• Lutter contre l’indigence à Lille sous l’Ancien Régime – les hôpitaux, hospices et autres maisons charitables

    Plusieurs œuvres et établissements prodiguaient soins, secours et hébergement aux nécessiteux de Lille sous l’Ancien Régime. Parmi ceux-ci les hôpitaux, hospices et maisons charitables que l’on retrouve un peu partout dans Lille et qui pour certains ont traversé les siècles jusqu’à nous. En voici quelques uns :

     

    1/Le plus ancien hôpital lillois est celui de St Jean l’Evangéliste ou Saint Sauveur fondé vers 1216 par la comtesse Jeanne de Flandres, entre l’église Saint Sauveur et la porte Saint Sauveur dont il pris le nom. Il fut inauguré par Jean Martin, chanoine de la Collégiale de St Pierre (édifice située le long de la Basse Deûle à l’emplacement de l’actuel Palais de Justice) et était destiné à accueillir les malades pauvres. Au 18e siècle, c’est le principal hôpital actif de Lille. En 1720 il y avait 60 lits dont la moitié réservé aux soldats malades ou blessés.

    Il fermera ses portes en 1958 et fut détruit en 1960. Seul demeure aujourd’hui le pavillon Saint Sauveur, siège actuel de la Fondation de Lille.

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    1920 - Hôpital St Sauveur face ancien square Ruault (actuel hôtel de ville)

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    Ce qui reste de l'hôpital St Sauveur : le pavillon St Sauveur

     

    2/L’Hospice Gantois ou hospice St Jean Baptiste à Lille, dit aussi des « Vertus républicaines » sous la Révolution, fut créé en 1462 par un riche bourgeois du nom de Jean de la Gambe dit le « Ganthois » car originaire de Gand. Son testament rédigé en 1466 précise qu’il s’agit d’«un hôpital et Maison-Dieu sous le titre de monseigneur Saint Jehan Baptiste, nommé autremans hospital des cartriers».

    Destinée à recevoir « treize anciennes gens décrépités et débiles, hommes ou femmes », originaires de Lille. L’œuvre sera tenue par six Augustines « vêtues simplement d’une cotte de drap griset » ou d’un « affuloir (linge)nommé faille de drap noir ».

    Les religieuses furent chassées en 1789 puis rappelées en 1815, et poursuivirent leur tâche jusqu’en 1995. Lorsqu’elles revinrent en 1815, une nouvelle réglementation sélectionne les malades éligibles aux soins apportés dans l'établissement. Il faut désormais avoir moins de 70 ans, être né à Lille et y avoir résidé au moins 5 ans, avoir payé une patente et être dans un état de santé interdisant « une activité permettant de subvenir à ses besoins ».

    L'édifice est aujourd'hui devenu un hôtel de luxe.

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    Salle des malades

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    3/Il y avait également l’hôpital Notre Dame ou Comtesse qui date de 1236 avec 62 lits en 1788.  Situé rue de la Monnaie dans le Vieux Lille, désaffecté en 1939,  il abrite aujourd’hui un musée.

    C’est Jeanne de Constantinople, comtesse de Flandre, qui fonde en 1236 dans l'enceinte de son propre palais cet hôpital qu'elle dote richement. En 1243, elle fait don des moulins de Lille et de Wazemmes à son Hôpital ainsi que du droit de banalité des moulins qu'elle possède sur toute la banlieue de Lille et que l'on appelait la Mannée de Lille. Cette mannée comprenait les villages qui s'inscrivaient à l'intérieur d'un territoire autour de Lille, de circonférence à égale distance de Seclin, Anstaing et Tressin.

    De l'établissement primitif réservé aux malades pauvres, aux pèlerins et aux passants, il ne reste rien, suite à un incendie survenu dans la nuit du 11 avril 1468 l'ayant entièrement détruit ; un autre incendie détruisit le 17 mars 1649, la chapelle et des bâtiments conventuels, de sorte que la majeure partie de l’établissement actuel date du 17ème siècle.

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    Cour hospice Comtesse

     

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    Hospice Comtesse côté rue de la Monnaie

    4/L’hospice de la Conception Notre Dame dit des Bleuettes au 23 de la rue St Sauveur date de 1648 et fut fondé grâce au legs du chanoine de la Collégiale de St Pierre, Jean Dubus, pour accueillir des femmes frappées de maladies chroniques.

    Le nom de « Bleuette » vient de leur habit de dessus bleu. Faute de revenus il disparaît en 1769.

     

    5/ L’hôpital du St Esprit, rue de l’Abiette (rue de Tournai) puis rue du Pont Neuf, date de 1650 et fut fondé par Jérôme Ségon, écuyer et sa sœur Françoise pour héberger une quinzaine de pauvres invalides qui seront soignés par des religieuses du Saint Esprit. Le bâtiment de la rue de Tournai sera en 1668 cédé aux Bons Fils pour loger les aliénés. Il fermera en 1797.

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    Religieuses su Saint Esprit

     

    6/ L’hôpital St Joseph ou des Incurables (rue de Courtrai puis 56 rue royale) fondé en 1656 par les prêtres Philippe Descleps et Jacques Tesson, est destiné à héberger des soldats invalides abandonnés.  Il accueille une vingtaine de  pensionnaires en 1675. Il accueillera les « pauvres hommes affligés de maladies incurables». Il deviendra pendant la Révolution l’Hôpital des Sans Culottes incurables. Il fermera en 1797.

     

    7/ L’hôpital St Jacques (16 ou 18 rue St Jacques) fut créé en 1431 par la Duchesse Isabelle du Portugal, épouse du Duc de Bourgogne, Philippe le Bon, pour les pèlerins de St Jacques de Compostelle puis pour les "femmes en gésine" (en couche) afin "de les relever, visiter servir et seconder" ; au 18ème siècle il n’y avait que 2 lits : les femmes n’y entraient que 9 jours après l’accouchement et y restaient une quinzaine de jours.

     

    8/ L’hospice Ste Catherine de Sienne dit des Vieillettes fut fondé en 1541 par Jean Barge, bourgeois de Lille et sa femme Marguerite Leroux : ils firent don d’une maison rue de Sailly (rue des Trois Molettes – il se trouvait à l’emplacement du parvis de la cathédrale de la Treille) pour loger, nourrir et entretenir treize pauvres chartrières (impotentes) de Lille jusqu’à la mort de la dernière vivante. En 1576 il fut décidé qu’on continuerait à y admettre de « pauvres et honnêtes personnes âgées d’au moins 60 ans, pauvres et sans aide ». Cette fondation fut supprimée en 1797.

     

    8/ L’hôpital St Charles Borromée dit des Vieux Hommes au coin de la rue des canonniers et de la rue de Roubaix fut fondé en 1622 par François Van Hoyqueslot, seigneur de la Hallerie,  pour abriter « trois hommes anciens nés à lille ayant au moins 55 ans et ne pouvant travailler ». Il comptera jusqu’à 68 lits en 1631. En 1674 les malades sont renvoyés chez eux ou sont transférés aux Bonnes Filles pour permettre d’y loger les soldats. Il fermera en 1797.

     

    9/ L’hôpital Ste Elisabeth ou Béguinage rue du béguinage fut fondé en 1234 par la Comtesse Jeanne de Flandre et sa sœur Marguerite pour abriter 14 femmes de condition modeste, ne pouvant se marier faute de dot ou ne souhaitant pas devenir de religieuses faute de vocation ou de place dans un couvent. Il est précisé qu’il doit s’agit d’ « enfants de bonnes gens, vivant en chasteté ». Ces demoiselles passent leur temps à travailler, prier et faire œuvre de charité. Le Béguinage occupe un terrain compris entre les rues de Metz, Saint Sébastien et rue Princesse et comprend une rangée de 16 maisons , une chapelle et un jardin.  En 1401 une odonnance de Philippe le Hardi précise que les béguines doivent payer 12 livres parisis pour y être admise et ceci au vu du train de vie des Béguines qui vivaient au dessus de leur moyen ; elles n’auraient dorénavant qu’une seule « méchine » (servante) à leur disposition .

    A la Révolution le béguinage recueille les femmes pauvres, malades, infirmes, veuves et les jeunes filles sans protection ; il sera en 1796 considéré comme un hospice pour femmes ayant une situation financière précaire.

    En 1841 Louis Philippe met fin au Béguinage en précisant que celui-ci disparaitra avec la mort de la dernière Béguine. Le Béguinage fut démoli en 1855.

     

    10/ L’hôpital Notre Dame de la Charité , rue de l’Arc, fondé par François Heddebaut , bourgeois de Lille, pour abriter des « pauvres femmes veuves ou filles chartrières (impotentes) débiles et abandonnées de secours humains » que l’on pourra trouver en ville et dans la chatellenie de Lille. Il fut transféré rue notre Dame (rue de Béthune) en 1643 et possède 25 lits à cette époque. Il fermera en 1797.

     

    11/ L’orphelinat de la Conception ou des Bonnes Filles rue royale a été créé vers la fin du 15è et était destinés à hospitaliser les orphelins. En 1752 l’intendant des Séchelles mit les orphelins dehors pour faire de la place aux soldats malades ou blessés. En 1765 ils trouvèrent asile à l’orphelinat des Bapaumes. 

     

    12/ La Maison d’Orphelines dite de la Présentation Notre Dame , 20 rue de l’hôpital militaire, fut fondé par Martine de Grave en 1630 ; à l’époque elle fonde une école située rue des Buisses à Lille pour les filles ; en 1646 elle donnera trois maisons dont deux rue des Jésuites et la 3ème aboutissant à cette rue et à celle de Notre Dame pour y établir l’école sous le nom de la présentation Notre dame pour les pauvres orphelines ou abandonnées. Elle cessera son activité en 1730 faute de ressources.

     

    13/ La Maison des Bons Enfants, rue des Sept Sauts (angle de la rue Trulin et d’Anatole France), a été fondée avant 1124 par Jean de Pardieu et hébergeait des indigents autorisés à mendier en ville. Cet établissement donna son nom à la cour des bons enfants qui sera démoli pour laisser place au théatre (opéra).

     

    14/ Maison de Bapaumes, rue des Jésuites (rue de l’hôpital militaire), date de 1605 ; elle fut fondée par Guillaume de Boileux dit Bapaumes qui institue une école pour 80 garçons et 20 filles orphelins pauvres de Lille. La Maison fusionnera avec les Bleuets à la Révolution ; en 1797, les orphelins seront transférés à l’hospice Comtesse.

     

    15/ L’hôpital Notre Dame des Sept-Douleurs dit Stappaert fondé en 1656 par Jean Stappaert, bourgeois de Lille était un orphelinat de filles natives de Lille âgée de 5 à 15 ans. IL fit en effet don d’une maison située à l’angle de la rue du Plat et de la rue de la Vignette, vis à vis des Hibernois.

    La maison des orphelines de la Présentation Notre Dame et la maison des Bonnes filles lui furent rattachées. L’hopital fut transféré en 1884 au 78 rue de la Barre dans l’ancienne Maison Noble Famille. En 1912 les orphelines doivent être âgées de 6 à 12 ans . Huit sœurs de St Vincent de Paul s’occupent de 60 à 80 filles qui suivent les cours à l’école et qui travaillent à l’ouvroir. Un incendie en 1954 les oblige à aller aux Bleuets rue Boileux ; l’établissement fermera en 1964.

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    Sœurs de St Vincent de Paul

     

    16/ Le refuge des Sœurs de la Madeleine ou Madelonnettes ou filles repenties fondé en 1481 par Jean de la Cambe, le Gantois, au 39/41 rue de la Barre, pour offrir aux filles de légère vie un lieu « où elles se puissent retraire pour amender leur vie au salut de leur âme ». En 1532, le Magistrat délègue la gestion de l'établissement aux sœurs de la Madeleine (ou Madelonnettes, ou repenties) de Saint-Omer et les autorise à soigner les malades en ville. Au 18ème siècle, le refuge recevra également les femmes ou filles de bonne famille « que le dérangeemnt de leur conduite oblige à séquestrer par lettre de cachet ou autrement ». Le refuge sera fermé à la Révolution et transféré aux Bons Fils.

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    17/ L'hôpital des Bons Fils du Tiers Ordre de St François était une maison de réclusion, place de la gare, qui fut créée en 1668 : il accueillait les aliénés pensionnaires ou placés d’office et des libertins séquestrés à la demande des familles ; le bâtiment sera détruit en 1867 pour l’ouverture de la place de la gare et de la rue Faidherbe.

     

    18/ Existe aussi le bouillon des pauvres et la Noble Famille : cette dernière fut fondée par Marie Anne de Sepmeries en 1683 pour élever gratuitement « des jeunes filles nobles de parents déchus » de Flandre wallonne et de Hainaut et âgées de 7 à 18 ans. Le nombre de pensionnaires variera de 15 à 25. Elle fermera à la Révolution, ses pensionnaires étant conduits à l’hôpital général.

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    19/ L'hôpital des Grimaretz était situé rue Basse, à Lille: les maisons actuelles de cette rue portant les numéros pairs de 8 à 24 et celles de la rue du Cirque, numéros 2, 4 et 6.ont été construites sur l'emplacement jadis occupé par cet asile, institué en 1345 par Lotart Canart et sa femme Marie de Pont Rohart(ou Pontrewart) , pour y loger et nourrir douze pauvres passageurs ( voyageurs )" qui ne pouvaient y séjourner plus d’une nuit. L’établissement était administré par des Dominicains. Marie de Pont Rohart changea l’affectation de l’hôpital en 1376 et y fonda des lits pour malades et deux pour les femmes en couche.

     

    20/ L'hôpital St Julien, situé rue Basse a été créé vers 1291 ; il comportait 16 lits ne pouvant être occupés qu’une seule nuit dans un premier temps puis il fut admis que les pensionnaires puissent rester 3 jours et 3 nuits. Il fut supprimé en 1701 en raison des troubles occasionnés par les gens hébergés et ses biens furent transférés à l’hôpital des Invalides

    Il sera supprimé en 1701 en même temps que l’hôpital des Grimaretz, ses biens étant transférés à l’hôpital des Invalides.

     

    21/ L’hospice des Invalides : en 1686 une déclaration du roi ordonna aux mendiants de se retirer dans leur lieu de naissance pour y travailler dans les hôpitaux généraux créé pour eux ; à défaut ils seront condamnés aux galères pour 5 ans). En 1687 une déclaration royale aggrava les peines prévues et le Magistrat de Lille demanda aux ministres des pauvres de déterminer ceux qui méritaient l’assistance et de leur distribuer une autorisation de mendier consistant en « fleur de lys en fer blanc de couleurs différentes selon les paroisses". En 1699 un règlement prescrit pour les hommes de porter la fleur de lys au chapeau et sur le corps de jupe pour les femmes ; tous les autres seront obligés de sortir de la ville.

    En 1700 l’interdiction de mendier devient absolue ; les mendiants sont alors enfermés dans les hôpitaux généraux ; il n’en existait pas à Lille à l’époque. Le Magistrat décida alors d’hospitaliser les mendiants invalides dans les casernes d’Anjou d’où le nom d’hospice des invalides, situé 6 rue du lieutenant Colpin. En 1701 fut réunis à l’hospice des Invalides les revenus des hôpitaux St Julien et des Grimarets et la Bourse commune des pauvres dut fournir annuellement 6000 florins.

    L’hôpital des Invalides sera réuni à l’hôpital général en 1738.

      

    22/ Hôpital général : En juin 1738, Louis XV autorisa par lettres patentes les magistrats de Lille à fonder un hôpital général destiné à l'accueil et à l'enfermement des enfants abandonnés, des invalides et des mendiants. Il fut choisi un lieu à l’écart du centre-ville bordé par le canal de la Basse Deûle. Il ouvrit en 1744 mais les  travaux durèrent de 1739 à 1846. Appelé le " Bleu Tot " en raison de sa couverture d'ardoises, l'hôpital fonctionna jusqu'en 1988. Le bâtiment en façade est occupé depuis 1997 par l'Institut d’Administration des Entreprises. 

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    après 1870

    En 1744 il reçut 500 adultes et 681 enfants qui se trouvaient à la ferme du Riez de Canteleu : on apprenait aux filles à faire de la dentelle et de la broderie et aux garçons des souliers et des tissus.  Le produit de la vente était pour les 2/3 versé à l’administration et pour 1/3 aux ouvriers.

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    1870 - l'hôpital général avec la basse Deûle encore visible

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    L'hôpital général aujourd'hui

     

    L’hôpital ne régla toutefois pas le problème de la mendicité, les mendiants étant de plus en plus nombreux ; on créa donc des dépôts de mendicité ; le dépôt de Lille fut établi en 1769 près de la porte des malades sur l’emplacement de l’ancien hôpital militaire St Louis ; y furent envoyé aussi les fous et les filles publiques.

     

    Au final au 18ème siècle il y avait deux organismes principaux : l’hôpital général et les ministres généraux de la bourse commune des pauvres. En 1750 ces deux organismes furent réunis en bureau de la charité générale . Les pauvrisseurs des charités paroissiales deumeurèrent et des conflits persistèrent entre eux

    Les Lillois nécessiteux ont donc à leur service un grand nombre de secours à leur disposition mais la qualité de ces soins et accueil diffèrent d’un établissement à l’autre. En 1788 l’inspecteur général des hôpitaux Jean Colombier, également médecin militaire et hygiéniste (1736 – 1789) s’aperçut ainsi que les religieuses de l’hôpital Comtesse mangeait l’excédent des recettes en repas et réceptions pour leurs amis et proches. Idem pour St Sauveur. Montlinot, écclésiastique et journaliste français (1732-1801) précise quant à lui que  l’hôpital général dégageait « une odeur insupportable ». L’intendant de Flandres et d’Artois Esmangart (1736 – 1793) dit qu’ un grand nombre de ces établissements faisait grand tort à la charité publique…

     

     

    Après la Révolution Française, la commission administrative des hospices civils de Lille réalisa une réduction du nombre des établissements charitables, laissant subsister l'Hospice Gantois et cinq autres lieux (Comtesse, Saint – Sauveur, l’Hôpital général, les Madelonnettes et Stappaert).

     

    Sources

    http://www.patrimoinehospitalierdunord.fr/accueil/index.html

    Au cloître et dans le monde: femmes, hommes et sociétés (IXe-XVe siècle ...) de Patrick Henriet et Ann Marie Leg

    La vie à Lille de 1667 à 1789 d’après le cours de M de St Léger d’Aristote Crapet

    http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx1983x017x003/HSMx1983x017x003x0223.pdf : le béguinage de lille 1245 - 1841

     

     


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