Témoignage - hiver 1740
l'année 1740 vue par le curé de Courcelles-lès-Lens :
"L'an 1740, il commenca a geler les premiers jours de janvier d'une maniere fore commune après cependant une gele de 12 jours assez apre dans le mois de novembre 1739. La susdite gele a toujours continué en augmentas jusqu'au huit dusdit janvier, mais le 9, 10, et 11, il fit une gele très forts avec un vent nord est très violent qui coupait les hommes en deux, il y a même eu plusieurs personnes qui mourrent en chemin. Ces trois jours, entre autre le postillon de lille à douay a été trouvé mort auprès de wattignies et je puis moy même témoignage puisque faisant le chemin d'arras, j'y ay manqué de perdre la vie. Les jours suivants n'ont plus esté si violents mais la gele a toujours continué jusqu'au 9 mars et sans faire une seule fois de la neige ce qui a fait mourire tous les scorions et presque tous les bleds avec une grande cherete des vivres tant pour les hommes que pour les bestes car le neuf may qui est le jour ou je marque ces choses on ne voyait non plus d'apparence de grain, ni d'herbe que l'on voyait huit jours après le degele cet an.[...]
Depuis le mois d'octobre 1739, jusqu'à présent, le vent est toujours au nord sans nous jamay donner une seule journée de doux temps ce qui cause que toute les plantes sont attardé, car les cerisiers et les pruniers ne seront point en fleur qui jusqu'au moins le 20 de may. Le termonette a descendu pendant le plus froid au vingt troisième degré, que l'on prétend n'avoir point gelé plus fort au mois de janvier 1709, mais je crois que cette présente gele n'a point encore cette force car alors les noyers ont ete en gele mais cette année point quoyque on ai perdu en provence tous les oliviers, orangers, datiers et toutes les plantes délicates et il est à remarquer que ce qui a fait tant de tort c'est qui n'a pas fait de neiges.[...] mais j'ajoute de plus que la saison a toujours été si froide que les pauvres hirondelles estant de retour ont presque toute mouru et on a désespéré d'en revoir encore. Les grains ont été très chers tous cette année et le seons encore selon toutes les apparences jusqu'aux nouveaux de l'année prochaine 1741.
[...]
> les bleds vallent encore aujourd'hui 9 7bre 1740 vingt florins la rasière, les orges pour ensemencer la terre ont été vendu à lille jusquà 8 patacons, 10 et 12 patacons, les pamelles 5 écus, 6 écus et plus, [...]
La suette
La suette est une ancienne maladie infectieuse épidémique caractérisée par une fièvre importante, une transpiration profuse et une mortalité élevée.
Il existe deux types de suette
- la suette anglaise qui a sévi en Angleterre au XV et XVIème siècle
- la suette miliaire ou suette des Picards ou suette de Picardie qui survint en France vers 1700 jusque 1906.
D'après un article de La Voix Du Nord paru le 20 novembre 2010, avec la suette, « 50 à 80 % des habitants des villages sont décédés entre septembre et octobre 1710 ! » Prenons par exemple le cas de Mingoval, où l'on comptait 157 âmes en 1698. En cette funeste année 1710, 138 morts sont comptabilisés. À Izel, « pour l'instant, grâce à trois documents que l'on est en train de recouper, on en est à 230 morts ».
Alors que la population était de 274 habitants en 1698.
Un passionné d'histoire, Hubert Heintz, a fait des recherches sur le secteur de Savy et alentours (dans le Pas de Calais) et tente d'expliquer le pourquoi du comment de la suette. Une maladie qui est une sorte de fièvre hémorragique « très brutale. En cinq ou six heures, on peut en mourir... »
Hubert Heintz a consulté des rapports médicaux de l'époque, à la bibliothèque de Saint-Omer. « Des documents très poignants. On se rend compte que la suette pouvait tuer une maison entière. Le père, la mère, les enfants, et enfin le bébé, qui n'avait plus personne pour s'occuper de lui. » Une maladie qui touche « d'abord les gens riches et bien portants, qui vivent au chaud.
C'est pour ça qu'on pense que la suette peut être véhiculée par les puces, qui aiment la chaleur. » Si cette épidémie a touché la population, elle a également touché les centaines de milliers de soldats qui étaient postés dans le secteur.
L'affaire date du début du siècle. En 1700, Charles II, roi d'Espagne, décède. Par voie testamentaire, il lègue le royaume à Philippe, duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV.
Mais les autres nations européennes font fi du testament. Anglais, Autrichiens et Hollandais s'unissent contre la France et l'Espagne. Du côté des Anglais, le « patron » est Marlbrough, qui s'installe en juillet 1710 au château de Villers-Brûlin. Chez les Français, le chef de file est le duc de Villars.
Sources : La Voix du Nord
"Énigmatique et meurtrière suette " de Hubert Heintz
Le choléra
Se transmet par voie digestive, qu’il s’agisse de l’eau, des aliments souillés par les déjections des malades ou par simple contact
Vomissements ou diarrhées aqueuses, abondantes et indolores, qui entraînent une déshydratation rapide du malade. La température tombe à 35/36°. Le malade a un aspect cyanosé.
En 1832 le choléra arrive pour la première fois en France causant 100 000 décès essentiellement en région parisienne et dans le nord du pays.
Le choléra arrive réellement à Paris le 26 mars 1832 même si dans les jours précédents des cas douteux ont été signalés. Ce jour là, quatre personnes furent frappées tout à coup presque simultanément et moururent en peu d’heures, dans la rue Mazarine, dans les quartiers de la Cité, de l’Hôtel-de-Ville et de l’Arsenal.
Dès le 31 mars, il y avait déjà à Paris 300 malades, et sur les 48 quartiers de la ville, 35 étaient envahis. Le troisième arrondissement était seul épargné. Du 31 mars au 1er avril, l’épidémie se répandit dans toute la capitale.
En avril toute la ville est contaminée : de 100 décès le 2 avril, on atteint les 7 000 morts 12 jours plus tard.
Un élève chirurgien au Val-de-Grâce déclara en avril qu’elle s’attaque aux vaches et aux dindons ; certains journaux de province parlent même du choléra des poules et des chats !
Les Parisiens qui le peuvent fuient la capitale, emportant avec eux sans le savoir le mal en province. À ceux qui restent, la capitale offre des rues désertes. Plus d’échoppes. On cesse, pendant quelques jours, de payer péage au pont des Arts. Il n’y a de mouvement que sur le Pont-Neuf, où des brancards chargés de morts ou de mourants se dirigent vers l’Hôtel-Dieu. Ailleurs, de rares passants, souvent de deuil vêtus, se hâtent, le mouchoir sur la bouche.
Les seuls mouvements de foule se déroulent devant les pharmacies : le camphre monte de 5 à 24 francs. Le bruit se répand que les riches ont accaparé tous les médicaments ; et parfois la foule proteste, devant les officines, contre le renchérissement des produits.
Les corbillards manquent ; Le ministre de la Guerre est sollicité : il prête des fourgons du dépôt d’artillerie qui font le service dans la rue du Cherche-Midi mais ces véhicules font tant de tapage et de bruit que l'on abandonne cette idée.
Les cercueils manquent; on empile les cadavres dans des sacs.
L’épidémie atteignit son maximum au 9 avril, jour où il y eut 814 décès. Le 14 du même mois, le fléau était arrivé à un tel degré qu’on comptait 12 à 13 000 malades et 7 000 morts.
L’épidémie resta stationnaire durant six jours environ. À dater de ce moment le mal commença à décroître ; les décès tombèrent de 756 à 651 ; le 30 avril, ils étaient à 114 ; et du 17 mai au 17 juin on n’en comptait plus que 15 à 20 par jour.
Cependant vers la fin de ce dernier mois, le troisième de l’épidémie, et au commencement de juillet, une recrudescence très grave se manifeste. Le 9 juillet, 710 personnes succombent ; le 18, la mortalité est remontée à 225. Cette recrudescence dura peu ; et dès le 28 juillet il n’y avait plus que 25 à 30 morts chaque jour.
La France recensera en 1832, 229 554 cas de choléra et 94 666 morts dont 18 402 à Paris dont 12 733 pour le seul mois d’avril (parmi eux : Casimir Perier, président du conseil des ministres).
En 1833, l'épidémie de Choléra à Lille provoque 18% du total des décès de l'année
En 1834, le choléra revient et touche davantage le midi
En 1848, 3ème épidémie de choléra : elle tuera plus de 140 000 personnes
En 1866, nouvelle épidémie de choléra qui est bien connue grâce à l'annuaire statistique du Département, publié en 1867. L’épisode est assez court mais ses ravages sont importants:
- Le premier cas est signalé le 6 février 1866 dans l'arrondissement de Dunkerque,
- le dernier est consigné le 22 novembre de la même année dans la région de Cambrai.
- La maladie touche 150 communes sur les 660 que compte alors le département, surtout dans les communes ouvrières: Lille, Roubaix, Valenciennes, Dunkerque, Armentières, Halluin... mais «curieusement» épargne l’arrondissement d’Avesnes-sur-Helpe.
Pour les rédacteurs de l’Annuaire, il semble que la catégorie socioprofessionnelle des malades concernés soit une cause majeure dans la propagation de cette épidémie.
2,9 % de la population totale du département est réellement touchée, 1,4 % décède. Ces chiffres peuvent sembler assez peu, mais le plus inquiétant est la mortalité liée à la maladie: 49,9% des malades, tous âges et sexes confondus.
Le Progrès du Nord du 8 décembre 1866 n’hésite pas à qualifier le choléra de «maladie épidémique du pauvre». Ce n’est là qu’un constat dressé après les épidémies de 1832, 1849, 1854, 1859... durant lesquelles les populations ouvrières, notamment du textile à Lille, furent les plus durement atteintes.
A Lille, on déplore en effet un habitat humide, froid, misérable, des rues étroites et malpropres, un manque d’hygiène extrême. Les canaux de la ville comme les rues recueillent les déjections. Certains déplorent l’habitude qu’ont les hommes d’uriner dans les fossés à la sortie des estaminets, les femmes celle de se soulager dans les ruisseaux, d’incriminer les déjections qui stagnent entre les interstices du pavage
La plupart des ouvriers s’entassent littéralement dans une ou deux pièces, rarement plus.
L’Annuaire Statistique de 1867 précise ainsi : «En examinant aussi les conditions sociales des personnes atteintes par l’épidémie, on constate que c’est la classe ouvrière qui a été presqu’exclusivement frappée pour ainsi dire partout. La raison de ce fait paraît facile à déduire; n’est-ce pas en effet la classe ouvrière qui par ses labeurs, sa nourriture peu substantielle, l'exiguïté de ses logements et, il faut le dire, ses habitudes d’intempérance, se trouve dans la situation hygiénique la plus défavorable? A Valenciennes, cependant, toutes les classes de la société ont dû payer leur tribut au fléau.» (in Annuaire Statistique, page 380)
En 1884, Marseille sera touché par la 5ème attaque de choléra; plus de 1700 Marseillais en mourront.
http://histoiresdunord.blogspot.fr/2006/03/1866-une-pidmie-de-cholra-dans-le-nord.htmlfv
http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article3185
Les écrouelles
C'est une forme de tuberculose qui se caractérise par des fistules apparentes au niveau des ganglions lymphatiques du cou.
Les rois de France auraient eu le pouvoir de guérir les écrouelles. Ce pouvoir viendrait du St Chrême dont ils sont oint lors du sacre; il ne semble pas que ce pouvoir ait existé avant St Louis.
Saint Marcoul aurait eu ce pouvoir également
Sources : http://www.histoireaisne.fr/memoires_numerises/chapitres/tome_11/Tome_011_page_093.pdf
La tuberculose
Connue depuis l'Antiquité Grecque, Hippocrate lui donna le nom de phtisie (du grec φθιέιω, sécher ou état de dépérissement).
En effet, le principal symptôme de cette maladie pulmonaire d'évolution lente était alors un état d'épuisement progressif de l'organisme ou consomption, évoluant jusqu'à la mort. Hippocrate croyait que les mauvaises humeurs fabriquées par le cerveau, « le flegme salé », se concentraient dans le poumon, d'où elles ne pouvaient sortir provoquant des ulcérations pulmonaires.
On ne parle pas beaucoup de la tuberculose durant le Moyen Age finalement car le fléau principal de l'époque reste la peste. On parlera plus en revanche d'une autre forme clinique de la tuberculose : l'adénite cervicale fistulisée ou scrofule ou écrouelles, maladie chronique, d'évolution le plus souvent bénigne, quelquefois guérissant spontanément. Il ne faut pas oublier que le roi acquérait lors de son sacre, le pouvoir « thaumaturge », c'est à dire le pouvoir de guérir les écrouelles, par imposition des mains, « le toucher », en prononçant la phrase rituelle : « le roi te touche, Dieu te guérit ».
En 1683, par lettre patente du roi Louis XIV, s'ouvrait à Reims, l'hôpital des Incurables de Saint- Marcoul pour traiter « le mal des écrouelles ».
Ce n'est qu'à la fin du XVIIIème siècle que l'on se rend compte de l'impact de la phtisie sur la population. Et ce d'autant plus qu'elle est liée au développement de l'industrialisation. Elle touche particulièrement les classes populaires.
Rozière de la Chassagne, en 1770, en fit une description en trois stades avec toux quinteuse, fatigabilité à l'effort, amaigrissement, puis fièvre et sueurs nocturnes, expectorations qui deviennent purulentes, enfin amaigrissement qui frise la cachexie : « le malade ressemble à un squelette », crachats de pus fétides, « fétidités qu'ils détestent eux-mêmes ».
« L'étrange maladie ! » s'exclamait Dickens, « son évolution est lente et solennelle, son issue si incertaine ! Jour après jour, parcelle après parcelle ce qui est mortel disparaît, l'âme devient toujours plus légère et plus libre, à mesure que le fardeau terrestre s'amenuise. »
La tuberculose est très meurtières sous sa forme pulmonaire (80% des cas de tuberculose au XIXè siècle) mais elle effraie moins que le choléra car peu spectaculaire; Elle cause tout de même 20% des décès au début du XIXè.
En 100 ans elle aurait tué neuf millions de personnes (dont l'Aiglon, Chopin ....)
Sources :
http://www.federation-quartiers-pessac.com/pessac/hopitaux/tuberculose.htm
Votre Généalogie n°9
La syphilis
La syphilis ou mal de Naples, mal français, mal des Anglais, grosse ou grande vérole, ... est une infection sexuellement transmissible, contagieuse, due à la bactérie tréponème pâle.
Elle est diagnostiquée par les médecins depuis le XVè ou le XVIème siècle.
Les manifestations de cette maladie étaient si redoutées que durant le règne de Charles VIII (1470-1498) on jetait les malades dans la Seine.
Le chevalier allemand Ulrich Von Hütten (1488-1523), atteint de cette maladie, décrit en 1518, avec précision les maux et ulcérations qu'il subit :
"D'abord mon pied gauche, auquel la maladie s'était accrochée pendant plus de huit annnées, est devenu inutile et au milieu de mon tibia, où les dernières chairs recouvraient la lame, se trouvaient enflammées, les ulcères nécrotiques de la chair gonflée, causant une grande douleur. Quand l'un guérissait d'autres éclataient (...). Au dessus de ces derniers il y avait un gonflement aussi dur que l'os et à l'intérieur une douleur immense ininterrompue (...). Puis vers le haut ma hanche et mon genou étaient devenues raides et la cuisse était devenue extrêmement émaciée et la chair réduite à néant (...) la peau semblait couvrit l'os. (...) j'ai eu une souillure très douloureuse et purulente juste derrière la couronne (...) le contact le plus léger sur ma tête était ressenti comme si mon crâne avait été percé ..."
Longtemps le remède (bien incertain) fut le mercure; cette médication fut à l'origine d'une plaisanterie : "passer une nuit avec Vénus et le reste de la vie avec mercure".
Balzac a décrit les manifestations de la Syphilis chez Véronique dans Le curé de village en 1832 : "Cette figure également colorée par une teinte où le brun et le rouge étaient harmonieusement fondus, resta frappées de mille fossettes qui grossissent la peau dont la pulpe blanche avait été profondément travaillé : le front ne put échapper aux ravages du fléau , il devint brun et demeura comme martelé (...). Ces déchirures du tissu, creuses et capricieuses, altérèrent la pureté du profil, la finesse de la coupe du visage, celle du nez (...). La maladie ne respecta que ce qu'elle ne pouvait atteindre, les yeux et les dents."
La découverte récente en Angleterre de squelettes datant d'une période allant de 1200 à 1400 et atteints de syphilis invalide la théorie selon laquelle les conquistadores auraient ramenés cette maladie du Nouveau Monde.
François 1er serait mort de la syphilis à 53 ans après 9 ans de souffrances.
Longvilliers
Au début du XIIème siècle, Mathilde comtesse de Boulogne, femme d'Etienne de Blois, roi d'Angleterre fonda le monastère de longviliers, abbaye de moines cisterciens à Niembourg sur la paroisse d'Halinghem. Quelques années après 1135 il fut transporté dans un établissement plus vaste au sud du village de Longvilliers sur les bords de la Dordonne.
Arnoul de Cayeu sire de Longvilliers a fait une donation importante à l'abbaye (Confirmée par Lambert évêque de Thérouanne en 1196).
La seigneurie de Longvilliers en Pas de Calais constituait une des 4 châtellenies du Boulonnais. Le seigneur de Longvilliers était le châtelain de Longvilliers parce que son fief avait titre de châtellenie comme Tingry, Fiennes, et Belle. Il n'était pas châtelain dans le sens de commandant , gardien ou gouverneur de château comme pouvait l'être le châtelain d'Hardelot.
Vers la fin du XIIème siècle, la seigneurie de Longvilliers est une pièce maîtresse du riche comté de Boulogne dont les limites sont :
- au sud la Canche et le ruisseau du Bras de Bronne qui le sépare du comté de Montreuil et du Ponthieu
- à l'est une ligne arbitraire le sépare de l'Artois; son tracé passe à l'est des villages de Humbert et de St Michel, aau nord ouest des bois de Créquy, à l'est de Verchocq, de senlecque remontant vers le nord est près de Coulomby obliquant à l'ouest puis se relevant vers le nord jusqu'à Hermelinghen; elle longe le comté de Guînes et atteint la petite rivière du Nieulet.
Il faut ajouter par une suite d'alliances et d'acquisitions Pétresse et Calais situés au delà du Nieulet, la terre de Merch (Marck) pour laquelle l'hommage était dû au comte de Flandre, et la terre de Lens avec ses dépendances sans oublier les droits et possessions anglaises depuis la conquête normande.
Longvilliers était une sentinelle avancée du Haut Boulonnais et Fiennes un avant poste près du comté de Guînes. Venaient ensuite les 12 baronnies qui avaient une moindre importance d'un point de vue stratégique.
A partir du 13ème siècle le seigneur de Longvilliers est souvent qualifié de miles, miles dominus ou de milites ce qui dénote son appartenance à la chevalerie.
Arnoul III de Cayeu réunira la baronnie d'Engoudsent et la seigneurie de Marquise à son territoire.
L’abbaye de Longvilliers fut complètement détruite pendant la révolution, il n’en reste plus que de rares débris avec l’emplacement de l’église, qui, dit la tradition, était très vaste et très belle, avec une tour renfermant 7 cloches. Aujourd’hui cet emplacement est couvert de ronces et de broussailles ; une partie des débris orne les églises de Bréxent, Longvilliers & Maresville. Cet emplacement se trouve à droite de la route, entre Maresville et Tateville. Le moulin du monastère subsiste encore, ainsi que son vaste mur d’enceinte, qui s’étend en longueur depuis Maresville jusqu’à Longvilliers.
Le château au 19ème
Aujourd'hui
source : La châtellenie de Longvilliers du 12è au 14ème siècle - Michel Champagne
Isogamie/endogamie/exogamie
ISOGAMIE = Lors d'un mariage, choix d'un conjoint de même niveau social
ENDOGAMIE = mariage entre deux personnes originaires du même lieu
EXOGAMIE : union entre deux individus originaires de lieux différents
Paul Labat GASTON
Paul est né le 23 mai 1877 à Oust (09)
Ses parents sont Bertrand Labat, brassier, né à Seix le 23 février 1844 et mort e 29 août 1914 et Catherine CABAUP décédée le 26 juillet 1905
Je n'ai pas trace de son matricule pour l'année 1897
Il est cultivateur
Il a épousé Caroline DUFFAUT
Ils ont eu
- Joséphine née le 10 octobre 1903 à Frouzins et décédée le 13 décembre 1991 à Toulouse; elle se mariera avec Alexandre Bernard SAMEZAN
- un enfant mort né le 24 novembre 1906 à Frouzins
- Antonin Bertrand né le 27 février 1909 à Frouzins, et qui épousera Renée Mouise ROUMIEU le 14 avril 1928 à Toulouse
- et Maria, née à Frouzins elle aussi le 12 novembre 1911; elle mourra le 2 juillet 1997 à Fronton
Il appartient au 7ème bataillon du Génie
Il meurt le 22 juin 1917 à Moronvilliers (51) dans la Marne au lieu dit le Bois sacré des suites de ses blessures
Il avait 40 ans
Il a deux frères François Labat et Pierre; les deux feront la guerre et s'en sortiront.
François est né à Oust le 26 mai 1873 et s'est marié à Marguerite PONS (27/11/1871 eaunes - 1/6/1904 frouzins), la tante de Denis Paul PONS, mort à la guerre. François a été condamné le 18/7/1907 par le tribunal correctionnel de toulouse à un mois de prison pour coups et blessures volontaires et réciproques ; 133ème RI T en 14, 19ème régiment des dragons le 10/2/1918; réside à Nice en janvier 1919 et à Bazus en février 1919
Son beau frère, le frère de sa femme, Jean PONS né le 13 août 1880 à Muret a fait la guerre aussi. il est cultivateur à Frouzins et a épousé le 9 janvier 1906 à Frouzins Claire COMMINGE née à Seysses le 13/9/1880; 10ème régiment de dragon en 1904, cavalier 1ère classe; passe au 23ème RA en 1917.
Pierre est né le 18 août 1880 à Frouzins et a épousé Anne DESPLAX le 30 novembre 1906. passe au 143ème RI en 1914; le 5/11/1914, évacué à l'intérieur suite à blessure à Ypres blessure par shrapnell dans la région cervicale, impotence bras droit ;en 1916 passe dans les services auxiliaires suite à parésie légère membre supérieur droit suite de blessure du cou par balle, débris de métal non extrait; il est dégagé de toutes obligations militaires suite à invalidité liée à un rhumatisme vertébral en 1932
Pierre CAPELLE
Il est difficile d'affirmer avec certitude de l'identité de ce P. CAPELLE; il semblerait que ce soit Pierre, né le 20 novembre 1881 à Rieux car c'est le seul parmi d'autres CAPELLE P. qui ait un lien avec Frouzins
Pour information, j'avais un CAPELLE Pierre né en 1875 à Toulouse, un autre né à Clermont en 1885 mais aucune mention de Frouzins sur leur registre matricule; cela ne veut rien dire mais je n'ai pas non plus trouvé de mariage les concernant dans les registres d'état civil de la commune
En 1901 il réside à Fontenilles
Ses parents sont Paul, cultivateur quartier de la Barraque à Fontenilles né vers 1861 et Jeanne CASSAGNE née vers 1861
Pierre est cultivateur
Il est châtain, yeux gris mesure 1m49 et sait lire, écrire et compter
Il habite Plaisance en 1908 chez M REGAN, Saint Simon en 1910
En 1911 il est maître valet à Seysses chez M BAUDUC
Le 24 novembre 1912 on le retrouve journalier à Frouzins, voilà pourquoi pour l'instant je pense que c'est notre homme
Il est rappelé le 12 août 1914, soldat de 1ère classe, a priori 59ème RI puis 96ème RI
Il meurt à Toul à l'Hôpital Gama - Faubourg Saint-Évre (54)
Il avait 33 ans
Il est inhumé à Choloy Ménillot (54) dans la nécropole nationale, tombe 402
Il est fait mention de son nom sur le monument aux morts de Rieux
MORT POUR LA FRANCE
Photos de l'hôpital Gamma à Toul
MAJ 10/2018
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