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famine

1693/1694 - une famine sous Louis XIV

5 Août 2017 , Rédigé par srose Publié dans #famine, #calamités

Cet article complète un autre article rédigé précédemment ainsi que le témoignage du curé Dubois du village de Rumegies dans le Nord.

Le siècle de Louis XIV et ses nombreuses guerres ont jeté la population de France dans la misère.

1693/1694 - une famine sous Louis XIV

1693 et 1694 sont, pour ne citer qu’elles, deux années terribles pendant lesquelles plus d’un million de personnes vont mourir (pertes militaires, mauvaises récoltes, épidémies, misère ….)

En 1693 après plusieurs mauvaises années, la récolte s'avère en effet très médiocre : aux Halles de Paris, en juin, un pain d'une livre coûte à un ouvrier l'équivalent d'une journée de travail.

L'hiver qui suit est exceptionnellement rude et la conjonction de la malnutrition des mois précédents et du froid intense va provoquer des une augmentation considérable du taux de mortalité.

Le printemps 1694 ne va pas arranger les choses : il est sec, beaucoup trop sec.

Conséquences : le grain devient cher et rare et la misère s’installe. On chasse les mendiants des villes quand les paysans touchés eux aussi par la misère quittent les villages et se retrouvent à mendier sur les routes pensant trouver plus de nourriture dans les villes.

1693/1694 - une famine sous Louis XIV

Une fois toutes les céréales épuisées, les pauvres se trouvent réduits à recueillir les glands ou les fougères pour en faire une sorte de pain. Ces «méchantes herbes» ainsi que les orties, les coquilles de noix, les troncs de chou, les pépins de raisin moulus achèvent de ruiner la santé des malheureux.

Les curés, qui nous renseignent sur ces tristes « repas », parlent aussi des bêtes, qu'on ne nourrit plus et qui meurent avant les hommes : les charognes de chiens, de chevaux et «autres animaux crevés» sont consommées en dépit de leur état de pourriture.

On retrouve des hommes morts dans les prairies, la bouche pleine d'herbe « comme les bêtes » ; on avale les palettes de sang que les barbiers viennent de tirer aux malades.

Personne ne se soucie des cadavres de plus en plus nombreux sur les chemins. Ce qui avec la chaleur va entraîner des épidémies à foison : la fièvre typhoïde, la variole, …

Le prêtre stéphanois Jean Chapelon, mort en 1694, a décrit en vers la nourriture de ses contemporains durant la famine :

« Croiriez-vous qu'il y en eut, à grands coups de couteau

Ont disséqué des chiens et des chevaux,

Les ont mangés tout crus et se sont fait une fête

De faire du bouillon avec les os de la tête

Les gens durant l'hiver n'ont mangé que des raves

Et des topinambours, qui pourrissaient en cave

De la soupe d'avoine, avec des trognons de chou

Et mille saletés qu'ils trouvaient dehors

Jusqu'à aller les chercher le long des Furettes [le marché aux bestiaux]

Et se battre leur soûl pour ronger des os

Les boyaux des poulets, des dindons, des lapins

Étaient pour la plupart d'agréables morceaux ».

 

1693/1694 - une famine sous Louis XIV

 

Un Martyr ou Le Petit marchand de violettes - Fernand Pelez

 Monsieur de Bernage, intendant de la généralité de Limoges, ne cessera de dénoncer la misère des classes rurales sous Louis XIV et nous donne un témoignage poignant de ce qu’il voit autour de lui, dépeignant ainsi dès 1692 des malheureux dépossédés de tout "vivant dès à présent d'un reste de châtaignes à demi pourries, qui seront consommées dès le mois prochain au plus tard. Je ne comprends point dans ce nombre de pauvres tous ceux qui habitent dans les villes et les paroisses circonvoisines, non plus que de toutes les paroisses, situées entre Limoges et Angoulême, parce qu'elles ont été moins maltraitées que les autres outre qu'on y porte aisément du blé de Poitou et que les villes et les paroisses pourront secourir leurs pauvres".

 

Vers le nord-est de la généralité de Limoges, pour 110 paroisses, il recense 26 000 mendiants et 500 "pauvres honteux", c’est à dire des gens qui ne peuvent se résoudre à mendier et meurent de misère dans leurs villages : « la plus grande partie des habitants sont contraints d'arracher les racines de fougères les fait sécher au four et piler pour leur nourriture ».

 

Dans un rapport du 2 octobre 1692. M. de Bernage parcourt de nouveau sa généralité en direction du Périgord, et écrit : "... J'avoue que je ne pouvais pas croire ce que je vois. Toutes les châtaignes sont perdues, et la plus grande partie des blés noirs. Les seigles ont beaucoup soufferts il y aura si peu de vin que le prix en augmente tous les jours. Il y a un peu plus de blé que l'année dernière mais en vérité, la châtaigne et le blé noir ayant manqué, il ne suffira pas jusqu'au Carême pour la nourriture des habitants. Et ce qu'il y a de plus fâcheux, c'est que les élections d'Angoulême et de Saint-Jean-d'Angély sont encore plus maltraitées à proportion que le Limousin. Le mal est si grand que, sans un grand remède la généralité tombera à n'en revenir de longtemps... La plus grande partie des bestiaux ayant été vendue ces deux dernières années, et la récolte étant aussi mauvaise qu'elle est, je ne sais pas de quoi on fera de l'argent pour payer les impositions".

 

1693/1694 - une famine sous Louis XIV

 

Autre témoignage provenant de François Delaval, docteur en médecine et notaire royal à Pampelonne sur les hivers rigoureux des années 1693 et 1694 :

"Il est à remarquer à la postérité que l’année mil six cens nonante trois, nonante quatre, ont este des annés acablés de fléaux et de malheurs, la guerre estant extraordinairement eschauffée dans toute l’Europe, les maladies populaires si grandes dans notre royaume qu’il mourut une troisième partie du peuple, presque dans toutes les parroisses, et une disette aussi tellement grande que la plus grande partie mourut de faim, estant en obligation de brouter les herbes, manger les orties et aussi plantes des qu’elles commencèrent à sortir de terre dans le printemps. Le seigle se vendit en ce pais 24 livres le cestier Le fromant 28 livres le cestier Le millet gros et les grosses feves 50 livres la mesure. Et la pipe du vin du pais iusques à vint cinq escus. Les souches des vignes toutes mortes par la vigueur des deux hivers de 1694 et 1693. Et l’année 1693 point de chastaignes. Dans laquelle années les fléaux commencèrent."

 

Toute cette misère n’empêchera pas la monarchie de mettre en place dès 1695 un nouvel impôt, la capitation.

 

Sources

Lachiver, les Années de misère - Paris, Fayard, 1991.

http://archives.tarn.fr/fileadmin/templates/archives/img_arch81/anim_cult_pedag/education/fiches_documents/hiver_1694_1695.pdf

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LES EPIDEMIES ET AUTRE CALAMITES (5)

30 Mai 2014 , Rédigé par srose Publié dans #maladie, #guerre, #famine, #épidémie

GUERRE DE TRENTE ANS (1618-1648)

Le passage des soldats entraîne pillage, dévastations des récoltes, abandon des champs et épidémies galopantes. La peste se répand ainsi en Alsace, en Lorraine, en Champagne, en Franche Comté, en Bourgogne, en Savoie, en Artois puis en Picardie.

 

Lille en 1617 est touché par la peste qui se répand en Picardie, en Artois , en Ile de france, en Normandie et en Bretagne.

Nancy passa de 15 000 à 5 000 habitants entre 1628 et 1648. En Alsace et dans les évêchés de Metz, Toul et Liverdun la population diminua de 50 à 60% durant cette période.

En 1631, l'ensemble du royaume est affecté. En Lorraine, la population baisse de 60 à 70% dans les années 1630. La Franche Comté perd jusqu'à 75% de ses habitants entre 1635 et 1645.

A partir de 1642, des épidémies de choléra, variole et typhus apparaissent.

 

CRISE DE LA FRONDE (1649-1653)

Le Nord, le centre du bassin parisien, l'est et le massif central sont fortement touchés. La guerre entraîne en effet avec elle une crise de subsistance : certaines zones rurales ont perdu de 15 à 20% de leur population.

Dans le même temps la peste touche la Provence en 1650, l'Aquitaine en 1652 et le Languedoc en 1652-1655.

Entre 1647 et 1657, la peste fera 275 000 victimes.

 

PESTE EN 1668

La peste arrive en Flandre, en Artois, en Picardie et en Haute Normandie, faisant 110 000 morts.

Le curé de La Chapelle-Gaugain (Sarthe) en 1670 a inscrit dans ses registres une "recepte tres escellente et tres certaine approuvée contre la peste laquelle le sire Guillaume Chaudière a envoyée de paris" (G.Chaudiere était imprimeur-libraire à Paris) La recette est à base de Reine de Prés, connue pour faire baisser la fièvre grâce à l'aspirine qu'elle contient :

"Il fault prendre de l'eau cy-dessouls mentionnée, en prendre un doigt de deux jours l'un, et principalement quand on sort en public, ou bien si c'étoit quelqu'un frappé dans douze heures, il luy en fault faire prendre six onces, s'il est robuste et puissant , huict, et qu'il se promene un peu, ce qu'il faict facilement à cause de la dicte eau luy fera bon coeur, puis se fera coucher, et il suera dehors toute la peste ; celui qui l'essuiera fault qu'il en prenne un peu et qu'il rafraichisse ses mains de vinaigre, apres en avoir frote ses temples et derriere de ses aureilles. vous direz apres l'avoir esprouvé que c'est un excellent remède, après dieu. pour cognoistre l'herbe de quoy il fault faire le dict remede, prendrez une branche d'orme, la plus verte, je dis une branche et vous vous en irez en un pré , le long de quelque ruisseau ou petit fossé, et regarderez l'herbe qui semblera le mieux à la dicte branche que j'ai dict la premiere, car elle est toute semblable, elle se nomme vulgaris regina prati, il ny a nul herbe lisse qui (...) et en la cueillant, vous sentirez qu'elle sent comme la pimpenelle et reseuille. , voila seroit certain d'icelle. Vous en cueillerez tant que vous en pourrez mettre en une chapelle ou alambic, et auparant que la mettre en alambic, il faut qu'elle aye trempé dans un pot net plain du plus excellent vin blanc que l'on poura trouver vingt et quatre heures, puis tirer la dicte herbe sans y laisser le dict vin blanc, et la mettre dans l'alambic et la faire distiller lentement sans qu'elle soit bruslée, puis la laisser jeter son feu dedans une fiole deux ou trois jours, puis la servir; tant plus elle sera vieille et meilleure elle sera".

 

EPIDEMIES DE 1706-1715

Le nord et l'ouest sont frappés par uné épidémie de rougeole et de dysenterie.

Le Maine, l'Anjou et le Haut Poitou sonttouchés dès 1706.

  

CRISE FRUMENTAIRE DE 1738 A 1742

De mauvaises récoltes produisent une crise céréalière en 1739 et en 1741/42 à laquelle se rajoute à cette époque une épidémie de forme broncho pulmonaire. La crise touche la moitié nord de la France en 1741

 

DYSENTERIE DE 1779

Cette maladie est caractérisée par des selles fréquentes et aqueuses souvent mêlées de sang, de mucus ou de glaires et accompagnées de fortes crampes abdominales. Elle est provoquée par l’ingestion d’aliments contenant certains micro-organismes, qui provoquent une maladie dans laquelle l’inflammation des intestins affecte gravement le corps.

La France du Nord et du Nord Ouest est dévastée par cette maladie alors qu'aucune disette n'est enregistrée.

175 000 morts entre juillet et décembre 1779 dans le royaume.

 

 

Sources

http://geneactinsolites.free.fr/peste.htm

revue Votre Généalogie n°60

 

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HIVER 1879/1880

9 Février 2014 , Rédigé par srose Publié dans #calamités, #famine, #mortalité

73 jours de gel d’affilée, une température moyenne de –0,8 ° de novembre à janvier et un thermomètre qui descend même jusqu’à –25,6 ° le 10 décembre !


Toute la moitié nord de la France est touchée, avec les rivières gelées. La Seine charrie des blocs de glace à partir du 4 décembre 1879. Le 9, plus rien ne bouge, le fleuve est pris : on peut le traverser à pied et patiner dessus ! La fonte des glaces ne débute que le 2 janvier, avec la remontée des températures et des pluies abondantes à partir du 29 décembre.

Le lac Léman est totalement gelé de même qu’une partie du littoral de la Manche et de la lagune de Venise. A Lyon, la couche de glace atteint 50cm d’épaisseur sur la Saône !A Paris, le pont des Invalides est emporté par des glaçons de plus d’un mètre d’épaisseur le 3 janvier.

Face à l'ampleur de la tâche, les sans-travail sont réquisitionnés pour aider les cantonniers à déblayer le milieu des chaussées et des trottoirs et réunir la neige en bandes sur les bas-côtés des voies. Tous les tombereaux et véhicules disponibles sont saisis par la municipalité pour transporter cette neige et la déverser dans les égouts ou dans la Seine.

La capitale imagine et met en place pour la première fois le salage des rues. Le ministère des Finances exonère le sel, grevé jusqu’alors de taxes considérables, de tout droit.

Ce système s'avère si efficace que Paris commande désormais à chaque début d’hiver une provision de 4 000 tonnes de sel, réparties dans quinze dépôts municipaux.

 

Sources

http://www.meteopassion.com/decembre-1879.php

http://www.notrefamille.com/v2/editorial-dossiers/paris-glace.asp

 

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Les épidémies et autres calamités (4)

1 Décembre 2013 , Rédigé par srose Publié dans #calamités, #mortalité, #famine, #épidémie

LA GRANDE FAMINE DE 1693-1694

En 1692, la récolte est médiocre et est suivie à l'automne de pluies diluviennes qui détruisent les semailles et provoquent, en juillet 1693, une moisson désastreuse.

Puis l'hiver 1693/1694 s'avère rude et le printemps trop sec.« La misère et la pauvreté sont au-delà de ce que vous pouvez imaginer, écrit le lieutenant général en Normandie. Dans le pays de Caux, une infinité de peuple meurt fréquemment de faim. Il est à craindre que le peuple, qui ne mange que des herbes, ne coupe et ruine tous les blés avant qu'ils ne soient mûris. » Des spéculateurs accaparent le grain, de sorte que son prix va jusqu'à quintupler

→ En 1693-1694, le froid et la famine sévissent sur le royaume : on compte de 1,6 million à 2 millions de victimes . « Pour la première fois depuis plus de 30 ans, on revit le pain de fougère, le pain de gland, les moissons coupées en vert et les herbes bouillies ».

Pour faire face à la famine, le Parlement ordonne aux curés la rédaction d’un état des pauvres dans chaque paroisse et la prise en charge des miséreux par tous ceux qui peuvent le faire (séries GG des AM et H des AD).

En mai 1694, le setier de blé atteint le prix record de 52 livres. Le même mois, le Parlement ordonne trois jours de procession dans toutes les paroisses.

Les conséquences à partir de 1694 :

-  accroissement de la mobilité,

- chute brutale des baptêmes avant une forte et rapide récupération de 1695 à 1707,

- mariages retardés,

- hausse des abandons d’enfants et multiplications des décès... parfois 25 % de la population d’une paroisse.

→ Selon Marcel Lachiver, « En deux ans, il ne naît que 1 325 000 enfants, alors qu’il est mort 2 836 000 personnes. Le déficit dépasse les 1 511 000 âmes. En deux ans, (...) la population de la France passe de 22 247 000 habitants à 20 736 000 et diminue donc de 6,8 % ».

François Lebrun ajoute : « Le rapprochement avec les pertes de la Première Guerre mondiale n’a rien d’incongru : la crise de 1693-1694 a fait en deux ans presque autant de morts que celle-ci, mais dans une France deux fois moins peuplée et en deux ans au lieu de quatre ». Les condamnations aux galères pour vol passent de 254 à 401 en 1693-1694.


 

La famine

 Il n'y a plus rien à manger. Quand toutes les céréales sont épuisées - le froment, le seigle, l'avoine après le blé -, es pauvres se trouvent réduits à recueillir les glands ou les fougères pour en faire une sorte de pain. Ces «méchantes herbes» achèvent de ruiner la santé des malheureux, qui enflent après y avoir eu recours. Les orties, les coquilles de noix, les troncs de chou, les pépins de raisin moulus n'ont pas meilleur effet. Les curés, qui nous renseignent sur ces tristes expédients, parlent aussi des bêtes, ( qu'on ne nourrit plus et qui meurent avant les hommes : les charognes de chiens, de chevaux et «autres animaux crevés» sont consommées en dépit de leur état de pourriture des sources indirectes mentionnent des cas de suicides et d'autres, plus rares, d'anthropophagie.

Durant l'hiver 1693, l'Hôtel-Dieu de Paris voit chaque jour mourir de faim plusieurs centaines de personnes. D'autres, faute de lit, périssent en pleine rue. La Reynie, lieutenant général de la police, tente de prévenir d'éventuelles émeutes en faisant construire une trentaine de grands fours dans la cour du Louvre pour y cuire chaque jour 100 000 rations de pain vendues deux sous la livre. La vente s'effectue en cinq endroits : le Louvre, la place des Tuileries, la Bastille, le Luxembourg et rue d'Enfer

On ne s'étonnera pas que Charles Perrault ait conté en 1697, dans Le Petit Poucet, la triste histoire d'un couple de pauvres bûcherons qui, ne pouvant plus nourrir ses sept enfants, va les perdre dans la forêt. En deux ans (1693 et 1694), le royaume voit son nombre d'habitants diminuer de 1 500 000 personnes, soit 6,8 % de la population.

 En 1694, Fénelon dans sa Lettre à Louis XIV, critique la politique royale et expose la situation du pays : « (...) vos peuples (...) meurent de faim. La culture des terres est presque abandonnée, les villes et les campagnes se dépeuplent ; tous les métiers languissent et ne nourrissent plus les ouvriers ; tout commerce est anéanti (...). La France entière n’est plus qu’un grand hôpital désolé et sans provision ».

« On n’entendait que des cris lugubres de pauvres enfants abandonnés par leurs parents, qui criaient jour et nuit qu’on leur donnât du pain. On ne voyait que des visages pâles et défigurés. Plusieurs tombaient en défaillance dans les rues et dans les places publiques et quelques-uns expiraient sur le pavé. » Témoignage d’un bourgeois d’Orléans en 1693

 

Quelques annotations sur des actes paroissiaux:

Commune de Joux (69) -14 mai 1694

"petit garçon mendiant qu on a trouve mort dans un chemin ce qui arrive tous les jours en plusieurs endroits a cause de la famine et de la disette "

 Commune de Joux

Dans cette longue mention, le curé Combes de la paroisse de Joux rend les hommes responsables de cette famine, par leurs péchés et leurs excès : "les causes de cette disette ne peuvent estre autres que les pechés des hommes, leurs excès et autres debordements dans les temps de prosperité et d'abondance qui ont irrité la colere de Dieu et ont attiré ces fleaux "

Le contexte politique aggrave cette situation avec "une guerre universelle de tous les princes de lheurope contre la france qui a deja dure cinq ou six ans (...) les impots excessifs sur toutes sortes de choses, destats, de conditions et de mestiers"

 

Sur la commune de Dehault (72) , a été trouvée "le corps d'une fille à nous inconnue agée de douze à treize ans morte de faim dans une raye dans un champ" .

 

Dans beaucoup de provinces, les épidémies succèdent à la famine, la chaleur accélérant la putréfaction des milliers de cadavres  : la typhoïde, appelée fièvres putrides ou malignes et qui se propage par l'eau et les aliments souillés, décime la population sous-alimentée.

  

 

 

 sources

http://www.alertes-meteo.com/catastrophe/annees-de-misere-age-glaciaire.htm

 

  

 

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Les épidémies et diverses autres calamités (1)

24 Novembre 2013 , Rédigé par srose Publié dans #calamités, #famine, #guerre, #épidémie

 

 Quelques catastrophes au début du XVIIème siècle :

1600-1601 - Hiver très rigoureux en Belgique
1602 - Tremblement de terre en Belgique et aux Pays-Bas
1602 - La peste à Enghien
1602 à 1604 - La peste à Lille, Douai, Orchies
1603 - La peste à Bruxelles et Gand
1603 à 1605 - La peste sévit durant 3 ans à Anvers
1604 - 1605 - Epidémie de peste à Saint-Omer et dans le Luxembourg
1606 - Chasse aux sorcières, nombreuses exécutions - Un enfant sur deux est mis à mort
1606 - En mars, ouragan près de Liège
1607 - 1608 Hiver très rigoureux
1609 Guerres - Inondations importantes dans le Tournaisis
1613 Invasion de sauterelles en Belgique
1615 - 1617 Sécheresse, famine, épidémie de peste à Lessines, Ath, Mons et Liège
1617 - 1618 La peste à Anvers, Enghien, Lille, Douai (7000 victimes)


 

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