• Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 9 - Profanation du cimetière

     

    1697 : profanation du cimetière

    « Le premier dimanche de l’avent de cette année 1697 comme il avait neigé, les jeunes hommes sortant de vespres, se jetèrent des boules dans le cimetière. Un nommé Jacques Bouchard qui n’était point disposé à rire se prit de querelle  avec un nommé Jacques Raviart jusqu’à se donner des coups de poing au nez, cum effusione sanguinis per nares (avec écoulement de sang par les narines). Le scandale étant public on a du consulter les supérieurs, qui ont jugé que le cimetière était profané ; et ils ont délégué Monsieur le Doyen pour le réconcilier et ont condamné les coupables à faire allumer une chandelle de deux livres devant le Saint Sacrement , à demander pardon au pasteur – et le pasteur était tenu de le dire publiquement depuis son prône – et ensuite aux dépens tant de la journée du Doyen que de la réparation de l’église où on avait fait deux fosses pour enterrer deux personnes qui moururent pendant les huit jours que le cimetière était profané. Ce qu’il y a à remarquer c’est que le curé fut celui à qui il en a le plus coûté : des exprès à Tournai, le dîner à Monsieur le Doyen, une chaise, le charretier, les chevaux pour le chercher à Saint Amand et le reconduire  sans compter tous les embarras ; tout cela lui en a plus coûté qu’aux deux coupables ».

     

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