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Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 16 - Désastreuse campagne de 1708 et prise de Lille

24 Septembre 2017 , Rédigé par srose Publié dans #témoignage, #Nord Pas de Calais

Désastreuse campagne de 1708 et prise de Lille

Pour situer, Rumegies se situe à peu près à 40km de Lille.

 

« Le 10 de juillet 1708, nos pauvres Français se laissent encore battre à Audenarde (Les Français perdirent dans cette bataille 15 000 hommes (dont environ 8 000 prisonniers) et 25 canons, les coalisés perdant moins de 3 000 hommes). On attribue ce malheur à la mésintelligence des généraux. Le roi avait nommé son petit-fils le duc de Bourgogne, généralissime de ses troupes. Il lui avait donné pour adjoints son frère le duc de Berry et le jeune roi d’Angleterre, fils de Jacques, connu en ce pays sous le nom de chevalier de Saint Georges. Ces jeunes princes ont perdu le pays et ils n’ont fait que faute sur faute pendant la campagne. Et ils s’en sont retournés à Paris après avoir laissé prendre Lille et avoir eu mille occasions de la secourir, car le maréchal de Boufflers qui la défendait a fait une défense inouïe. Il a été investi le 13 août et il s’est défendu jusqu’au 21 octobre de cette année 1708 (Il parvint à défendre la ville jusqu'en août, mais les coalisés étant décidés à conduire un siège inhabituellement long, il dut se replier dans la citadelle, et capitula finalement avec 8 000 survivants le 28 octobre.). C’est ici qu’il faut admirer la main de Dieu sur la France car Lille ne devait point se rendre. Tout le monde convenait que le prince Eugène (de Savoie, chef de l’armée impériale) et Milord Malborough (commandant en chef anglais et héros de la comptine « Malbrough s’en va en guerre ») avaient témérairement siégé cette ville. Dans le temps que tout manquait aux assiégeants, le comte de la Motte a inutilement attaqué un convoi avec trois contre un. ; il a été battu et le convoi a passé.

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 15 - Désastreuse campagne de 1708 et prise de Lille

Le duc de Malborough à la bataille d'Audenarde

Ensuite Monseigneur le duc de Bourgogne est venu à Mons en Pévèle dans le temps que les ennemis méditaient de fuir. Il n’a osé mordre et puis il est revenu avec son armée sur l’Escaut qu’il a fait retrancher depuis Gand jusqu’à Tournai, pensant d’y faire périr les ennemis. Point du tout ils ont pris Lille et sont venus passer la rivière sans tirer un coup et sont allés désiéger Bruxelles que le duc de Bavière siégeait, obligé de fuir et d’abandonner toute son artillerie. Tout cela paraîtra incroyable à la postérité. Nous avons été fourragé seulement en paille de l’armée du duc de Bourgogne qui était au Saulchoir près de Tournai. Ces fourrages ont duré jusque vers le Noël. Le premier fourrage général a commencé le19 août. Jugez de la misère jusqu’au mois de décembre. Je dois ajouter que s’il eusse plu huit jours de suite pendant cet important siège ils eussent dû quitter la place. Mais nos pêchés sont trop grands car la perte de Lille est la ruine de tout le commerce des Pays Bas ».

 

Voir article sur le siège de Lille

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Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 14 - Un paroissien pendu

24 Septembre 2017 , Rédigé par srose Publié dans #témoignage, #Nord Pas de Calais

Un paroissien pendu

« Si on pouvait mettre dans un oubli éternel le nommé … (le nom a été raturé et il n’y a aucune indication dans le registre des décès), la postérité ne saurait pas qu’il a été exécuté à mort à St Amand le 4 novembre 1704. Mais sa mort et les larcins qu’il a commis crient si haut qu’on en parlera encore plus d’un siècle. C’était un hypocrite qui dérobait tous les jours et lorsque son curé le corrigeait, il avait de si belles paroles que, si on ne l’avait point connu, il aurait passé pour un saint. Mais trois vaches qu’il avait dérobées, un homme qu’il avait volé dans les bois, etc. l’ont fait connaître à la justice, qui lui a fait son procès et qui l’a condamné à être pendu et étranglé. Il avait femme enceinte et trois autres petits enfants. Comme le larcin ne profite point, il dérobait tout ce qu’il voyait et devenait chaque jour de plus en plus pauvre ».

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Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

24 Septembre 2017 , Rédigé par srose Publié dans #témoignage, #Nord Pas de Calais

 

Reconstruction d’une demi maison paroissiale

« Enfin cette année au mois de juillet 1702 Monsieur l’Abbé de St Amand est convenu de bâtir une demi maison paroissiale dans son patronat de Rumegies. Ce ne fut point sans grande difficulté, sans avoir fait mille voyages, qu’on l’a obtenue par les voies d’amitié. Encore at-il fallu donner un acte de non préjudice ce qui ne peut faire dans la suite ni bien ni mal, le curé pouvant bien augmenter mais point diminuer. Ce ne fut que pour éviter contre une si puissante maison un procès, qui épuiserait le curé, le peu qu’on a bâti ayant encore assez coûté car sans exagération ce nouveau bâtiment lui a coûté plus de 50 écus. […]. Sans compter les dépenses d’un poulailler, d’un cochonnier et de tous les eschets (appentis), desquelles Monsieur l’Abbé n’a jamais voulu faire un sou de dépense, de sorte que toutes ces petites affaires ont encore coûté au curé 40 autre écus ».

 

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

Ferme à Rumegies, 122 rue Angèle Lecat

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

Ferme à Rumegies, 443 rue du grand chemin

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Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

24 Septembre 2017 , Rédigé par srose Publié dans #témoignage, #Nord Pas de Calais

 

Reconstruction d’une demi maison paroissiale

« Enfin cette année au mois de juillet 1702 Monsieur l’Abbé de St Amand est convenu de bâtir une demi maison paroissiale dans son patronat de Rumegies. Ce ne fut point sans grande difficulté, sans avoir fait mille voyages, qu’on l’a obtenue par les voies d’amitié. Encore at-il fallu donner un acte de non préjudice ce qui ne peut faire dans la suite ni bien ni mal, le curé pouvant bien augmenter mais point diminuer. Ce ne fut que pour éviter contre une si puissante maison un procès, qui épuiserait le curé, le peu qu’on a bâti ayant encore assez coûté car sans exagération ce nouveau bâtiment lui a coûté plus de 50 écus. […]. Sans compter les dépenses d’un poulailler, d’un cochonnier et de tous les eschets (appentis), desquelles Monsieur l’Abbé n’a jamais voulu faire un sou de dépense, de sorte que toutes ces petites affaires ont encore coûté au curé 40 autre écus ».

 

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

Ferme à Rumegies, 122 rue Angèle Lecat

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

Ferme à Rumegies, 443 rue du grand chemin

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Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

24 Septembre 2017 , Rédigé par srose Publié dans #témoignage, #Nord Pas de Calais

 

Reconstruction d’une demi maison paroissiale

« Enfin cette année au mois de juillet 1702 Monsieur l’Abbé de St Amand est convenu de bâtir une demi maison paroissiale dans son patronat de Rumegies. Ce ne fut point sans grande difficulté, sans avoir fait mille voyages, qu’on l’a obtenue par les voies d’amitié. Encore at-il fallu donner un acte de non préjudice ce qui ne peut faire dans la suite ni bien ni mal, le curé pouvant bien augmenter mais point diminuer. Ce ne fut que pour éviter contre une si puissante maison un procès, qui épuiserait le curé, le peu qu’on a bâti ayant encore assez coûté car sans exagération ce nouveau bâtiment lui a coûté plus de 50 écus. […]. Sans compter les dépenses d’un poulailler, d’un cochonnier et de tous les eschets (appentis), desquelles Monsieur l’Abbé n’a jamais voulu faire un sou de dépense, de sorte que toutes ces petites affaires ont encore coûté au curé 40 autre écus ».

 

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

Ferme à Rumegies, 122 rue Angèle Lecat

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

Ferme à Rumegies, 443 rue du grand chemin

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Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

24 Septembre 2017 , Rédigé par srose Publié dans #témoignage, #Nord Pas de Calais

 

Reconstruction d’une demi maison paroissiale

« Enfin cette année au mois de juillet 1702 Monsieur l’Abbé de St Amand est convenu de bâtir une demi maison paroissiale dans son patronat de Rumegies. Ce ne fut point sans grande difficulté, sans avoir fait mille voyages, qu’on l’a obtenue par les voies d’amitié. Encore at-il fallu donner un acte de non préjudice ce qui ne peut faire dans la suite ni bien ni mal, le curé pouvant bien augmenter mais point diminuer. Ce ne fut que pour éviter contre une si puissante maison un procès, qui épuiserait le curé, le peu qu’on a bâti ayant encore assez coûté car sans exagération ce nouveau bâtiment lui a coûté plus de 50 écus. […]. Sans compter les dépenses d’un poulailler, d’un cochonnier et de tous les eschets (appentis), desquelles Monsieur l’Abbé n’a jamais voulu faire un sou de dépense, de sorte que toutes ces petites affaires ont encore coûté au curé 40 autre écus ».

 

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

Ferme à Rumegies, 122 rue Angèle Lecat

Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 13 - Reconstruction d'une demi maison paroissiale

Ferme à Rumegies, 443 rue du grand chemin

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Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 12 - Réflexions sur le nouveau siècle

24 Septembre 2017 , Rédigé par srose Publié dans #témoignage, #Nord Pas de Calais

Où est la fin du 17è ?

« Tous les savants aussi bien que les ignorants se tourmentent au commencement de cette année 1700 pour savoir si nous sommes entrés dans le 18ème siècle ; les uns le veulent et les autres disent que c’est seulement la dernière année du 17ème siècle. Tout ce qu’il y a à dire c’est que les siècles étant de l’institution des hommes, il dépend de savoir comme nos ancêtres les ont institués ».

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Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 11 - criminels, déserteurs, voleurs

15 Août 2017 , Rédigé par srose Publié dans #témoignage, #Nord Pas de Calais

Criminels voleurs et déserteurs

Voici ici rapporté « la funeste destinée de deux paroissiens dont l’un fut pendu et l’autre fustigé et fleurdelysé à Ath le 14 août 1698 ; mais comme leurs crimes furent personnels voici la raison pour quoi ils furent sentenciés.

Le premier s’appelait Jan Liette jeune homme de 21 ans et le second Pierre Gourdin  homme marié de 23 ans. Ils étaient compagnons dans le dernier larcin qu’ils firent d’un cheval ; ils furent tout deux appréhendés dans le flagrant délit. Le premier avoua son crime et tous les autres qu’il avait commis en sa vie. Il fut condamné d’être pendu. Le second a toujours nié et, comme il y avait de fortes conjectures, il fut condamné d’être fustigé et fleurdelysé. De ce dernier nous n’en dirons rien : il vit encore ; mais de Jan Liette celui qui écrit l’ayant connu dès sa jeunesse, il lui sera facile d’en faire un petit portrait.

Il était fils d’un certain Simon Liette qui était honnête homme dont on se louait dans le village mais qui avait des enfants malheureux et qui ont eu du malheur.  Un nommé Michel rame sur les galères après avoir mérité d’être pendu dix fois (il fut condamné aux galères pour désertion) ;

Un nommé Pierre qui a tué Antoine Dutrieu : on attend qu’il soit pendu réellement ou tout au moins en effigie. ; une fille ‘Deus scit’ (Dieu sait quelle fille) ; un Jean (celui dont il s’agit), encore un autre ‘nomine Johanne Baptista  qui dato nomine tam apud Gallos, quam Hispanos militiis, ad minimum quinies deseruit castra’ (du nom de Jean Baptiste, qui, après s’être engagé dans l’armée tant chez les français que chez les espagnols déserta au moins cinq fois).

Ne parlons que de celui dont il s’agit. Il n’a jamais rien valu dès sa jeunesse même ; il avait un esprit dur presque tout hébété et très mal fait ; et quoique il paraissait stupide il ne l’était que pour faire du bien qu’il n’a jamais fait. On ne sait s’il a fait la première communion ailleurs mais dans sa paroisse on sait qu’il ne l’a jamais faite. D’abord qu’il eut atteint l’âge d’environ 15 ou 16 ans il n’a plus voulu fréquenter les catéchismes mais s’est adonné au larcin […]; on attribue une partie de son malheur d’avoir vu une femme qui ne lui a point inspiré autant d’horreur de l’impureté qu’elle devait et à qui il portait tous ses vols , par exemple d’une vache à ses père et mère, de moutons, de mouches à miel, d’habits, d’argent, de harnais. En voilà assez à son chapitre ».

 

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Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 10 - mauvaise récolte 1697

12 Août 2017 , Rédigé par srose Publié dans #témoignage, #Nord Pas de Calais

Mauvaise récole 1697 et ses conséquences

« ils (les anciens) sont tous convenus que de leur connaissance ils n’ont vu tant pleuvoir(il a plu six semaines en aout et septembre). En effet excepté les seigles qui furent renfermés en temps, le reste de la moisson a presque tout pourri, tant il a plu sans désister ni jour ni nuit., jusque là que les blés , qu’on avait différé plus qu’il ne fallait à abattre germaient également étant droits ; ce qui fit enchérir les grains. »

 en 1698 les grains sont toujours aussi chers : "la cherté du grain qui continue toujours fait les gémissements d'une infinité de pauvres, qui viennent jusqu'au nombre de trois ou quatre cents chaque journée demander leur pain, particulièrement ceux du pays de Hainaut, qui pendant toute la guerre et depuis la paix n'avaient point dépouillé de grain.

Et le Roi avait fait une ordonnance sous de très grandes peines de ne point transporter de grain hors du pays : ce qui a accablé les Pays Bas espagnols et qui a un peu soulagé le petit peuple de notre pays. [le 22 décembre 1698 Louis XIV interdit à peine de la vie, de confiscation des moyens de transport et de 3000 livres d'amende, toute exportation de grains hors du royaume].

Un second moyen dont le Roi s'est servi pour le soulagement de son peuple fut d'obliger tous les fermiers de battre incessamment leur grain ou de les mener dans les marchés les plus voisins. [le 30 janvier 1699, un arrêt du Parlement enjoignit aux laboureurs et fermiers de faire battre leurs grains et de les porter au marché; défense était faites d'en acheter pour revendre ou garder en magasin].

On faisait des visites à ce sujet et ceux qui étaient trouvés en défaut ou de ne point faire battre ou d'avoir leur blé dans leur grenier, ils étaient amendés jusqu'à mille florins. Nous en avons vu ici un exemple . Un  nommé Jean Delecroix, n'ayant point observé cette ordonnance et ayant été trouvé en défaut, fut ajourné par devant Monsieur l'Intendant . Il en a sorti il est vrai mais ce fut après avoir employé toutes les puissances et après avoir contenté les sergents, maréchaussée, secrétaires etc... et mille aller et venir."

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Journal d'un curé de campagne au 17ème siècle - 9 - Profanation du cimetière

11 Août 2017 , Rédigé par srose Publié dans #témoignage, #Nord Pas de Calais

 

1697 : profanation du cimetière

« Le premier dimanche de l’avent de cette année 1697 comme il avait neigé, les jeunes hommes sortant de vespres, se jetèrent des boules dans le cimetière. Un nommé Jacques Bouchard qui n’était point disposé à rire se prit de querelle  avec un nommé Jacques Raviart jusqu’à se donner des coups de poing au nez, cum effusione sanguinis per nares (avec écoulement de sang par les narines). Le scandale étant public on a du consulter les supérieurs, qui ont jugé que le cimetière était profané ; et ils ont délégué Monsieur le Doyen pour le réconcilier et ont condamné les coupables à faire allumer une chandelle de deux livres devant le Saint Sacrement , à demander pardon au pasteur – et le pasteur était tenu de le dire publiquement depuis son prône – et ensuite aux dépens tant de la journée du Doyen que de la réparation de l’église où on avait fait deux fosses pour enterrer deux personnes qui moururent pendant les huit jours que le cimetière était profané. Ce qu’il y a à remarquer c’est que le curé fut celui à qui il en a le plus coûté : des exprès à Tournai, le dîner à Monsieur le Doyen, une chaise, le charretier, les chevaux pour le chercher à Saint Amand et le reconduire  sans compter tous les embarras ; tout cela lui en a plus coûté qu’aux deux coupables ».

 

Voir note ici

 

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