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Le casse tête des implexes

3 Novembre 2013 , Rédigé par srose Publié dans #ancêtres, #cousin, #génération, #implexe

 

  • Une génération correspond à 2 ancêtres(parents) soit 2puissance 1
  • deux générations correspondent à 4 ancêtres (grands parents) soit 2 puissance 2
  • trois générations correspondent à 8 ancêtres soit 2 puissances 3
  • ...
  • n générations correspondent à 2puissance n

Il y a 800 ans, nous étions au temps de St Louis. Si l'on considère qu'il y a à peu près 4 générations par siècle cela donne 32 générations qui se sont succédées de St Louis à nos jours.

Donc le nombre théorique de nos ancêtres depuis cette époque serait de 2 puissance 32 soit près de 4 milliards d'individus !!

C'est tout simplement impossible.

En réalité, les mariages consanguins réduisent considérablement le nombre de nos aïeux réels. Ces unions entre parents sont nombreuses dans toutes les généalogies. On appelle cela des implexes : le même ancêtre va ainsi revenir plusieurs fois, souvent à des générations différentes. Cela réduit d'autant le nombre de branches d'un arbre généalogique.

Ainsi si un individu a pour parents deux cousins germains, il n'a que six arrières grands parents au lieu de huit puisque deux de ses arrière grands parents sont deux fois arrière grands parents de la même personne : ils sont dits implexes.

Un exemple célèbre : Saint Louis descend 500 fois de Charlemagne dont il n'est pourtant séparé que par 12 générations !

 

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Le cantonnier

3 Novembre 2013 , Rédigé par srose

Le cantonnier

Le cantonnier était préposé à l’entretien des routes ou des voies ferrées et de leurs abords.

Du XVIIe au XVIIIe siècle , les routes étaient entretenues par la corvée (obligation faite aux paysans de consacrer plusieurs jours de travail à ces tâches).

Pierre Marie Jérôme Trésaguet, intendant de la généralité de Limoges, a l’idée de mettre en place en 1764 des baux d’entretien de routes, qui sont découpées en cantons. Les ouvriers sont alors appelés des cantonniers :  le bail d’entretien des chemins dans la province du Limousin dispose dans son article 1er. : "Toutes les parties de routes comprises au présent bail seront entretenues en état de perfection, bien roulantes, sans heurt, flaches, buttes, pierres errantes, dépôts, décombres, boues, immondices, etc. ; et ce par des cantonniers [...]".

En 1775, le mémoire sur la construction et l’entretien des chemins de la généralité de Limoges : "L’entrepreneur veillera à ce que les cantonniers remplissent avec la plus grande exactitude toutes les clauses de son marché [...]".


Le cantonnier effectue, sous la responsabilité d’un entrepreneur, les travaux manuels d’entretien des chemins

En 1807, le Directeur général des Ponts et Chaussées écrit : "[...] généralement, l’emploi des cantonniers a produit de bons effets, mais il faut qu’ils soient entièrement au compte de l’Administration..."

En 1811,  un décret du 16 décembre prévoit de diviser les routes en cantons dont les limites correspondent aux relais de poste. "Les travaux seront confiés à des cantonniers qui seront des maîtres de postes ou des petits entrepreneurs locaux.

En 1816, constatant que des cantonniers à gages (ouvriers permanents de l'Etat) ont été substitués dans beaucoup de départements aux cantonniers adjudicataires, un décret du 11 juin promulgue le "Règlement pour le service des cantonniers salariés chargés de l’entretien des routes en cailloutis

L’appellation de cantonnier est remplacée en 1947 par celle d’agent de travaux, puis en 1991 par celle d’agent d’exploitation. Depuis 2011 on parle aussi d'accoroutiste.

Le travail du cantonnier était un vrai travail de forçat qui consistait essentiellement à casser des cailloux et déblayer les routes de tous détritus et autres encombrants pour un salaire dérisoire.

Sa semaine de travail au 19èm siècle est de 78 heures. Du 1er avril au 1er octobre il commence à 6h du matin pour finir à 7h du soir et le reste de l'année il travaille du lever au coucher du soleil.

En été il a un congé de moissons qui eut varier d'1 mois à 3 mois en fonction de l’employeur.

Il ne peut s’absenter en cas de maladie sans avoir trouvé au préalable un remplaçant. Et de toute façon toute absence injustifiée entraîne une amende de 3 livres (6 livres pour la 2ème absence, 9 livres pour la 3ème et ensuite c'est la destitution).

Il doit se procurer à ses frais la quasi-totalité de ses outils : une brouette, une pelle en fer et une en bois, un outil dit tournée formant pioche d’un côté et pic de l’autre, un rabot de fer, un rabot de bois, une pine en fer, une masse en fer, un cordeau de 10m de longueur , 3 nivelettes, une roulette ou ruban décamétrique et une canne graduée.

Les réparations sont faites hors du temps de travail chez le maréchal ou le charron.

Il doit emporter avec lui ses outils. Pour plus de "confort", il peut toutefois construire dezs cabanes fixes ou portatives maçonnées ou en pierre sèche pour y entreposer ses outil mais aussi pour se protéger des intempéries.

Le cantonnier

L'uniforme est à sa charge : un gilet-veste et un pantalon de drap plus un tablier de cuir et le fameux chapeau : dans le règlement de 1811, le chapeau du cantonnier est en effet normé ;  Il doit y avoir autour de la forme du chapeau une bande de cuivre de 0,28 m de longueur et de 5,5 cm de largeur, sur laquelle est écrit en découpure le mot cantonnier.

Le cantonnier

 

Quant au salaire, à Rouen en 1795 il gagne 5 livres/jour.

En 1882 il gagne entre 37 et 62 francs/mois selon les employeurs

En 1902, il gagne entre 50 et 70francs par mois.

 

sources

code des ponts et chaussées et des mines

une histoire buissonnière de la France

 

 

 

 

 

 

 

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Juges de paix

2 Novembre 2013 , Rédigé par srose

C'est la Constituante qui instaure en France les justices de paix par la loi des 16 et 24 août 1790. L'objectif est de mettre au service des citoyens une justice plus proche et plus efficace. Le juge de paix, élu à l'origine au suffrage universel, était à la fois juge et conciliateur. Il avait pour principale mission de régler les litiges de la vie quotidienne par une démarche conciliatrice : petites affaires personnelles et mobilières, conflits bénins entre particuliers, contraventions de simple police.

Accessible gratuitement, le juge de paix était présent dans chaque canton. De plus, l'accès à la fonction ne nécessitait aucune qualification particulière en droit, mais résultait d'un vote, puis d'une nomination. Dès lors, 

Supprimées en 1958, les justices de paix sont remplacées par les tribunaux d'instance et les médiateurs.

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Acte de notoriété

2 Novembre 2013 , Rédigé par srose

Il s'agit d'un acte qui vient suppléer à un acte antérieur détruit, absent ou introuvable (incendie, guerre ...).

Par exemple si une personne voulait se marier mais ne pouvait se procurer son acte de naissance, le juge de paix du lieu de sa naissance ou de son domicie délivrait un acte de notoriété  après avoir recueilli la déclaration faite par 7 témoins.

De façon générale, c'est un « document par lequel un officier public recueille des témoignages en vue d'établir une circonstance ou un fait matériel qu'un grand nombre de personnes ont pu constater, dont ils ont pu avoir connaissance ou qui leur ont semblé avérés. Il est souvent utilisé en matière de succession.

Les actes de notoriété sont à chercher dans la série U(archives judiciaires de 1800 à 1940) des AD.

 

 

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Déclaration d'absence

2 Novembre 2013 , Rédigé par srose

L'article 112 du code civil indique que l'absence est caractérisée quand une personne a cessé de paraître au lieu de son domicile ou de sa résidence sans que l'on ait eu de nouvelles.

Procédure :

  • déclaration de présomption d'absence par le juge
  • demande de déclaration d'absence 10 ans plus tard (ou à défaut de présomption effectuée, 20 ans après l'absence)
  • jugement déclaratif d'absence qui sera rendu au moins un an après la demande

Conséquences : les mêmes qu'en cas de décès

Si l'absent reparaît, le jugement déclaratif pourra être annulé avec effet rétroactif (mais le mariage restera dissous)

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Romuald Ludovic Legros - SOSA 48

2 Novembre 2013 , Rédigé par srose Publié dans #portrait

Feuillets matricules St Omer : n°2268 (p.183)

Selon ce document, j'ai découvert que mon arrière arrière grand père, Romuald, est né le 8 février 1857 à Fiennes dans le Pas de Calais.

Il mesurait 1.56m ; ses yeux, ses cheveux et ses sourcils étaient bruns; son front ordinaire; son nez et sa bouches moyens; son menton rond et son visage ovale.Mention d'une claudication à droite. Il sait lire mais pas écrire (degré d'instruction numéroté 1).

Il était domestique en 1877.

Sur l'acte de naissance de son fils Ludovic (né en 1886), il est teinturier.

Sur l'acte de mariage (1878), il est encore domestique.

Romuald est le fils de Jean Louis LEGROS (manouvrier) et de Louise Adeline BARBIER (ménagère) tous deux domiciliés à Fiennes en 1878.

Il épouse à Landrethun le 30 juillet 1878 Lucie Emilie Marie LABARRE (née le 7 janvier 1858 à Landrethun le Nord) en présence de :

- Victor BRUNET , 24 ans, manouvrier, beau frère de Lucie

- Benoit MARTEL, 26 ans, domestique, beau frère de Lucie

- Jean Baptiste BEGUE, 35 ans , journalier, beau frère de Lucie

 

J'ai consulté les recensements de Landrethun sur une période allant de 1856 à 1891. La famille de Lucie est indiquée pour la première fois en 1866 avec mention

- de son père Antoine LABARRE et de sa mère Virginie FASQUEL

- de leur fils François, 18 ans, carrier

- de leur fille Amélia, 15 ans

- de leur fille Hermance, 11 ans

- et de Lucie, leur fille de 8 ans

 

En 1872, la composition de la famille change :

- Antoine , manouvrier, 62 ans

- Virginie, son épouse

- Lucie , 14 ans

- Henri BEGUE, 8 ans, né à Landrethun

Manifestement, François et Amélia sont partis. Mais quid de Hermance qui aurait en 1872 17 ans.

Amélia, de son nom complet Marie Elise Amélia Emilie est née le 04/01/1851 à Landrethun et est morte le 1er octobre 1888 après avoir accouché, à l'âge de 37 ans, de son 9ème enfant mort le 27 septembre 1888 à 7 jours. Elle a épousé Louis Marie Victor BRUNET, cantonnier au chemin de fer et témoin au mariage de Lucie en 1878.

Hermance, quant à elle a épousé Benoit MARTEL, cantonnier et témoin au mariage de Lucie.

En revanche Henri est manifestement apparenté à Jean Baptiste BEGUE (qui sera en 1878 beau frere de Lucie) et qui a 29 ans en 1872.

 

en 1876, on sait qu'ils vivent au Hameau de Canderousse. Antoine est mort entre 1872 et 1876.

Ne reste plus au foyer que :

- Eugénie (Virginie)

- et Hermance LABARRE, 2 ans; sa petite fille (mais l'enfant de qui? J'ai trouvé sur les AD62 une Lucie Hermance MARTEL mais née en 1895 !)

Qu'est devenu Henri qui n'a que 12 ans et Lucie qui à cette époque n'est pas encore mariée? En fait je retrouve Lucie dans une famille de Landrethun, à Moyecques, chez les LAVOINI  (une famille de propriétaire cultivateur) en tant que domestique (elle a 18 ans).

 

en 1881, ils vivent au 31 hameau de Canderousse à Landrethun. On retrouve Henri, 18 nas, tailleur de pierre (il est précisé ici qu'il est le petits fils de Virginie) au côté de Virginie, ménagère, 61 ans.

 

en 1886, Virginie, 66 ans, journalière se retrouve seule avec Marie DROUETTE, 48 ans, domestique agricole.

 

en 1891, la famille vit au 19 hameau de Canderousse cette fois ci. La composition de la famille est intéressante :

- Virginie Eugénie, 70 ans, chef de ménage

- Henri BEGUE, neveu de Lucie, 28 ans, tailleur de pierre

- Lucie LABARRE, 32 ans, ménagère, est revenue vivre chez sa mère sans son mari Romual mais avec ses enfants :

  • Lucie LEGROS, 11 ans
  • Berthe LEGROS, 7 ans
  • Ludovic LEGROS, ? ans (né en 1886)
  • Auguste LEGROS, 2 ans (je ne retrouve pas son matricule en 1909; il a donc dû mourir avant ses 20 ans) - je ne trouve pas son acte de naissance sur Landrethun sous le nom de LEGROS mais je l'ai retrouvé sous le nom de LABARRE - il est dit enfant naturel
  • Henri LEGROS, 4 ou 14 jours

Lucie aura un dernier enfant en 1897, Lucie Léonie Octavie, née le 24 janvier 1897 : sur l'acte de naissance il est précisé que la profession et le domicile de Romuald est inconnu. Il semblerait que Romuald se soit volatilisé en 1896 ou tt début 1897. Par contre aucune trace à Landrethun le nord d'une naissance entre 1891 et 1897 ce qui me laisse perplexe sur la paternité de Romuald pour Lucie. et même pour Henri dans la mesure où ce n'est pas lui qui déclare l'enfant

  

Romuald n'y est pas

 

Il sera déclaré absent par le juge de paix du canton nord ouest de Calais par acte de notoriété établi le 22 août 1900).

  

Je n'ai pas de recensements jusqu'en 1911.

 

Au recensement de 1911, je retrouve :

- Lucie LEGROS LABARRE, chef de ménage

- Ludovic LEGROS

- Auguste LEGROS LABARRE, né à Landrethun le 24/02/1889

- Henri LEGROS, né à Landrethun le 7/4/1891

 

  

 

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2 Novembre 2013 , Rédigé par srose

 

 

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