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  • En dépouillant les BMS de Frouzins, je suis tombée bien évidemment sur plusieurs couples qui ont eu le malheur de perdre des enfants (en bas âge ou pas) et j’ai une pensée surtout pour deux couples dont aucun enfant n’a survécu et dont la maman est morte jeune.

    Jean Bergougnan et Françoise Cardet ont eu 4 enfants en 10 ans et aucun n’a survécu.

    Un enfant mort né

    Deux enfants décédés avant 5 ans

    Un enfant décédé avant 10 ans

    La maman est morte à 35 ans, 6 mois après la naissance du dernier.

    Q comme QUEL malheur !

    François Lavigne et Toinette Laforgue ont eu 7 enfants en 16 ans dont cinq qont morts avant un an et deux sont morts avant 5 ans. La maman est morte à 40 ans.

     

    Q comme QUEL malheur !

    Un autre couple, Marc Bousinac et Antoinette Estèbe ont eu 3 enfants en 5 ans et tous sont morts avant 5 ans.

     

    Q comme QUEL malheur !

     

     


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  • Un limonadier est un fabricant et vendeur de limonade. Il est avant tout débitant d’eau de vie  si l’on regarde les statuts de leur corporation à savoir celle des distillateurs ; ils sont donc autorisés à débiter : « vins d’Espagne, vins muscats, vins de Saint Laurens et de la Cioutat, vins de la Malvoisie et tous vins de liqueurs, esprit de vin, toutes limonades ambrées et parfumées , eaux de gelées (eaux glacées de cerises, fraises …), glaces de fruits et de fleurs, eaux d’anis, de cannelle, , de franchipane, aigre de cèdre (boissons faites avec des cédrats et des limons), sorbecs (boisson composée de citrons, de musc, d’ambre et de sucre), café, cerises, framboises, noix, et autre fruits confits, dragées en détail ».

    A Frouzins, d’après les recensements de 1896 et 1911, Guillaume Pujol, né en 1852 exerce cette profession.

    Toutefois si l’on s’en réfère à une note sur Gallica un certain Jean Fauré, ex limonadier (à Frouzins ?), receveur et buraliste à Frouzins a été déclaré en faillite le 24 mai 1899. Je n’ai pas trouvé plus d’information pour l’instant.

    M comme liMonadier

     


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  • Avant la Révolution, le plan terrier de 1784 fait apparaître en toute logique une prédominance de la propriété noble et bourgeoise.

     

    (Un plan terrier est un registre contenant la description des biens, les droits et conditions des personnes, ainsi que les  taxes et redevances et obligations auxquelles elles sont soumises – avant l’établissement du cadastre en 1807, c’est le seul document permettant de connaître les propriétés).

     

    Le reste des propriétés étant en fait des tenures (la matrice cadastrale porte la mention « un tel tient dans la juridication de Frouzins ») ; cela signifie que ces « propriétés » appartiennent en fait à un seigneur qui demande en contrepartie de l’utilisation de cette tenure une redevance qui est appelée ici « oublie » et dont le montant semble inchangé depuis le 15ème siècle. En échange les tenanciers ont le droit de louer, vendre, léguer leur bien à leur gré.

     

    Les grands domaines d’avant la Révolution dépassent 100 arpents.

    Il y a celui de Monsieur de Gaillard avec le château des Demoiselles, un par cet deux métairies de Laubenque et de Vermeil plus la métairie de Lègue et diverses parcelles pour un total de 303 arpents et quelques boisseaux.

    Monsieur de Marin, possède le château de Monbel avec son parc, la métairie adjacente et des terres pour un total de 167 arpents et quelques boisseaux plus la métairie de Daydé située dans la commune limitrophe de Plaisance.

    La propriété ecclésiastique représentée par l’hôpital St Jacques de Toulouse possède la métairie de Ste Catherine, celle de Laprade sur le chemin de Plaisance et diverses terres pour un total de 1645 arpents.

    Ensuite Mme de Ladoux avec le château de la Bourgade et quelques terres possède 50 arpents.

    Monsieur Duclos de Paucheville possède 29 arpents. Les Pères Doctrinaires de Toulouse possèdent la métairie de l’Obit avec 45 arpents.

    Le sieur Baric possède 60 arpents, Monsieur Descoffres, qualifié d’avocat à Toulouse, possède 11 arpents et 3 pugnérées, Monsieur Filhes possède 14 arpents et 2 pugnérées, chacun des 3 personnages possédant une maison dans le village et un jardin (plus d’un ha pour M Filhes).

    Le sieur Gérard Savignol possède une grande maison dans le village et 15 arpents de terre, et sa sœur possède la métairie du Ferratié avec 22 arpents, 3 pugnérées et quelques boisseaux.

    Restent 177 domaines de moins de 10 arpents. Un noble, Monsieur de l’Isle possède ainsi 2 pugnérées et 3 boisseaux. Monsieur de Gilède, le curé de Frouzins, possède un jardin et deux vignes le tout pour un arpent et 2 pugnérées.

    Une confrérie locale, le Bassin de Notre Dame, possède une terre d’un arpent et demi.

    La communauté même de Frouzins possède sa maison communale sur l’emplacement de l’ancienne Mairie plus une autre maison avec un jardin et quatre « vacants » en friche pour plus d’un arpent.

    La propriété bourgeoise s’accroît au 19ème siècle.

    La propriété ecclésiastique disparaît. Quelques familles paysannes se constituent des domaines de 10ha et plus (métairie de Lègue) mais la majorité des propriétés paysannes ne dépasse pas 2ha.

    La Révolution n’aura pas eu un gros impact sur la paysannerie finalement.

     

    A noter que l’arpent de Toulouse est divisé en 4 pugnérées comprenant chacune 8 boisseaux.

    1 arpent = 56 ares 903

    1 pugnérée = 14 ares 225

    1 boisseau = 1 are 778

     

    P comme PROPRIETES

    carte de Frouzins en 1784


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  • Nous avons vu que le château de Montbel appartenait à la veille de la révolution à Monsieur de Marin, ancien intendant du roi à la Guadeloupe.

    Je n’ai aucune idée de la façon dont il se retrouva à Frouzins mais j’ai trouvé quelques informations sur lui.

    Il s’agit donc de Jacques Michel de Marin, fils de Jacques Marin et de Catherine Elisabeth de Laguarigue de Savigny. Remontons sa généalogie

    L’ « ancêtre » se nomme Louis Marin, époux de Catherine Cordeilhe. Ils eurent 6 enfants dont Jacques Marin de la ville de Toulon, époux depuis 1626 de Catherine Gareli.

    Le couple eut 13 enfants. L’un d’eux, André, baptisé le 20/01/1644 à Toulon et mort  entre 1716 et 1731 épousa en 1680 à Marseille Lucresse Blanque (Blanca). Il était écrivain de la Marine à Marseille en 1675, écrivain des galères en 1679, écrivain principal des galères en 1697.

    Il eut 12 enfants dont Jacques, né le 3 juillet 1782 à Marseille et décédé le 5 avril 1760 à Saint Pierre Fort. Il épousa en 1719 Catherine Elisabeth de Lagarigue de Savigny, fille de Savinien Michel, chevalier de Saint Louis, lieutenant du roi à la Guadeloupe.

    Il se rendit en Martinique en 1706 comme secrétaire de l’intendant de Vaucresson, commissaire général des galères à Marseille et intendant des îles d’Amérique. Il devint plus tard commissaire ordonnateur et subdélégué de l’intendance à la Guadeloupe, premier conseiller supérieur des îles du Vent.

    Il eut 4 fils : Guillaume Marcel, officier des troupes de la marine, Marin de Saint Philippe, mort à la mer en allant à Sainte Lucie, un autre perdu à la mer dans un bateau du roi lors de l’ouragan de septembre 1756 en passant à Ste Lucie, et notre Jacques Michel de Marin (la particule apparait), seigneur de Montbel.

    Celui-ci est né entre 1719 et 1723 en Martinique et il est décédé à Frouzins, à des milliers de km de là, le 28 septembre 1788. Il avait épousé Louise Thérèse Lemercier de Beausoleil en 1750. Elle mourra en avril 1817 à Toulouse au 27 de la rue du Taur à l’âge de 83 ans. Son décès fut déclaré par ses voisins : un cordonnier et un tailleur d’habits.

    Jacques Michel était cadet à Rochefort, écrivain ordinaire à la Guadeloupe, commissaire ordinaire de la ,marine au département de Rochefort, chevalier de St Louis.

    Il acheta le 14 novembre 1767 le domaine de Monbel à Frouzins à la Dame de Calvel de Ladoux.

    Jacques Michel précisera dans son testament daté de 1784 qu’il doit à Madame de Beausoleil son épouse, la somme de 270 000 livres ; il lui lègue en outre tous ses meubles meublants, effets et argenterie et la jouissance de la part d’un de ses héritiers jusqu’à sa majorité.

    Il eut en effet 6 enfants :

    • Louise thérèse Jacquette Marin, née le 1er décembre 1753 à Basse Terre et morte le 22 septembre 1758 à Port Louis.
    •  
    • Jacques Michel François Marin dit Yphise, né le 14 mars 1759 à Port Louis et mort le 16 avril 1841 à Frouzins ; mousquetaire du roi dans la 1ère compagnie, gouverneur de la ville de Montesquieu (diocèse de Rieux) en 1768, chevalier de St Louis, officier de Bresse en 1790, conseiller général dans l’arrondissement de Haute Garonne de 1820 à 1829.

    Il a épousé le 8 février 1796 à Frouzins Elisabeth Pascale Darboussié. Ils eurent

      • Armand Louis de Marin, capitaine d’infanterie, né à Toulouse en 1797 et mort à Auriac en 1871.
      • Philippine Sophie de Marin, née en 1800 à Toulouse et morte le 4 juin 1866 à Auriac ; elle épousa le 7 octobre 1717 à Frouzins messire Marc Antoine Marcellin de bonnefoy
      • Marcelline Louise Marie Marin née le 26 septembre 1805 à Frouzins
      • Philippe Elisabeth Marin né le 13 octobre 1809 à Frouzins.
      •  
    • Philippe Louis, chevalier de Marin dit Acanthe, chevalier de St Louis, seigneur de Montbel, lieutenant dans les carabiniers en 1790. Il est né le 17 juin 1760 à Port Louis et est mort après 1819. Il vit à Frouzins pendant la Révolution et y est mentionné comme agriculteur ; il habitera ensuite Toulouse, 27 rue du Taur avec sa fille Blanche. Il épousa Marie Lazare Sophie de Marin, une cousine ; il eut Blanche Thérèse Marin née en 1794 à Frouzins et morte des suites de couche le 11 mars 1819 à Toulouse. Elle épousa son oncle suite à une dispense pour mariage en 1815, Michel Louis Marcel de Marin, colonel de cavalerie de 25 ans son aîné.Philippe ou Jacques (manifestement l’un des deux porte le prénom de Aimé) sera maire de Frouzins au début du 19ème siècle.

     

    • Théophile Louis Nicolas Marin, né en 1763 à Port Louis et mort en 1764.

     

    • Pierre Louise Claire Marin, née le 21 avril 1768 à frouzins, au château de Montbel ; elle épousera le 29 septembre 1789 à Frouzins le très haut et très puissant seigneur Marc Antoine Marguerite Bonaventure de Gavarret Rouaix, chevalier seigneur de St léon et Caussidières. Ils eurent
      • Antoinette Pierre Sylvie Louise Céleste de Gavarret Rouaix née en 1790 à Toulouse et morte en 1855 à Roquettes ; elle épousa Jérôme Alexandre Xavier de Thonel d’Orgeix dit chevalier d’Orgeix, chevalier de Charles III d’Espagne ; d’où
        • Elisabeth Philippine qui épousera en 1836 André François Jules de Limairac (1806-1876), commandeur de St Grégoire de Grand et député puis sénateur du Tarn et Garonne
        • Antoine Silvain de Gavarret Rouaix né le 16 octobre 1791 à Frouzins
      •  

     

    • Marie Théophile Marin née le 24 janvier 1770 à Frouzins, morte en 1784 à Toulouse

     


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  • Plusieurs ressources permettent de suivre les mutations des habitants possédant un bien ; il s’agit du Livre Terrier de 1640, celui de 1783 et le cadastre de 1826, des recensements et bien sûr des BMS depuis 1701.

    Entre 1640 et 1783 s’est produit un fort renouvellement de la population de Frouzins. En effet sur 86 noms figurant en 1640 , 28 seulement se retrouvent à partir de 1701.

    En revanche 103 nouveaux noms apparaissent jusqu’en 1800.

    Au XIXème siècle, réapparaissent 10 noms de 1640 et 29 noms du 18ème siècle. En parallèle 59 nouveaux noms arrivent sur Frouzins.

    Et enfin 113 noms apparaissent une fois, parfois deux ou trois fois entre 1800 et 1911 sans apparaître en 1913.

    Au final sur deux siècles une quarantaine de noms stables constitue depuis 1701 un noyau sûr au sein de la population : Pujol, Vidal, Bergougnan, Clamens, Lafforgue, Gaspard, Caussete, Bonet …

    L’étude de ces noms permet d’avoir une idée de l’origine des porteurs : le plus répandu au 18 et 19ème siècle est  Pujol dont les racines se trouvent en Couserans (canton de Castillon) à l’instar des Vidal.

    Les Lafforgue seraient quant à eux originaires du commingeois et les Bergougnan du quercynois.


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