• Les milices provinciales

     

    Les milices provinciales

     

    « De par le Roi, soldats, levez la main. Vous jurez et promettez que vous obéirez aux ordres de vos officiers en tout ce qui concerne le service de Sa Majesté, que vous ne quitterez jamais la troupe dont vous êtes et que voulant servir le Roi avec honneur et fidélité vous n'abandonnerez jamais vos drapeaux ».

     

    (Serment des recrues des milices provinciales; XVIIIe siècle).

     

     

    Le principe La guerre en France sous l’Ancien Régime n’est pas que l’affaire de militaires professionnels. L’armée recrute aussi des mercenaires français ou étrangers et utilise également des milices composées de civils tirés au sort paroisse par paroisse.

     

    Ce type de levée de civils a toujours existé mais de façon ponctuelle et temporaire. Au 17è tout change.

        

    L’ordonnance royale du 29 novembre 1688 imposa en effet à chaque paroisse du royaume l’obligation de désigner un homme qui, incorporé dans une compagnie, contribuait à former un régiment de milice. Désignés pour une période déterminée de 2 à 6 ans selon les époques, ces miliciens devaient servir en tant qu’auxiliaires de l’armée régulière.

       

    Cette ordonnance de 1688 organisa une première levée de 25 050 miliciens, âgés de 20 à 40 ans, répartis en bataillons et compagnies. Chaque homme choisi devait être obligatoirement domicilié dans sa paroisse. Il était désigné à la pluralité des voix par ses concitoyens. Ces miliciens étaient encadrés par la noblesse locale. Tous devaient demeurer au service du roi pendant 2 ans (au départ puis durant 4 voire 6 ans), sans s’absenter de leur paroisse, dans l’attente d’être éventuellement appelés à servir. Ces miliciens étaient habillés et armés par leurs paroisses respectives et, en cas de guerre, soldés par le Roi à raison de 5 sols par jour.

     

    En résumé, cette organisation créée en 1688 par Louvois, supprimée une première fois de 1697 à 1700 puis en 1715, rétablie momentanément en 1719 puis définitivement en 1726 jusqu’à sa suppression définitive en 1791 préfigure le système qui sera celui du XIXe siècle jusqu'en 1875.

     

     

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    Organisation des milices : En 1726, les miliciens forment 100 bataillons de 12 compagnies. Chaque bataillon comporte un nombre variable d’hommes selon les années mais grosso modo cela tourne autour de 700 miliciens par bataillon. Les bataillons portaient le nom de leur commandant et étaient réparties dans les provinces et généralités.

       

    - La généralité de Paris et la Bretagne fournissent chacune 7 bataillons soit 4200 hommes

     

    - Le duché de Bourgogne , le comté de Bourgogne et le Languedoc 6 bataillons

     

    - Les généralités de Rouen, de Châlons, de Tours et de Bordeaux 5

     

    - Les généralités d’Auch et d’Orléans 4

     

    - Les généralités de Soissons, Amiens, Laon, Alençon, Poitiers, Montauban 3

     

    - Celles de Moulins, Limoges, Riom, Lyon, Grenoble les Trois-Evêches, l’Artois, l’Alsace 2

     

    - La Provence, les généralités de Bourges et de La Rochelle, la Flandre, le Hainaut et le Roussillon chacune 1

     

     

    Une compagnie est composée de 2 sergents, 3 caporaux,  3 anspessades (soldats 1ère classe), 41 fusillés et 1 tambour

     

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    Officier de milice

     

    La composition de ces bataillons se modifia au fil des années et des besoins.

    Ainsi 30 ans plus tard, la milice comprend 107 bataillons issus des 29 généralités de France. Chacun des bataillons associe 8 compagnies de fusiliers et 2 compagnies de grenadiers, toutes les compagnies sont de 50 hommes.

    L'ordonnance du 1er décembre 1774 prévoit quant à elle 105 bataillons formant 48 régiments, dont 10 à 3 bataillons, 37 à 2 bataillons et 1 à 1 bataillon. Chaque bataillon reste à 710 hommes avec une formation en 8 compagnies.

      

    Leurs tâches Les miliciens n’étaient pas tous des combattants. Les milices provinciales remplissaient en effet presque toujours des tâches auxiliaires : garde de ponts de passage, de lignes de communications, de forteresses, de prisonniers mais participaient aussi à des missions de couverture, voire à des batailles rangées.

     

    En Flandre wallonne, comme dans bien d’autres provinces frontières, ils devaient aussi participer à des travaux de terrassement et escorter les convois de ravitaillement destinés aux troupes régulières.

     

    De façon générale les troupes réglées tenaient en peu d’estime les miliciens qui pour la majorité n’étaient que de piètres combattants, sans instructions militaires ou si peu.

     

    Pourtant nombre de miliciens provinciaux servirent hors du royaume pour « boucher » les vides occasionnés par les guerres incessantes : Pays-Bas autrichiens, Allemagne et même Bohême, au cours des guerres de Louis XV.

     

    Certains miliciens sont tellement satisfaisants que le roi Louis XIV en 1744 créa le corps des grenadiers royaux, composé de plusieurs compagnies de grenadiers de milice, réunies sous un même chef.

     

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    Uniforme des grenadiers

     

    Fréquence des levées De 1726 à la fin de l’Ancien Régime (avec une courte interruption entre 1758 et 1765), on procéda à 43 levées de milice, soit une levée tous les 17 mois. Bon an, mal an, 10 000 à 12 000 hommes furent appelés avec, en temps de guerre, des crues pouvant s’élever, comme en 1743 par exemple, jusqu’à 66 000 hommes. Ces miliciens, toujours recrutés dans la tranche d’âge des 16 à 40 ans (le minimum fut porté à 18 ans en 1765), devaient effectuer un service de 4 ans (6 ans après 1765) 

      

    Instruction La convocation et l'instruction militaire sont irrégulières. Les convocations pouvaient aller d'une fois par mois à une fois par an; cette dernière fréquence fut ensuite imposée par l'ordonnance de 1774. Chaque convocation ne comprenait à l'origine qu'une seule journée d'instruction militaire, forcément sommaire, mais sa durée fut fortement allongée par la suite.

    Le lieu de convocation ne devait pas être situé à plus de trois jours de marche du domicile et les miliciens percevaient des frais de déplacement : deux sols par lieue. Au lieu d'assemblée ils recevaient un billet de logement chez l'habitant

      

    Mode de recrutement des miliciens. A l’origine, le cadre du recrutement fut celui de la paroisse. Chaque paroisse devait fournir un milicien. Le choix de cet homme dépendit d’abord du volontariat. Puis, le système évolua et l’on tint compte de l’importance de la paroisse qui se vit dans l’obligation de présenter autant d’hommes qu’elle payait de fois 2 000 livres de taille .

    Puis, très rapidement, on introduisit un certain nombre de modalités dans ce mode de recrutement. Dès 1726, par exemple, la levée put se faire selon le nombre de feux que comptait la paroisse . Mais surtout, l’ordonnance du 23 décembre 1692 introduisit dans les procédures de recrutement une nouveauté lourde de conséquences : le tirage au sort.

     

    Si l'on se reporte au Journal d'un curé de campagne (Rumegies dans le Nord), en 1702, cinq garçons furent levés pour la milice

      

    Procédure de levée En 1726 par exemple, le « département de Flandre wallonne et maritime » dut fournir 720 hommes .

     L’intendant devait répartir cet effectif entre les paroisses et les communautés relevant de son autorité. Puis, c’était aux subdélégués de superviser l’opération en commençant par envoyer aux différents syndics, curés et autres responsables locaux, la copie du texte qui ordonnait la levée. Ces autorités locales dressaient alors la liste de tous les « miliciables » en retenant les seuls célibataires, âgés de 16 à 40 ans et mesurant 5 pieds de haut (1 m 62 environ). Si le nombre de célibataires ne suffisait pas, on inscrivait des hommes mariés depuis moins d’un an. Les inscrits devaient ensuite se soumettre à un tirage au sort, le dimanche suivant celui où lecture de l’ordonnance de mobilisation avait été faite par le curé au prône dominical. Précisons qu’on devait tirer obligatoirement dans la paroisse où l’on était domicilié : « aucun passager, vagabond, estranger ou habitant d’une autre paroisse ne [pouvait] être admis à servir à la place d’un milicien tiré au sort » précisait l’intendant de la Flandre wallonne et maritime en 1726.

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    Tirage au sort en 1708

     

    À l’appel de leur nom, les hommes s’avançaient les uns après les autres et prenait un billet qui se trouvait dans un chapeau. Tout le monde tirait mais étaient « bons pour le service » seuls ceux qui se retrouvaient avec un « billet noir », c’est-à-dire un billet sur lequel était inscrit « milicien » . À l’issue de ce tirage au sort était dressé un procès-verbal sur lequel on indiquait le signalement précis de chacun des nouveaux miliciens (nom, âge, taille et autres caractéristiques). Les hommes retenus devaient enfin se rendre au plus vite au chef-lieu de la région pour une première réunion de leur compagnie

     

    Tous étaient, par ailleurs, tenus de demeurer en leur paroisse pendant toute la période qu’allait durer leur service. Cette période de « disponibilité » fut d’abord fixée à 4 ans pour s’élever à partir de 1765 à 6 ans.

      

    Exemptions il existait un grand nombre de cas d’exemption. Échappaient tout d’abord à la milice tous ceux qui ne répondaient pas aux critères physiques adéquats (plus de 20 % des cas en Auvergne). 

     

    De façon générale étaient exemptés la noblesse le clergé, leurs domestiques, les bourgeois vivant de leur rente, les marchands et cultivateur aisés, les hommes exerçant des professions libérales, les fonctionnaires publics les gens de robbe et de plume.

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    Origine sociale des miliciens sur Albi et ses environs

     

     

    Mais aussi une foule de professions jugées trop utiles pour la communauté nationale ou tout simplement incompatibles avec l'exercice des armes : transporteurs, médecins, élèves de l'école royale vétérinaire, collecteurs d'impôts, employés des fermes du Roy, postiers, changeurs, agents municipaux, pompiers, employés des arsenaux, des constructions navales, des poudres et salpêtres, de la monnaie, personnel hospitalier, artistes et nombre d'artisans exerçant des métiers rares, gardes-chasse et gardes forestiers, domestiques de nobles, d'ecclésiastiques, de veuves vivant seules et d'infirmes, desservants laïques des églises, laboureurs, hommes de loi, étudiants, le berger d’une communauté possédant plus de 300 têtes de bétail, le maréchal ferrand d’une paroisse d’au moins 50 feux  et bien entendu les militaires en activité, et en fonction de la durée de leurs services, certains anciens militaires.... Certaines charges publiques dispensaient du tirage : maires, échevins, syndics, membres des milices bourgeoises, comme déjà vu. Noter que différents emplois et charges exemptaient non seulement le titulaire mais aussi son premier valet ou premier commis ou l'aîné de ses fils, voire tous.

     

    Les services rendus à l'État pouvaient entraîner aussi des dispenses : ainsi les fils de capitaines retraités n'étaient pas soumis au tirage.

     

    Certaines situations socio-familiales délicates entraînaient aussi l'exemption : fils aînés de veuves chargées de familles ou vivant seules, et même de pères âgés vivant seuls, orphelins chargés de leurs frères et sœurs…

     

    À Arras, entre 1778 et 1783, près de 17 % des « miliciables » furent ainsi réformés .

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    Eviter la milice Exceptionnellement, les paroisses étaient autorisées à recruter des remplaçants dont elles devaient rémunérer le « volontariat ». Pour cela, on trouvait l’argent en taxant les paroissiens. Dans les campagnes artésiennes, par exemple, on imposait les paroissiens selon le nombre de charrues (une quarantaine d’ares environ) que comptaient les exploitations . Un contrat précis et détaillé était ensuite établi entre la communauté et celui qui se présentait pour être volontaire pour servir dans la milice, à l’exemple de celui conclu en 1733 devant le bailli d’Aubigny (en Artois) :

     

    « Le soussigné… natif de…, fils de…, demeurant à…, déclare servir Sa Majesté en qualité de milicien pour les villages de Thilloy-les-Hermaville et d’Ofines (?), pendant le temps de 5 années, porté par l’ordonnance du [12 novembre 1733], dont il a eu lecture à son apaisement (?) et à laquelle il promet satisfaire sous les peines portées, et ce, au lieu et par remplacement du nommé Michel Viconne, milicien, décédé depuis quelque temps, lequel servoit de milice pour lesdits villages, moyennant quoy la jeunesse desdicts lieux promet luy paier la somme de 30 livres pour son engagement ou remplacement, et par dessus ce de luy mettre ès mains par forme de gratification, celle de… le tout lorsqu’il aura été reçu par Messieurs des États d’Artois, et admis milicien par M. le Commissaire de guerre ».

      

    Attention toutefois car le roi punissait sévèrement toute tentative pour échapper au tirage au sort et au service de milice : « ceux à qui le sort sera échu », précisait-on en 1776 en Flandre wallonne, « ne pourront en substituer d’autres en leur place, sous tel prétexte que ce puisse être, quand même des garçons de la même paroisse offriront de servir pour eux ». Jusqu’en 1705, ceux-ci étaient condamnés aux galères avec ablation du nez et des oreilles, puis on se contenta de la peine du fouet et de la flétrissure.

      

    Mais tous les moyens sont bons pour échapper à la milice : postuler à une place qui permettait d’être exempté (laquais d’un ecclésiastique, par exemple), se marier en urgence, devenir marchand ambulant pour expliquer le pourquoi de son absence lors du tirage au sort… On essayait aussi de tomber malade en ayant recours à divers artifices…on fuyait hors du royaume :  à Arras, entre 1778 et 1783, on enregistra jusqu’à 22 % de déserteurs. D’autres encore se mutilaient.

     

    «Ils criaient et pleuraient qu’on les menait périr et il était vrai qu’on les qu’on les envoya presque tous en Italie dont il n’en était jamais revenu un seul » écrira Saint Simon en 1705 (Duc et pair de France, mémorialiste, 1675-1755) 

     

    Charles Pinot Duclos (écrivain et historien 1704-1772) dira dans Mémoires secrets ; « j’ai vu dans mon enfance ces recrues forcées conduites à la chaine comme des malfaiteurs ».

      

    Le tirage au sort est honni, la milice haïe  « Que le tirage à la milice soit supprimé dans toute la France », réclamaient les députés des négociants d’Arras en 1789, « comme attentatoire à la liberté naturelle des citoyens, nuisible au commerce, à l’agriculture, ne pouvant fournir au roi que des soldats qui le servent contre leur gré, et qui pourroient être très utiles dans d’autres professions, et que dans le cas où l’État auroit besoin de miliciens, les communautés soient libres de fournir leur contingent en hommes de bonne volonté et de se les procurer de telle manière qu’elles trouveront convenir… » 

     

    En 1710, le duc d’Aumont, gouverneur du pays, argumentait déjà dans le même sens en regrettant qu’après le départ des miliciens, il ne resta « plus d’hommes pour la moisson… » .

     

    En 1701 Lille devait fournir  182 hommes et se plaignait de ne plus posséder d’artisans « ceux qui restent sont criblés de dettes et émigreront certainement pour éviter la nouvelle imposition ; Douai ville sans commerce et sans trafic remplie de couvents, casernes, arsenaux, collèges ne vit que de son université ; l’annonce de la levée la dépeuplera et ses étudiants retourneront » en Flandre, Hollande, Allemagne et ailleurs

      

    Une levée de milice coûtait fort cher À partir de 1726, les paroisses devaient équiper leurs miliciens. Certes, le roi fournissait l’armement, soit un fusil, une baïonnette, une épée, une giberne, un ceinturon, et habillait le milicien : un justaucorps de drap blanc, une veste et une culotte de serge blanche doublée de toile grise avec, pour la veste, un revers, un collet et des parements bleus.

    Mais les populations devaient, quant à elles, continuer à payer le petit équipement, soit un chapeau bordé d’un galon d’argent faux, deux chemises de toile, deux cols, une paire de souliers, une paire de guêtres et un havresac .

     

    Les milices provinciales

    Uniforme des régiments provinciaux sous Louis XVI

      

     

    En janvier 1746, le coût de ce « petit équipement » pour 290 miliciens levés en Flandre wallonne et maritime s’éleva à 8 263 livres 10 sols.

      

    À ces frais s’en ajoutaient d’autres. Il fallait, en effet, payer l’homme qui conduisait le ou les miliciens au lieu de regroupement.

     

    Les paroissiens devaient aussi verser en temps de paix une solde, prise en charge par le Roi en temps de guerre. Cette solde payée par les paroisses fut fixée à 4 sols par jour par l’ordonnance de 1705. Pour un service d’une durée d’environ 5 ans, une communauté pouvait donc débourser près de 365 livres, soit 70 livres par an. C’est ce que payèrent le 6 mai 1784, au milicien Alexandre Lhomme, les communautés d’Arleux, Mont d’Arleux, Thélus, Bailleul-sir-Berthould et Willerval.

     

    Au total, l’entretien d’un milicien pouvait approcher la centaine de livres et on comprend donc pourquoi certaines paroisses s’associaient pour supporter ces frais

     

     Un avantage fiscal est tout de même prévu  à partir de 1732 :  

    Le père du milicien jouit pendant durée du service du fils d’une dispense complète de l’impôt de la taille si sa quote part était fixée à moins de 20 livres ; au dessus de ce chiffre il ne payait que l’excédent

    Le milicien quant à lui ne peut être imposé à la taille que deux ans après sa libération pour ses bien propres ou pour ceux de sa femme s’il venait à se marier pendant ces deux années. S’il était marié avant de tober au sort sa côte personnelle tait diminuée de 10 livres durant des années de miliciens

     

     

     

    Les milices disparaissent en 1791 mais en 1798 un autre type de levée de recrues est mis en place : la conscription. Avec les mêmes inégalités .....

     

     

     

    Sources  

    Les milices et les troupes provinciales, volume 1834 –  Léon Clément Hennet

     

    Les milices provinciales dans le Nord d royaume de France à l’époque moderne (17è-18è) – Revue du Nord, volume 350, n°2, 2003, pp279-296 - Alain Joblin

     

    La milice dans l'intendance de la Flandre Wallonne au XVIIIe siècle – revue du Nord, 1937, volime 23, n°89, pp5-50 – Marie Agnès Robbe

     

    L’obligation militaire en France sous l’Ancien régime – Lieutenant Colonel Alain Huyon

     

     

     

     


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