra le mariage le 15 juin de cette même année.

Quatre autres enfants suivront :

-              -  Pierre né en 1773 et mort en 1778

-              -   Jean baptiste né à Lancé le 19 septembre 1775 et mort à Lancé, le 2 mai 1834, marchand laboureur

-              -  Anne Marie née en 1777 et morte en 1837

-              -  Pierre né en 1779 et mort en 1836, marchand laboureur

 

Milieu social

Pierre est issue d’une famille de laboureur relativement aisé : Jean est en effet pendant un quart de siècle fermier de la métairie du Pont, la plus grosse de la paroisse de Lancé d’après le rôle de taille de 1789. Son grand père Mathurin était déjà laboureur à Pinoche.

L’un de ses neveux, Mathurin Gallois, est quant à lui prêtre curé de la paroisse Saint Nicolas de Blois ; il sera le tuteur des enfants de Pierre à son décès

Le père de Pierre, Jean, exerce également d’importante fonction administrative : il est syndic de la paroisse en 1734 c’est à dire qu’il est en charge des intérêts de la communauté villageoise et également fabricier durant 9 ans.  A ce titre, il gère les comptes de la paroisse et administre les biens et revenus de l’église de Lancé. C’est donc lui qui baille à ferme les biens de la paroisse (souvent des legs ) il gère les dépenses indispensables : achat de cierges, entretien du mobilier de l’église (dais, balustres, confessionnaux), remplacement de la corde de la cloche, réparation des murs du cimetière.

Le cumul des deux charges (syndic et fabricier) est peu courant et indique une position sociale importante au sein de la communauté.

Pierre sera lui aussi syndic mais pas fabricier.

Il est désigné par le prêtre de la paroisse comme étant tantôt marchand laboureur, tantôt que laboureur ou que marchand. A partir de 1770 il est indiqué plutôt dans les actes de la paroisse qu’il est « ancien fermier », ancien laboureur fermier » voire même « ancien marchand laboureur fermier ».

 

Sa fortune

La petite Musse où il habite comprend à sa mort en 1781 une maison composée d’une chambre à cheminée, un four, une petite chambre froide, une écurie, une petite grange, un hangar « le tout sous même toit et couvert de thuille, grenier sur lad. chambre et écurie » elle se complète à l’est d’ « un autre petit corps de bâtiment  composé d’une petite buhanderie d’un cellier, grenier sur yceux couvert à thuille » et au sud du bâtiment principal « un autre petit corps […] composé d’une étable à vaches et têts à porc, couvert de chaumes »

Il y a aussi des « jardins devant et derrière et au bout desdits bâtiments clos de terre labourable et vigne, le tout en un tenant » ainsi qu’ « une pièce d’autre terre labourable de 12 boisselées et 2 boisselées de pré ».

En 1781 à son décès l’inventaire indique : 

  • 2 chevaux de 7 et 9 ans et leur équipement « colliers, brides, traits de charrue et charrette »
  • « une charrue roulante en rouelles de bois »et les éléments de rechange (un versoir, 3 oreilles, un coutre et 4 socs »
  • Une charrette, une brouette, divers outils : une faux avec ses battements, des fourches, 3 crocs, une marre, 3 pelles en bois, une pelle-bêche, une pelle-râteau, un pic, un râteau en fer, un fléau, un van, une « meule à émondre », un arrosoir, un entonnoir, un boisseau de Vendôme, un minot de bois
  • Du blé, de l’avoine, du foin, du chanvre, du bois
  • « 6 septiers de bled froment compris une petite partye de segle »
  • « cinq poinçons et un quart de vin de l’année dont ¾ en blanc »
  • 9 poinçons de futaille
  • 5 vaches
  • Une taure
  • 5 vaisseaux de mouches abeille
  • 3 vieilles ruches
  • 30 livres de viande de porc conservées dans le saloir
  • 25 boisseaux de glands
  • Un baquet à égoutter le fromage
  • Une pelle à four
  • Une baratte
  • 30 pots à couler le lait

 

Dans la maison et plus précisément la principale chambre, on trouve :

  • Un coffre en bois de noyer sans la clé
  • Une petite armoire de bois fruitier de mauvaise qualité
  • Un lit complet
  • Un buffet en forme d’armoire neuf et fait de différentes espèces de bois »
  • Une table de bois de poirier
  • 10 chaises de paille de mauvaise qualité
  • Un petit vaisselier de faible valeur
  • 2 petits lits de mauvaise qualité
  • Une couchette d’enfant

Dans la petite chambre voisine

  • Un petit lit
  • Un coffre de médiocre qualité

 

Quant au linge, Pierre possédait :

  • Six draps de grosse toile d’usure variée
  • 8 nappes «  au trois quart usées »
  • 9 petites serviettes
  • 9 petits essuye-mains
  • 20 chemises dont 9 neuves et « les autres plus que my-usées »
  • 9 petits mouchoirs
  • 2 petits fichus
  • 11 coiffes de bonnets de nuit
  • Une douzaine d’habits, vestes et culottes de mauvaise qualité
  • Un manteau de cavalier en drap de mauvaise qualité

La plupart des vêtements sont de couleur sombre à une époque où les couleurs vives sont à la mode

 

 Dans la cuisine, on retrouve :

  • un équipement de cheminée
  • 3 poeles
  • 2 poelons
  • Une boite à sel
  • 2 marmites avec leur couvercle
  • 3 chaudrons de fonte
  • Une cuillère à pot en cuivre
  • Des plats en terre
  • 11 assiettes de fer « mauvaises »
  • 11 assiettes de faïence
  • 16 autres d’étain dont 6 très petites
  • 19 cuillères d’étain
  • 7 gobelets d’étain
  • Pas de verre ni de couteau
  • 2 seilles (sceau) à eau
  • Un « mauvais réchaud de cuisine »
  • Une petite pendule
  • Un fusil
  • Une gibecière
  • Un bassin à barbe
  • Un « pezet » (balance)
  • Une « plumée é
  • Une lampe
  • Un lampion
  • 1500 livres dont 25 louis de 48 livres)

 

L’ensemble de l’inventaire n’atteint pas 400 livres. Si Pierre a été riche, cela n'apparait pas clairement au vu de cet inventaire.

Ceci étant, entre les divers loyers et fermages , les activités d’élevage et les prés, il tire chaque année à peu près 2000 livres ce qui reste correct mais sans plus ;  ça le situe tout de même aux tout premiers rangs de la société villageoise.

A noter que le rôle de taille de 1789 contient 112 côtes dont 21 concernent les laboureurs imposés pour "exploitation de labour", "pour exploitation de sa ferme", "pour sa ferme" ; ces 21 côtes représentent les ¾ de l’imposition totale de la paroisse . On y retrouve la ferme du Pont, longtemps exploitée par la famille Bordier et qui en 1789 appartient à la veuve Jacques Gombault : elle est taxée 193  livres , la plus haute du rôle.

 

La suite : ICI

 

 

 (*) Jean Vassort est agrégé d'histoire, docteur d'État, professeur honoraire de khâgne au lycée Descartes de Tours.

Il a écrit divers ouvrages très intéressants que je vous recommande : voir ICI et ICI

 

 

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Mémoires d'un paysan bas breton de Jean Marie Déguignet (1834-1905)

2 Août 2020 , Rédigé par srose Publié dans #livre

 

 

 

Jean-Marie Déguignet est né en 1834 dans une famille bretonne très pauvre. Il a grandi dans un milieu "où presque personne ne savait lire ou même parler un mot de français". Mais, dévoré par le désir de s'instruire, le petit vacher misérable apprit d'abord seul à lire et à écrire.

Après s'être engagé dans l'armée, il prit part à presque toutes les campagnes de Napoléon III, de l'Italie au Mexique en passant par Jérusalem qu’il visita en « touriste ».

Anti cléricaliste et républicain convaincu, il revient en Bretagne avec pour tout objectif de se suffire à lui-même. Le destin en décida autrement : il se maria un peu contraint et forcé et devint tour à tour agriculteur, assureur, buraliste. Ruiné et oublié de tous, il mourut en 1905 à l'hospice dans le plus grand dénuement peu après avoir achevé la rédaction de ses mémoires.

Ses écrits sont un réel témoignage des mœurs de l’époque. On y découvre le poids énorme de l’église et des superstitions dans la façon de raisonner et d’agir de ces paysans et de ces petits bourgeois. Les nouveautés font peur et sont l’œuvre du malin, aller à l’encontre des traditions ne peut être que mauvais, essayer de comprendre le monde est un pêché.

Bref, je suis certaine que ce portrait sans concession de la Bretagne du 19ème siècle se retrouve dans n’importe quelle région de France.

A lire impérativement !

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Vies oubliées - Au coeur du 18ème siècle - Arlette Farge

1 Mars 2020 , Rédigé par srose Publié dans #livre

 

 

Vies oubliées - Au coeur du 18ème siècle - Arlette Farge

 

Comment saisir les vies oubliées, celles dont on ne sait rien ? Comment reconstituer au plus près l’atmosphère d’une époque, non pas à grands coups de pinceau, mais à partir des mille petits événements attrapés au plus près de la vie quotidienne, comme dans un tableau impressionniste ?


Arlette Farge offre ici ce qu’on appelle les « déchets » ou les « reliquats » du chercheur : ces bribes d’archives déclarées inclassables dans les inventaires, délaissées parce que hors des préoccupations présentes de l’historien. Ce sont des instantanés qui révèlent la vie sociale, affective et politique du siècle des Lumières. Prêtres, policiers, femmes, ouvriers, domestiques, artisans s’y bousculent.


De ces archives surgissent des images du corps au travail, de la peine, du soin, mais aussi des mouvements de révolte, des lettres d’amour, les mots du désir, de la violence ou de la compassion.
Le bruit de la vague, expliquait Leibnitz, résulte des milliards de gouttelettes qui la constituent ; Arlette Farge immerge son lecteur dans l’intimité de ces vies oubliées. Une nouvelle manière de faire de l’histoire.

 

Historienne du XVIIIème siècle, directrice de recherches au CNRS-EHESS,  Arlette Farge est l'auteure d'une trentaine d'ouvrages dont Essai pour  une histoire des voix et La déchirure. Souffrance et déliaison sociale au XVIIIe siècle aux éditions Bayard.

 

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L'étoffe du diable, une histoire des rayures et des tissus rayés par Michel Pastoureau

15 Août 2018 , Rédigé par srose Publié dans #livre

 

L'étoffe du diable, une histoire des rayures et des tissus rayés par Michel Pastoureau

 

 

Le vêtement tout a long des siècles est un marqueur social assez simple à utiliser : à tel groupe social tel type de vêtement, de couleur, d’accessoire ou d’étoffe.

  

L’uni et le rayé par exemple : au Moyen Age le rayé a une connotation négative, voire maléfique. C’est le motif (avec le tacheté ou le damier) de la transgression de l’ordre social, de la malhonnêteté, de la perfidie. C’est ainsi que seuls ceux que l’on doit éviter peuvent, voire doivent s’habiller ainsi : les prostituées, les condamnés, les bouffons, les bourreaux, les lépreux … ou tout simplement les pesonnes dites de condition inférieure : : les serfs, les valets de cuisine ou d’écurie, les serviteurs de bouche etc.

 

 

Ainsi les clercs n’ont pas le droit de porter des étoffes rayées ou à damiers : en 1310 à Rouen  un certain Colin d’Aurrichier, savetier et « que l’on disait estre clerc » fut condamné à mort parce qu’il était marié et qu’  « il avait esté pris en habit rayé ».

Cette méfiance du rayé s’étend même au règne animal : les chevaux dont la robe n’est pas unie dévalorisent ceux qui les chevauchent ; de même dans le Roman de Renart,  « les animaux à pelage roux, tacheté ou rayé constituent le clan des menteurs, voleurs, lubriques et cupides ».

 

On peut supposer que visuellement, l’œil est attiré immédiatement vers ces motifs et de ce fait on peut voir plus facilement dans un espace donné les personnes à éviter.

 

 

A partir de la fin du XVe siècle et du début du XVIe,  la rayure perd peu à peu sa connotation diabolique, mais reste un marqueur social fort puisqu’elle devient “le signe premier d’une condition servile ou d’une fonction subalterne »  qui existait déjà auparavant mais qui va se développer et s’étendre à toutes les fonctions subalternes domestiques (par exemple le caricatural gilet rayé du majordome jusqu’au 19ème siècle et même plus) et militaires.

 

  

Dans le même temps va se se développer aussi à cette époque une “rayure aristocratique” que l’on retrouve sur les manches et les chausses des jeunes nobles italiens notamment.  Mais à chacun sa rayure, alors que la rayure aristocratique est verticale, celle des serviteurs est horizontale. Quelques rois vont donner l’exemple (François 1er ou Henri VIII).

 

 

 

Puis vient le 18ème siècle et la mode des rayures romantiques et révolutionnaires.

 

La rayure est en effet prisée des révolutionnaires américains et devient le symbole de la liberté et de la révolution. Nos révolutionnaires français emprunteront également ce motif, signe patriotique par excellence et l’utiliseront dans tous les emblèmes de la Révolution.

 

 

 

Au 19ème siècle le rayé s’identifie à l’hygiène en envahissant les vêtements de nuit et sous vêtement et détrônant même la couleur blanche.

  

Et au 20ème, il devient le symbole des loisirs (monde de l’enfance, vogue balnéaire de la rayure, maillots rayés des sportifs).

 

 

L'étoffe du diable, une histoire des rayures et des tissus rayés par Michel Pastoureau

 

 

Ce qui ne va pas empêcher de conserver ce motif pour des identifications encore négatives : le costume des bagnards.

 

 

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Comment présenter sa généalogie?

8 Janvier 2018 , Rédigé par srose Publié dans #livre

Comment présenter sa généalogie d'Alain Rouault

"Retrouver ses ancêtres dans les archives, c’est bien. Pouvoir montrer le résultat obtenu à sa famille, c’est encore mieux, c’est la cerise sur l’arbre généalogique !

Mais comment faire et surtout comment découvrir tout les possibles ?

Les généalogistes 2.0 trouveront dans ce guide de nombreuses pistes, connues ou plus confidentielles, pour faire imprimer leurs arbres. Les programmes et sites Internet sont décortiqués, leurs fonctionnalités de création d’arbres analysées, les professionnels de l’impression ou de la conception graphique recensés : tout est là pour aider à la décision. 

Quant à ceux qui préfèrent réaliser leur arbre à la main, ils découvriront au fil des pages un florilège de supports et de fournisseurs possibles, selon le type de généalogie pratiqué et selon le rendu souhaité.

Enfin, une partie de l’ouvrage détaille les présentations généalogiques plus intimes, plus originales, voire déconcertantes."

 

 

Comment présenter sa généalogie?

 

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Non ce n'était pas mieux avant de Johan Norberg

17 Décembre 2017 , Rédigé par srose Publié dans #livre

"Non ce n'était pas mieux avant" de Johan Norberg

Chaque jour, à la télévision, dans la presse, sur Internet et dans la bouche des hormmes politiques, nous sommes abreuvés du même discours catastrophiste : le chômage, la pauvreté, les désastres environnementaux, la faim, la maladie et la guerre sont partout. Et pourtant!

Pourtant, l'humanité a fait davantage de progrès au cours des cent dernières années que depuis l'apparition d' Homo sapiens. Pourtant, l'espérance de vie a plus que doublé au XXe siècle, alors qu'elle n'avait pas significativement évolué auparavant. Pourtant, la pauvreté a davantage reculé au cours des 50 dernières années que pendant les 5 siècles qui ont précédé.

Contrairement aux idées reçues, l'humanité a connu, au cours des dernières décennies, un progrès et une amélioration de ses conditions de vie sans précédent . Quel que soit le critère considéré, on peut sans conteste affirmer que "c'est mieux maintenant". Et il y a même toutes les raisons de croire que ce sera encore mieux... demain.

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Retrouver un ancêtre blessé en 1914-1918

29 Octobre 2017 , Rédigé par srose Publié dans #livre

de Sandrine Heiser

"Sur huit millions de combattants français de la Grande Guerre, quatre millions ont été blessés, dont la moitié au moins à deux reprises, et 700 000 ont été réformés pour invalidité. Autant dire que toutes les familles ou presque sont concernées. Dans le cadre des commémorations de la Grande Guerre, le service de Santé des Armées a montré comment il avait du à cette époque s'adapter aux conditions médicales "hors normes" du conflit.
Tant publiques que privées, des archives permettent de retracer le parcours d'un ancêtre blessé et soigné, mais elles sont réparties sur l'ensemble du territoire français, voire au-delà pour les soldats alsaciens-lorrains qui ont combattu du côté allemand. Il est ainsi difficile, pour celui qui cherche un aïeul, de se retrouver sans guide dans la masse des fonds et des sites d'archives disponibles.
Ce livre indique donc la démarche et les documents à consulter en fonction de leurs lieux de conservation. Grâce aux exemples illustrant chaque type de recherche, le généalogiste découvrira les nombreuses pistes qui s'offrent à lui. Une façon, en retrouvant toutes ces informations biographiques, de rendre hommage à cet ancêtre soldat qui a gardé dans sa chair les traces de son dévouement".

 

Retrouver un ancêtre blessé en 1914-1918

 

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Journal d un curé de campagne au XVIIe siècle

10 Juillet 2016 , Rédigé par srose Publié dans #témoignage, #Nord Pas de Calais, #livre

Par Alexandre Dubois, curé de Rumegies (59) de 1686 à 1739.

Permet d'avoir de nombreuses informations sur la vie quotidienne dans le Hainaut au XVIIIè siècle

quelques extraits à consulter sur https://books.google.fr/books?

Journal d un curé de campagne au XVIIe siècle

 

 

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