• L'église et son cimetierre sont au centre du village.

    On y trouve de temps en temps des troupeaux qui y paissent; des manifestations peuvent y avoir lieu (marchés, foires ...)

    Ce n'est qu'au XVIIème siècle que des murs y sont construits et que des édits vont interdire toute activité.

     

    A partir de 1760, la présence des cimetieres dans les villes est contestée. et en 1776 une décision royale impose l'implantation des cimetières en dehors de l'agglomération et interdit les sépultures dans les églises sauf pour quelques privilégiés.

     

    Le catéchisme se généralise à partir de 1670 (pour contrer notamment les idées protestantes). La multiplication des écoles paroissiales où l'on apprend à lire, écrire et compter favorise la christianisation même si bcp de enfants issus des milieus défavorisés ne fréquentent pas ces écoles.

     

    C'est à cette époque que l'église pose un discours moralisateur et culpabilise la sexualité et tout ce qui touche au corps.

     

    Les paroissiens doivent participer à la vie religieuse imposée par l'Eglise sous peine d'être excommuniés :

    - la messe : ne pas y assister est un pêché mortel; la messe est dite en latin; le curé peut autoriser une seule personne de la famille à y assister (les autres membres s'occupant des bêtes par ex)

    - le carême : 40 j de réflexion , receuillement, privation(absence de viande, d'oeufs, pas de mariage ni de relations conjugales) en souvenir du jeune de Jésus dans le désert avant son entrée dans la vie publique

    - période de l'avent qui précède Noël : abstinence lundi, mercredi et vendredi

     

    le baptême : essentiel car sinon l'enfant erre dans les limbes; permet d'effacer le péché originel et l'impureté lié à laccouchement

     

    rites de relavailles : les femmes sonr réputées impures aprs l'accouchement et doivent garder le lit 40j puis sze rendre sur le parvis de l'église avec une matrone pour être bénie par le preêtre et pouvoir ensuite entrer dans l'eglise

      

    mariage : les parents au 4ème degré canonique ne peuvent se marier (sauf dispense); les célébrations ne peuvent avoir lieu pdt le carème, la pentecôte, la toussaint, l'avent:; le vendredi est évité ainsi que le  dimanche

     

    les personnes mortes après avoir refusés les saints sacrements, les suicidés les non catholiues seront entreeés à l'écart du cimetierre

     

    la chasse aux sorcières : de 1580 à 1682; chasse aux sorci-=ères 4 à 5000 personnes mourront sur le bucher

     

    L'époque est très superstitieuse (le mariage le jeudi peut entrainer un marié cocu, les catstatophes naturelles sont des punitions divines, période des 12 jours la buche doit bruler 3 ou 9 j pour assurer de la chance à la masionnée et les cendres serviront à faire des relèdes, purifier l'eau du puit ...

    l'église condamne ces superstitions et réglementte les fêtes et les processions

     

    Au XVIII les comportements changent : controle des naissance dans les milieux aritocrates et bourgesois puis en milieu urbain

    Les enfants illégitimes augmentent (plus d'abandons et plus de conceptions prénuptiales);le nbre de demandes de prières pour le salut de l'âme baissent.

     

     


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    Quelques chiffres

    Mortalité en couches

    le taux de mortalité maternelle représente le nombre de décès liés à la maternité (complication de la grossesse, accouchements et complications)

    • 1947/1948 = 85.5 décès pour 100 000 naissances
    • 1957/1958 = 56.3 décès pour 100 000 naissances
    • 1967/1968 = 30.5 décès pour 100 000 naissances
    • 1975/1977 = 16.3 décès pour 100 000 naissances soit 0.163 décès pour 1000 naissances

     

    ... contre 1700/1829 = 11.5 décès pour 1000 naissances

    La naissance au fil des siècles ...

    Jusque vers 1730, la césarienne est considérée comme un meurtre. Elle est interdite sur les femmes vivantes. On laisse donc mourir la mère puis dans la minute, le foetus ets sorti pour être baptisé vivant.

     

    Après 1730, la césarienne est autorisée mais la mère meurt dans 80% des cas.

     

    À noter toutefois que la césarienne est "au point" au 16ème siècle :

    La première opération connue et réussie sur une femme vivante date de l'an 1500. Cette année-là, Jacques Nuffer, un castreur de porcs Suisse qui, voyant sa femme sur le point de mourir en travail, demande aux magistrats la permission de lui fendre le ventre. Il réussit parfaitement son exploit, puisque son épouse eut plusieurs autres enfants par la suite, tandis que son fils vécut 83 ans.

    Par ailleurs, à Avignon, en 1581, le Français François Rousset décrit l'intervention de la césarienne dans son traité Enfantement césarien. Il précisait notamment comment il fallait procéder:

    • la vidange de la vessie avant l’opération;
    • l’incision paramédiane droite ou gauche;
    • l’utilisation de deux types de bistouris: l’un rasoir à pointe, l’autre rasoir à bouton «pour ne pas blesser le bébé»;
    • pas de suture de l’utérus qui se resserre de lui-même;
    • drainage de l’utérus par la mise en place d’un pessaire en cire.
    • fermeture de la paroi abdominale

    Mais même encore au 19ème siècle, la suture de l’hystérotomie, seule capable de juguler l’hémorragie, est considérée dangereuse se compliquant d’infection et empêchant un bon drainage. Aucun manuel d’obstétrique ne conseille d’administrer aux patientes un calmant ou un narcotique. Les médecins refusent de suturer la paroi de l’utérus, laissant une plaie interne béante par laquelle les écoulements utérins pénètrent directement dans la cavité abdominale. Les femmes succombaient à une hémorragie ou à une septicémie, les médecins passant directement de la salle d’autopsie à la salle d’accouchement

     

    En 1878, un médecin milanais, Edoardo Porro, fait progresser l'intervention en y ajoutant des mesures d'hygiène, soit la désinfection des mains du médecin et le nettoyage des plaies au champagne ou au laudanum. Il pratique également une hystérectomie partielle sur la mère. Ces aménagements engendrent une baisse des mortalités maternelles et fœtales (qui atteignent respectivement 25% et 22%).

     

    Baptême

    Le baptême est primordial pour éviter que le bébé erre dans les limbes, plus important même que sa vie.

     

    Mortalité infantile

    Elle est de 25% au XVIIIème siècle avant le 1er anniversaire à 20% en 1815 et 3 % en 1913.

    Le taux passe à 90% chez les enfants abandonnés ou mis en nourrice.

     

     

    Sources

    La mortalité maternelle en France au XVIIIè siècle par Jacques Houdaille et Hector Guttierez

    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pop_0032-4663_1983_num_38_6_17819


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    Se transmet par voie digestive, qu’il s’agisse de l’eau, des aliments souillés par les déjections des malades ou par simple contact

    Vomissements ou  diarrhées aqueuses, abondantes et indolores, qui entraînent une déshydratation rapide du malade. La température tombe à 35/36°. Le malade a un aspect cyanosé.

     

    En 1832 le choléra arrive pour la première fois en France causant 100 000 décès essentiellement en région parisienne et dans le nord du pays.

    Le choléra arrive réellement à Paris le 26 mars 1832 même si dans les jours précédents des cas douteux ont été signalés. Ce jour là, quatre personnes furent frappées tout à coup presque simultanément et moururent en peu d’heures, dans la rue Mazarine, dans les quartiers de la Cité, de l’Hôtel-de-Ville et de l’Arsenal. 

    Dès le 31 mars, il y avait déjà à Paris 300 malades, et sur les 48 quartiers de la ville, 35 étaient envahis. Le troisième arrondissement était seul épargné. Du 31 mars au 1er avril, l’épidémie se répandit dans toute la capitale. 

    En avril toute la ville est contaminée :  de 100 décès le 2 avril, on atteint les 7 000 morts 12 jours plus tard.

    Un élève chirurgien au Val-de-Grâce déclara en avril qu’elle s’attaque aux vaches et aux dindons ; certains journaux de province parlent même du choléra des poules et des chats !

    Les Parisiens qui le peuvent fuient la capitale, emportant avec eux sans le savoir le mal en province. À ceux qui restent, la capitale offre des rues désertes. Plus d’échoppes. On cesse, pendant quelques jours, de payer péage au pont des Arts. Il n’y a de mouvement que sur le Pont-Neuf, où des brancards chargés de morts ou de mourants se dirigent vers l’Hôtel-Dieu. Ailleurs, de rares passants, souvent de deuil vêtus, se hâtent, le mouchoir sur la bouche.

    Les seuls mouvements de foule se déroulent devant les pharmacies : le camphre monte de 5 à 24 francs. Le bruit se répand que les riches ont accaparé tous les médicaments ; et parfois la foule proteste, devant les officines, contre le renchérissement des produits.

    Les corbillards manquent ; Le ministre de la Guerre est sollicité : il prête des fourgons du dépôt d’artillerie qui font le service dans la rue du Cherche-Midi mais ces véhicules font tant de tapage et de bruit que l'on abandonne cette idée.

    Les cercueils manquent; on empile les cadavres dans des sacs.

    L’épidémie atteignit son maximum au 9 avril, jour où il y eut 814 décès. Le 14 du même mois, le fléau était arrivé à un tel degré qu’on comptait 12 à 13 000 malades et 7 000 morts.

    L’épidémie resta stationnaire durant six jours environ. À dater de ce moment le mal commença à décroître ; les décès tombèrent de 756 à 651 ; le 30 avril, ils étaient à 114 ; et du 17 mai au 17 juin on n’en comptait plus que 15 à 20 par jour.

    Cependant vers la fin de ce dernier mois, le troisième de l’épidémie, et au commencement de juillet, une recrudescence très grave se manifeste. Le 9 juillet, 710 personnes succombent ; le 18, la mortalité est remontée à 225. Cette recrudescence dura peu ; et dès le 28 juillet il n’y avait plus que 25 à 30 morts chaque jour.

    La France recensera en 1832, 229 554 cas de choléra et 94 666 morts dont 18 402 à Paris dont 12 733 pour le seul mois d’avril  (parmi eux : Casimir Perier, président du conseil des ministres).

    En 1833, l'épidémie de Choléra à Lille provoque 18% du total des décès de l'année

    En 1834, le choléra revient et touche davantage le midi

    En 1848, 3ème épidémie de choléra : elle tuera plus de 140 000 personnes

    En 1866, nouvelle épidémie de choléra qui est bien connue grâce à l'annuaire statistique du Département, publié en 1867. L’épisode est assez court mais ses ravages sont importants:

    • Le premier cas est signalé le 6 février 1866 dans l'arrondissement de Dunkerque, 
    • le dernier est consigné le 22 novembre de la même année dans la région de Cambrai.
    • La maladie touche 150 communes sur les 660 que compte alors le département, surtout dans les communes ouvrières: Lille, Roubaix, Valenciennes, Dunkerque, Armentières, Halluin... mais «curieusement» épargne l’arrondissement d’Avesnes-sur-Helpe.

    Pour les rédacteurs de l’Annuaire, il semble que la catégorie socioprofessionnelle des malades concernés soit  une cause majeure dans la propagation de cette épidémie.

    2,9 % de la population totale du département est réellement touchée, 1,4 % décède.  Ces chiffres peuvent sembler assez peu, mais le plus inquiétant est la mortalité liée à la maladie: 49,9% des malades, tous âges et sexes confondus.


    Le Progrès du Nord du 8 décembre 1866 n’hésite pas à qualifier le choléra de «maladie épidémique du pauvre». Ce n’est là qu’un constat dressé après les épidémies de 1832, 1849, 1854, 1859... durant lesquelles les populations ouvrières, notamment du textile à Lille, furent les plus durement atteintes.

    A Lille, on déplore en effet un habitat humide, froid, misérable, des rues étroites et malpropres, un manque d’hygiène extrême. Les canaux de la ville comme les rues recueillent les déjections. Certains déplorent l’habitude qu’ont les hommes d’uriner dans les fossés à la sortie des estaminets, les femmes celle de se soulager dans les ruisseaux, d’incriminer les déjections qui stagnent entre les interstices du pavage

    La plupart des ouvriers s’entassent littéralement dans une ou deux pièces, rarement plus.

    L’Annuaire Statistique de 1867 précise ainsi : «En examinant aussi les conditions sociales des personnes atteintes par l’épidémie, on constate que c’est la classe ouvrière qui a été presqu’exclusivement frappée pour ainsi dire partout. La raison de ce fait paraît facile à déduire; n’est-ce pas en effet la classe ouvrière qui par ses labeurs, sa nourriture peu substantielle, l'exiguïté de ses logements et, il faut le dire, ses habitudes d’intempérance, se trouve dans la situation hygiénique la plus défavorable? A Valenciennes, cependant, toutes les classes de la société ont dû payer leur tribut au fléau.» (in Annuaire Statistique, page 380)

    En 1884, Marseille sera touché par la 5ème attaque de choléra; plus de 1700 Marseillais en mourront.

     

     

     

    http://histoiresdunord.blogspot.fr/2006/03/1866-une-pidmie-de-cholra-dans-le-nord.htmlfv

    http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article3185

     


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  • La suette est une ancienne maladie infectieuse épidémique caractérisée par une fièvre importante, une transpiration profuse et une mortalité élevée.

    Il existe deux types de suette

    - la suette anglaise qui a sévi en Angleterre au XV et XVIème siècle

    - la suette miliaire ou suette des Picards ou suette de Picardie qui survint en France vers 1700 jusque 1906.

     

    D'après un article de La Voix Du Nord paru le 20 novembre 2010, avec la suette, « 50 à 80 % des habitants des villages sont décédés entre septembre et octobre 1710 ! » Prenons par exemple le cas de Mingoval, où l'on comptait 157 âmes en 1698. En cette funeste année 1710, 138 morts sont comptabilisés. À Izel, « pour l'instant, grâce à trois documents que l'on est en train de recouper, on en est à 230 morts ».

    Alors que la population était de 274 habitants en 1698.

    Un passionné d'histoire, Hubert Heintz, a fait des recherches sur le secteur de Savy et alentours (dans le Pas de Calais) et tente d'expliquer le pourquoi du comment de la suette. Une maladie qui est une sorte de fièvre hémorragique « très brutale. En cinq ou six heures, on peut en mourir... »

    Hubert Heintz a consulté des rapports médicaux de l'époque, à la bibliothèque de Saint-Omer. « Des documents très poignants. On se rend compte que la suette pouvait tuer une maison entière. Le père, la mère, les enfants, et enfin le bébé, qui n'avait plus personne pour s'occuper de lui. » Une maladie qui touche « d'abord les gens riches et bien portants, qui vivent au chaud.

    C'est pour ça qu'on pense que la suette peut être véhiculée par les puces, qui aiment la chaleur. » Si cette épidémie a touché la population, elle a également touché les centaines de milliers de soldats qui étaient postés dans le secteur.

    L'affaire date du début du siècle. En 1700, Charles II, roi d'Espagne, décède. Par voie testamentaire, il lègue le royaume à Philippe, duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV.

    Mais les autres nations européennes font fi du testament. Anglais, Autrichiens et Hollandais s'unissent contre la France et l'Espagne. Du côté des Anglais, le « patron » est Marlbrough, qui s'installe en juillet 1710 au château de Villers-Brûlin. Chez les Français, le chef de file est le duc de Villars.

     

    Sources : La Voix du Nord

     "Énigmatique et meurtrière suette " de Hubert Heintz


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  • C'est une forme de tuberculose qui se caractérise par des fistules apparentes au niveau des ganglions lymphatiques du cou.

    Les rois de France auraient eu le pouvoir de guérir les écrouelles. Ce pouvoir viendrait du St Chrême dont ils sont oint lors du sacre; il ne semble pas que ce pouvoir ait existé avant St Louis.

    Saint Marcoul aurait eu ce pouvoir également

     

    Sources : http://www.histoireaisne.fr/memoires_numerises/chapitres/tome_11/Tome_011_page_093.pdf

     


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